je trouve que le texte Le CRsonier est discutable sur bien des points
Cete histoire de la volonté des auteurs.. Qu'en sait-il exactement ? On est dans le phantasme là..
Je serais bien en peine de deviner quelle est la "volonté" de hugues aufray et de tous les autres artistes (à part ceux avec qui j'en ai discuté personnellement, et encore, on n'est pas toujours clair avec soi-même)
par contre, il y a des choix qui impliquent certaines conséquences :
par exemple, signer un contrat avec une société d'auteurs ou un label commercial ou choisir les licences de libre diffusion etc.. il y a une pluralité de choix qui ne sont d'ailleurs pas forcément exclusifs les uns des autres
Mais chacun de ces choix expriment en quelque sorte une "vonlonté" (au sujet de laquelle on peut éventuellement faire le sourd : c'est-à-dire on peut signer un contrat commercial et continuer à s'imaginer qu'on est un bienfaiteur désintéressé de l'humanité : j'en connais)
Il n'est pas toujours facile d'assumer ses choix
Quand hugues aufray payent l'amende demandée à l'école en question, c'est une fumisterie
je m'étonne que Le Crosnier habituellement si subtil puisse en déduire que les artistes en général expriment une volonté qui irait CONTRE les logiques industrielles
il confond la volonté subjective (indéterminable à mon avis, à moins de demander directement aux artistes) et la responsabilité sociale.
Comme le disait Rousseau, la
volonté générale n'est pas la
volonté de tous (lire le contrat social, II 3)
Par contre je suis tout à fait d'accord avec ceci :
Mais s'il s'agit d'avoir les avantages du marché concurrentiel
(la culture est nécessairement un marché, le risque d'une
"culture d'état" est trop grand...) et les avantages du statut
public, c'est une autre histoire.
Le problème que pose un organisme comme la sacem c'est son statut à la fois privé et protégé malgré tout en tant que société publique, privilégiée par l'Etat (au sens où elle n'a pas de concurrent)
C'est la raison pour laquelle je suis pour la mise en concurrence de société de gestion des droits d'auteur : le Conseil de l'Europe, d'inspiration libérale, fait pression pour cette mise en concurrence et je trouverais ça normal.
La France comme à l'habitude, n'applique que la partie la plus désavantageuse pour les personnes du libéralisme (le, massacre du droit du travail sans compensation), et jamais les aspects les plus libérateurs
ça m'énerve
Il faut couper ce lien des (de la) sociétés de gestion des droits d'auteur avec l'Etat
C'est un archaïsme qui contribue à produire ce genre d'idiotie (taxer le chant des enfants)
S'il existait une pluralité de société de gestion de droits d'auteurs, il y afort à parier que la plupart des artistes trouveraient chaussures à leur pied. Il y aurait des différences dans l'offre, les sociétés seraient en concurrence et seraient obligées pour survivre de respecter la volonté des auteurs. Et là : on verra bien, on verra bine quelles seront ces volontés, si les auteurs en général sont si généreux que le croit Le Crosnier