Re: LLD : un moyen de faire des économies : un sujet délicat
Publié : 02 oct. 2007, 15:11
PLATEFORMEdana a écrit :merci eisse pour ce témoignage précis.
L'idée d'une plate forme pour faciliter les relations programmeurs diffuseurs et artistes sous licence libre.. pourrais-tu nous en dire plus ?
comment tu imagines cela concrètement, dans quels cas ? les concerts, les diffusions ? etc.
Contexte : (petit essai personnel) http://dguillon2.free.fr/libreo/
D'abord, Il est sure un tel projet est ambitieux et doit se faire avec l'ensemble des composantes qui prône l'équité. C'est pour cela que l'idée d'un colloque "une fédération des acteurs du libre est elle nécessaire et envisageable?" est prévue au programme du festival de lyon en 2008.
Ensuite, de mon opinion, la gestion individuelle étant un pan à part entière du code de la propriété intellectuel comme l'est la gestion collective (sacem), cette plateforme doit co-composé avec l'existant.
Collectif ou individuel : laissons le choix toujours à l'artiste.
En quoi consisterait une telle plateforme ? rêvons un peu :
Elle serait d'abord une super archive puissante et gérée par la fédé.
- les artistes hébergeraient leurs titres dessus ; il aurait une unique interface pour annoncer leur actualité, déposer leurs album, signifier les licences. (plus simple pour lui); déclarer chacun des ayant droits (auteur compositeur arrangeur, interprete). Aussi dans le cas de NC, il pourrait préciser le cout qu'il accorderait pour une dérogation temporaire (licence d'explotation pour projet a but lucratif) ; toujours révisable ; au prix qu'il souhaite ; toujours dans un esprit d'équité.
Accord bilatéral :
- Tout site pourrait être lié a cette plateforme ; l'artiste cocherait juste les sites sur lesquels il souhaite apparaitre ou non.
- Chaque site, suivant leur esthétique, convictions et choix artistique, accepterait ou non d'intégrer les données de cet artiste.
- Chaque site, représentés dans la fédé, participerait aux coût de l'hébergement (mutualisation des moyens)
- Cette plateforme ne serait accessible qu'aux artistes, diffuseur, utilisateurs pro et/ou indépendants ; Pour le public rien ne changerait ; il se dirigerait comme aujourd'hui sur les sites qu'il aime. Elle n'aurait pas vocation à se faire connaitre mais serait juste un centre d'échange.
- Cette plateforme aurait :
des comptes artistes
des comptes utilisateurs
- Cette plateforme intégrerait :
*une édition automatique de tout contrat (moi vouloir toi -> print le contrat
*une notification bilatéral artiste-utilisateur
*une messagerie interne
*une notification aux SPRD
*une édition automatique de programme signifiant les titres, les ayant droit qui permettrait notamment de faire les déclarations auprès des SPRD (SACEM par exemple) quand cela est nécessaire (pressage par exemple)
*pour des utilisations commerciales nécessitant redevance du fait du souhait de l'artiste, la gestion de comptes avec transferts automatiques par trimestre pour faciliter transactions.( une sorte de super paypal)
Cet unique outil permettrait de satisfaire tout le monde.
- l'artiste n'est plus obligé d'aller sur 4 ou 5 sites pour mettre a jour ses contenus et actualités.
- chaque site est libéré des couts d'hébergement grandissant et mutualise les charges au seing du fédé collégiale.
- le pro à une unique interface crédible, dédié avec des gestions automatiques (éditions des contrats, cout associés,...)
Charges de la plateforme :
- Adhésion des sites et artistes à l'asso en fonction du quotient familiale ou CA par exemple...bref un truc équitable quoi..
- payement répartit entre sites pour l'hébergement
rien de plus
Un exemple :
Je suis éditeur audiovisuel à but lucratif
je sélectionne un programme d'oeuvres pour une diffusion puis un pressage
une notification est envoyée a chacun des artistes qui valide ou non.
le producteur reçoit son programme ; sur celui ci est spécifié les licences NC ou pas ; les redevances demandées par chacun des artistes
; le total reversé chaque trimestre et réparti automatiquement a chaque artiste. Il faudra instauré un minimum pour justifier des couts de transactions.
Il peut faire sa déclaration aupres de la SDRM-SACEM , tout etant automatique il sort en un clic 200 oeuvres par exemple avec tous les ayant droit ! fastoche non?
Autre exemple :
je suis un bar, je réalise mon programme ou sélectionne un programme déjà proposé par des sites. (après idem ci dessus)
....
Mais tout cela demande une certaine synergie.
Des solutions il y en a...mais c'est du boulot.
Ce mouvement est un peu jeune ; mais si l'on veut pas que des projets plus capitalistes prennent le truc...va falloir se sortir les doigts !!!
Il me semble aussi que vu l'envergure, cela nécessite une volonté des élus.. ils l'ont bien fait pour l'INA...
Didier dans ses rêves
alias eisse