je n'ai personnellement jamais bien compris comment on pouvait mettre en parallèle l'art et l'informatique. car je vois les chsoes comme ça : le logiciel est utilitaire par essence. il doit servir à quelque chose dans un but donné. il est donc normal et évident d'améliorer, d'optimiser le logiciel pour le rendre meilleur... que ce soit de manière propriétaire ou ouverte. l'art n'a par essence rien d'utilitaire (sinon peut-être celui de nous aider à regarder le monde, comme disait je sais plus qui).
l'art se situe aux antipodes de l'outil perfectible dont on se sert pour un certain résultat. et en tant qu'expression de la personnalité etc. s'il y a clause BY, alors il y a donc forcément "clause" ND. Et divulguer l'oeuvre, c'est affirmer et confirmer que l'oeuvre est achevée et forme une totalité nécessaire et suffisante... Après, on peut avoir une démarche artistique VOLONTAIREMENT ouverte... ou collaborative... ou collective... etc etc... comme on peut aussi avoir une approche strictement utilitaire de l'art (cette musique doit faire danser... cette musique doit plaire au plus grand nombre....)...
par ailleurs, concernant la 'dénaturation'... une oeuvre en ND, en entier ou une partie de ce tout, peut très bien m'inspirer une toute autre direction de sens ou d'émotion, à mettre dans un tout autre contexte, le mien... mais là, je ne fais pas une MODIFICATION de l'oeuvre de l'autre auteur. Par contre cette oeuvre devient comme un tremplin qui me permet de faire ma propre oeuvre, c'est-à-dire AUTRE CHOSE. une autre oeuvre. (l'amélioration d'un soft donnera une nouvelle version de ce soft. en art on aura deux oeuvres différentes parce qu'issues de sensibilités différentes. d'identités différentes.)
à cet égard, une hypothétique clause NI (interdiction de s'inspirer de) serait là, du coup, vraiment fermée... et ridicule ! mais cette distinction sémantique me conduit à penser que le terme "modification" (traduire "no derivation" par "pas de modif") n'est peut-être pas, finalement, bienvenu... en tout cas, pour toutes ces raisons, le contact avec les auteurs est fondamental, dana a plus que raison là-dessus. et effectivement, savoir pourquoi on choisit telle ou telle licence est importante. il reste que le droit d'auteur (dont j'approuve les spécificités, par rapport au copyright par exemple (le droit d'auteur défend l'auteur, le copyright défend le producteur).) est là et les CC ont été adaptés au droit d'auteur. dana l'explique très bien dans un de ses grimoires vademecumiens disponibles sous pdf.
pour le NC, pour moi, c'est simple : ma musique peut être écoutée par quiconque sans que ces personnes aient à débourser un centime, principe de la dissémination, mais si quelqu'un veut se faire de l'argent avec ma musique, il doit me verse rune contrepartie pécuniaire. et ça n'a rien à voir avec l'art, c'est parce que ça, c'est dans la loi, c'est tout. qui dit cession de droits d'exploitation commerciale dit rémunération proportionnelle aux chiffres. que ce soit via une société de gestion collective (aux statuts abusifs ou non), ou en gestion individuelle.
et pour moi pour la musique ça sera toujours ça parce que c'est ma chasse gardée. c'est ma musique que je fais, tout du moins, j'en garde tout le contrôle etc. et je fais ce que je veux. ou lputôt, je voudrais faire ce que je veux (or ce n'est pas possible, on l'a vu), mais bon, c'est comme ça que je suis arrivé à connaitre les CC etc...
bon, alors que dans d'autres domaines, je gagne ou ai gagné de la thune (proportionnel ou au forfait, d'ailleurs). mais ce n'est pas des trucs à moi... avec toutes les contraintes et contorsions internes que ça peut supposer. je ne dis pas ça par rapport à l'égo ou autre (je m'en fous un peu, mon désir de reconnaissance ne passe pas par ça), mais plutôt parce que tu fais un truc, tu y mets tes tripes, pour les autres, et puis tu t'aperçois que de tout ce que tu as donné, il n'en est exploité qu'une partie, ou que c'est compris de travers. bon, c('est pas toujours le cas, heureusement d'ailleurs. mais je suis petit auteur et le revendique.
sinon pour réagir aux propos de wlad le grand sarthois fou (tiens, tu connais ludo et sylvie du mentat, non? et, d'ailleurs, je viendrai peut-être à la Grand'Mecque des Rurboeufs en juillet), j'ai l'impression que cette confiance dont tu parles, cette symbiose avec le public, telle que tu la décris, c'est en quelque sorte une forme implicite et vécue si je puis dire de NC ND... (j'ai cette impression parce que tu parles de 'confiance', autrement dit, la confiance pourrait être trahie!)...
de toute façon, le libre n'est pas libre. le libre est libre par rapport à lui-même. Mais on n'est pas libre. d'ailleurs on doit tous faire gaffe et on fait gaffe. moi, je pense par exemple à mes sessions after infinity. Je ne peux absolument pas inviter n'importe qui à participer ! ou alors si ! je peux ! mais auquel cas, certaines sessions, je ne pourrai pas les publier. c'est comme ça DANS L'ETAT ACTUEL DES CHOSES (c'est pour ça, je ne diffuse pas after infinity 2)... et puis je suis à la merci du premier qui devient membre d'une société de gestion, enfin d'un société de gestion qui se veut donc omnipotente et aveugle et à côté de la plaque. ce qui fait que (pour moi), s'il y a un combat pour la liberté de création, c'est plutôt là qu'il se situe.
Et aujourd'hui le véritable lieu de la liberté (dans le sens de non aliénation), c'est donc la licence GNOU. Qui est une subversion avant tout. mais j'ai l'impression qu'on est moins d'une poignée à prendre Meuh! au sérieux. Meuh! qui questionne pourtant le "BY", dont découle tout le reste... (dana, l'auteur n'est pas vraiment 'inconnu', il est surtout meultipl'un, non? un auteur seulement inconnu ou anonyme ne soulèverait pas les mêmes questionnements)
Qu'est-ce que le nom de l'auteur? qu'est-ce que l'expression de la personnalité d'une identité? QU'est-ce qu'une signature? qu'est-ce qu'une imposture? si je signe meuh une chanson. est-ce que je commets une imposture? si un quidam fait un gribouilli sur un coin de table et que picasso appose sa signature, le gribouilli prend-il de la valeur ? quelle valeur ? et si jean jacques goldman signe meuh une nouvelle musique et la met sur dogmazic?... et si tout le monde reconnaît que c'st bien une musique de jjg, mais que l'intéressé nie en être l'auteur (puisque c'est meuh! l'auteur, même si tout le monde sait que meuh!, c'est n'importe qui)?... etc...
enfin bon en attendant, meuh!, il s'est enterré tout seul au fond de son trou vu qu'on n'a pas de nouvelles, aucune oeuvre nouvelle, rien, que dalle. c'est triste....
à croire que les gavottes sont cuites...
ah oui, et par rapport à ce que tu disais aisyk par rapport à une charte, un pacte. non, je pensais à quelque chose de beaucoup plus large. je comprends la charte comme quelque chose qu'on respecte en interne. mais quoi, dès qu'un artiste du libre décide de lever sa clause nc, ça devient la jungle et c'est chacun sa merde?... dans le débat sur bnflower, j'ai visionné les pubs pour grandes marques... c'est pas des stagiaires qui ont fait ça. j'imagine mal les graphistes et autres créas bossant gratos. et sous prétexte que la musique est dite libre, les artiste du libre ne seront payé qu'en "visibilité" ? je suis surtout sur le cul de voir qu'il y a des musciiens qui ne voient pas de problème dans ce deal... bon alors, le coup du syndicat (comme il y a par exemple le sng, le syndicat national des graphistes), c'est prématuré, ça ne marchera que si on saitexactement ce qu'il y a à défendre, à revendiquer, à combattre etc. (pour l'instant, c'est quand même le bordel chacun y allant de sa chapelle)... mais pourquoi ne pas faire par exemple une grille tarifaire en plus des contrats types dont il a été question ailleurs sur le forum, histoire de faire avancer le schmilblick ?...
aah, pour une fois que le pc plante pas quand j'en mets une tartine... mais putain si je me relis, j'ai peur de me faire peur par cet indigeste verbiage logghoréique du samedi soir.
puisque c'est ça, je vais me coucher tiens. je me relirai demain !
