On m'appelle ? 8)
Oui oui : celui qui commet l'erreur de coller une licence CC est le seul et unique responsable, maintenant, mettons nous à la place de l'utilisateur final qui se fait coincer... c'est à lui de prouver qu'il n'est pas en faute, parce que les intermédiaires chargés de fouiner (comme les agents SACEM) vont pas faire dans le détail, ils présentent la facturette d'abord et ensuite tu peux te retourner contre l'auteur indélicat, à ocndition de pouvoir le retrouver, car comme vient de le prouver Koko, c'est très facile d'avancer "masqué".
Et à l'occasion, je re-précise :
La licence ne protège pas l'oeuvre mais l'utilisateur final et si le contenu (la musique) contient des samples copyrightés la licence ne peut s'appliquer, le contrat est donc caduque et l'utilisateur final n'ayant plus cette couverture juridique par la faute de l'auteur certes, c'est bien d'abord sur lui que la foudre s'abat...Mais loin de moi l'idée de dédouaner l'auteur indélicat au contraire... bien au contaire. C'est pour cela que lorsqu'on utilise ces licences on sera bien avisé de tenir compte de cet état de fait.
Parce que si on en a "rien à cirer" alors on fait le choix de "pas de licence du tout" et rouler jeunesse !
Après je suis utlra favorable à la culture du sampling (rien ne se perd tout se transforme), mais pas les majors, ni la SACEM ou plutôt à leurs (très chères) conditions. Ils traquent ils chassent et quand ils plombent c'est le dernier maillon de la chaine qui prend en premier.
La règle d'or : le sample ne doit pas être reconnaissable.
Citation:
Les licences protègent l'utilisateur final A CONDITION que cette licence ne soit pas caduque ce qui est précisemment le cas ici.
Cette condition est écrite quelque part dans le texte des licences Yza ?
Oui
Extrait du contrat intégral d'une CC-by-nc-nd :
5. Garantie et exonération de responsabilité
1. En mettant l'Oeuvre à la disposition du public selon les termes de ce Contrat, l'Offrant déclare de bonne foi qu'à sa connaissance et dans les limites d'une enquête raisonnable :
1. L'Offrant a obtenu tous les droits sur l'Oeuvre nécessaires pour pouvoir autoriser l'exercice des droits accordés par le présent Contrat, et permettre la jouissance paisible et l'exercice licite de ces droits, ceci sans que l'Acceptant n'ait aucune obligation de verser de rémunération ou tout autre paiement ou droits, dans la limite des mécanismes de gestion collective obligatoire applicables décrits à l'article 4(e)*;
2. L'Oeuvre n'est constitutive ni d'une violation des droits de tiers, notamment du droit de la propriété littéraire et artistique, du droit des marques, du droit de l'information, du droit civil ou de tout autre droit, ni de diffamation, de violation de la vie privée ou de tout autre préjudice délictuel à l'égard de toute tierce partie.
* il s'agit de l'exception pour gestion collective concernant la partie nc de la licence applicable à une oeuvre "vierge" de tout bidule copyrighté.