Re: Questionnaire sur la musique libre
Publié : 30 avr. 2007, 19:27
Un petit commentaire:(imbitable et avec des mots "a la mode" comme d'hab...désolé).
Dans le mot "musique libre" ou lld comme vous voulez, chacun y mets ce qu'il veut.
En deux ans d'investissement "bénévole" plus ou moins régulier, j'ai constaté trois grandes familles non exhaustives de créateurs:
Ceux qui considèrent la musique libre comme un "tremplin" vers l'industrie, dans le sens où ils font tout pour utiliser les réseaux sociaux constitués en et hors du net pour atteindre une notoriété suffisante leur permettant de se faire remarquer par gros label ou autre.
Nous connaissons quelques d'exemples de groupes/artistes qui ont abandoné le libre dès signature avec un label /prod issu du monde industriel, mais ceci reste anegdotique.
Leur démarche est directement liée a une volonté de rémunération et au chantage qui s'en suit de la part du donneur d'ordre.
(il me semble que c'est l'écrasante majorité des artistes/groupes de ce mouvement culturel.)
Ceux qui considèrent la musique libre et internet comme un media permettant de diffuser/disséminer leurs créations sans souhaiter une contrepartie (peu importe les motivations conduisant à ce point de vue, elles sont toutes bien entendu respectables).
La rémunération n'est pas une préocupation, même considérée par certains comme inutile.
ce groupe est relativement important, mais bien moindre que le premier.
Ceux qui souhaitent que l'on puisse développer un système alternatif et autonome face aux circuits traditionnels, permettant à terme pour les plus talentueux/chanceux, qui rencontre un plublic, ect, de trouver peut être une voie de rémunération.
Cela n'empêchant en rien la diversité culturelle et l'accès pour tous à cette diversité.
C'est le groupe des quelques "abrutis",comme moi.
Donc à partir de là comment peut-on généraliser/théoriser/asséner des vérités sur le libre, que cela soit dans les forums ou dans des rapports très officiels?
Sachant que tout ceci se confronte naturellement aux plublics qui sont aussi divers que variés et donc qui n'ont pas forcément la même compréhension/vision de ce que peut être le libre.
Alors, on peut disserter sur les modèles économiques, faire du profilage markéting, analyser l'apétance, sonder les publics, sonder les artistes...
Il en résulte qu'à ce jour, seuls les négociants en "temps de cerveau disponible" sont plébiscités par les publics qui s'en accomodent fort bien et les autres (les experts en web.zéro,les économistes patentés, les grands communiquants) comme un modèle
économique viable que cela soit autour du libre ou non.
On peut lire aussi dans des publications de gens "sérieux" que la culture doit être gratuite parce qu'elle sert désormais de support à d'autres valorisations (comme la pub par exemple) et tout le monde trouve ça super hype et trop top (puisque, par exemple,les sites utilsant ce système sont les plus importants en matière de fréquentation, couverture médiatique, valorisation financière, ecoute bienveillante des institutions..)
La cocréation, les réseaux "sociaux", web.zéro, autant de termes qui cachent un autre volonté, celle de rentabiliser ce "contenu" culurel gratuitement pour les opérateurs, c'est une mane inespérée, imaginez un peu, vendre quelque chose qui ne vous coûte rien, avec l'accord de tous, y compris des créateurs qui acceptent le "deal" contre un peu de visibilité, tout en faisant croire au public que c'est du "gratuit'.
Ce n'est plus de la viabilité, c'est un miracle économique!
Pour ce qui me concerne, l'accès à la culture doit être universel et gratuit et ne doit aucun cas servir de support à négoce publicitaire.
Si il y a négoce à un moment, même au travers d'une structure intermédiaire, c'est entre le public et les créateurs, et ce sont les créateurs qui doivent être rémunérés en priorité.
Dans les deux cas la gratuité est mise au centre de la réflexion, mais pas pour les mêmes objectifs finaux.
Je pourrais me répendre aussi sur l'achat "citoyen" mais ce n'est pas le propos.
Ceci tend d'ailleurs à montrer dans une certaine mesure et toutes proportions gardées, les limites possibles de la gestion individuelle des droits d'auteurs, notamment dans l'amalgame des contenus négociés (copyright,sacem,libre) sans différentiation.
On peut en effet ignorer tout ça, on peu aussi tenter des solutions alternatives comme nous essayons de le faire actuellement, mais si la grande majorité des artistes/groupes et publics eux-mêmes s'en tapent, comment construire sur du lont terme?
Et le taux d'implication "désinteressé" des artistes/groupes/publics dans les différentes initiatives bien qu'ayant progressé,reste encore extrêmement faible, ce n'est en aucun cas une critique, mais un simple constat.
Cela prouve simplement que le chemin est encore long avant que les cultures libres soient portées à la connaissance du plus grand nombre.
On touche ici à des aspects sociétaux qui sont bien plus vastes que la simple sphère économique ou artistique ou que notre microcosme du libre et qui relèvent plutot du comportement de chacun.
Tant que l'on opposera amateurs et professionels, que l'on considèrera le libre comme un catalogue gratuit négociable ave des operateurs pub ou bien un tas de musiciens du dimanche, ou de doux rêveurs, je ne vois pas comment les choses pourront évoluer de manière positive.
Tant que l'on acceptera comme absolue et immuable, comme "règle du jeux" gravée dans le marbre, l'idée qu'il faille se "faire connaitre par tout les moyens" afin d'espérer trouver une signature chez les "pros" et enfin se sortir de la modeste condition de créateur "amateur" du libre du net, rien ne pourra évoluer puisque rien ne différencie le libre du reste in finé.
Les modèles économiques sont extrèmement volatiles, puisque l'economie est liée à l'activité humaine, donc en mouvement permanent.
Ce qui était "viable" hier ne l'est plus aujourd'hui et réciproquement, ce qui permet d'ailleurs pour les abrutis comme moi de conserver un espoir dans le développement de systèmes alternatifs dont la finalité est de réconcilier les pro-rémunération et les autres dans le respect de tous.
C'est une question de point de vue historique, on ne peux pas ramener l'histoire culturelle de l'humanité à 60 ans de société de consommation, c'est un peu court, et pourtant c'est bien ce qui se passe.
Ramener de même l'activité artistique/créatrice au simple fait économique est une absurdité, mais qui fait bien son chemin en tant qu'idée incontestable et fondatrice de notre rapport à l'art...
L'activité créatrice est tout sauf un "métier" (au sens actuel du terme) et l'enrichissement tant pour le créateur que le public touché par ces oeuvres est tout intérieur.
Maintenant pour une infime minorité au regard du nombre total de créateurs, cela s'accompagne de rémunérations, mais on ne peut sérieusement en faire une généralité et certainement pas une finalité dans le processus de création.
Malheureusement, les projecteurs sont braqués sur l'infime minorité rémunérée , ce qui fausse complètement la perception globale que l'on devrait avoir de la réalité du champ culturel et ceci n'est pas spécifique au libre.
Bonne zike à tous
Dans le mot "musique libre" ou lld comme vous voulez, chacun y mets ce qu'il veut.
En deux ans d'investissement "bénévole" plus ou moins régulier, j'ai constaté trois grandes familles non exhaustives de créateurs:
Ceux qui considèrent la musique libre comme un "tremplin" vers l'industrie, dans le sens où ils font tout pour utiliser les réseaux sociaux constitués en et hors du net pour atteindre une notoriété suffisante leur permettant de se faire remarquer par gros label ou autre.
Nous connaissons quelques d'exemples de groupes/artistes qui ont abandoné le libre dès signature avec un label /prod issu du monde industriel, mais ceci reste anegdotique.
Leur démarche est directement liée a une volonté de rémunération et au chantage qui s'en suit de la part du donneur d'ordre.
(il me semble que c'est l'écrasante majorité des artistes/groupes de ce mouvement culturel.)
Ceux qui considèrent la musique libre et internet comme un media permettant de diffuser/disséminer leurs créations sans souhaiter une contrepartie (peu importe les motivations conduisant à ce point de vue, elles sont toutes bien entendu respectables).
La rémunération n'est pas une préocupation, même considérée par certains comme inutile.
ce groupe est relativement important, mais bien moindre que le premier.
Ceux qui souhaitent que l'on puisse développer un système alternatif et autonome face aux circuits traditionnels, permettant à terme pour les plus talentueux/chanceux, qui rencontre un plublic, ect, de trouver peut être une voie de rémunération.
Cela n'empêchant en rien la diversité culturelle et l'accès pour tous à cette diversité.
C'est le groupe des quelques "abrutis",comme moi.
Donc à partir de là comment peut-on généraliser/théoriser/asséner des vérités sur le libre, que cela soit dans les forums ou dans des rapports très officiels?
Sachant que tout ceci se confronte naturellement aux plublics qui sont aussi divers que variés et donc qui n'ont pas forcément la même compréhension/vision de ce que peut être le libre.
Alors, on peut disserter sur les modèles économiques, faire du profilage markéting, analyser l'apétance, sonder les publics, sonder les artistes...
Il en résulte qu'à ce jour, seuls les négociants en "temps de cerveau disponible" sont plébiscités par les publics qui s'en accomodent fort bien et les autres (les experts en web.zéro,les économistes patentés, les grands communiquants) comme un modèle
économique viable que cela soit autour du libre ou non.
On peut lire aussi dans des publications de gens "sérieux" que la culture doit être gratuite parce qu'elle sert désormais de support à d'autres valorisations (comme la pub par exemple) et tout le monde trouve ça super hype et trop top (puisque, par exemple,les sites utilsant ce système sont les plus importants en matière de fréquentation, couverture médiatique, valorisation financière, ecoute bienveillante des institutions..)
La cocréation, les réseaux "sociaux", web.zéro, autant de termes qui cachent un autre volonté, celle de rentabiliser ce "contenu" culurel gratuitement pour les opérateurs, c'est une mane inespérée, imaginez un peu, vendre quelque chose qui ne vous coûte rien, avec l'accord de tous, y compris des créateurs qui acceptent le "deal" contre un peu de visibilité, tout en faisant croire au public que c'est du "gratuit'.
Ce n'est plus de la viabilité, c'est un miracle économique!
Pour ce qui me concerne, l'accès à la culture doit être universel et gratuit et ne doit aucun cas servir de support à négoce publicitaire.
Si il y a négoce à un moment, même au travers d'une structure intermédiaire, c'est entre le public et les créateurs, et ce sont les créateurs qui doivent être rémunérés en priorité.
Dans les deux cas la gratuité est mise au centre de la réflexion, mais pas pour les mêmes objectifs finaux.
Je pourrais me répendre aussi sur l'achat "citoyen" mais ce n'est pas le propos.
Ceci tend d'ailleurs à montrer dans une certaine mesure et toutes proportions gardées, les limites possibles de la gestion individuelle des droits d'auteurs, notamment dans l'amalgame des contenus négociés (copyright,sacem,libre) sans différentiation.
On peut en effet ignorer tout ça, on peu aussi tenter des solutions alternatives comme nous essayons de le faire actuellement, mais si la grande majorité des artistes/groupes et publics eux-mêmes s'en tapent, comment construire sur du lont terme?
Et le taux d'implication "désinteressé" des artistes/groupes/publics dans les différentes initiatives bien qu'ayant progressé,reste encore extrêmement faible, ce n'est en aucun cas une critique, mais un simple constat.
Cela prouve simplement que le chemin est encore long avant que les cultures libres soient portées à la connaissance du plus grand nombre.
On touche ici à des aspects sociétaux qui sont bien plus vastes que la simple sphère économique ou artistique ou que notre microcosme du libre et qui relèvent plutot du comportement de chacun.
Tant que l'on opposera amateurs et professionels, que l'on considèrera le libre comme un catalogue gratuit négociable ave des operateurs pub ou bien un tas de musiciens du dimanche, ou de doux rêveurs, je ne vois pas comment les choses pourront évoluer de manière positive.
Tant que l'on acceptera comme absolue et immuable, comme "règle du jeux" gravée dans le marbre, l'idée qu'il faille se "faire connaitre par tout les moyens" afin d'espérer trouver une signature chez les "pros" et enfin se sortir de la modeste condition de créateur "amateur" du libre du net, rien ne pourra évoluer puisque rien ne différencie le libre du reste in finé.
Les modèles économiques sont extrèmement volatiles, puisque l'economie est liée à l'activité humaine, donc en mouvement permanent.
Ce qui était "viable" hier ne l'est plus aujourd'hui et réciproquement, ce qui permet d'ailleurs pour les abrutis comme moi de conserver un espoir dans le développement de systèmes alternatifs dont la finalité est de réconcilier les pro-rémunération et les autres dans le respect de tous.
C'est une question de point de vue historique, on ne peux pas ramener l'histoire culturelle de l'humanité à 60 ans de société de consommation, c'est un peu court, et pourtant c'est bien ce qui se passe.
Ramener de même l'activité artistique/créatrice au simple fait économique est une absurdité, mais qui fait bien son chemin en tant qu'idée incontestable et fondatrice de notre rapport à l'art...
L'activité créatrice est tout sauf un "métier" (au sens actuel du terme) et l'enrichissement tant pour le créateur que le public touché par ces oeuvres est tout intérieur.
Maintenant pour une infime minorité au regard du nombre total de créateurs, cela s'accompagne de rémunérations, mais on ne peut sérieusement en faire une généralité et certainement pas une finalité dans le processus de création.
Malheureusement, les projecteurs sont braqués sur l'infime minorité rémunérée , ce qui fausse complètement la perception globale que l'on devrait avoir de la réalité du champ culturel et ceci n'est pas spécifique au libre.
Bonne zike à tous
