fundisc a écrit :Il aurait été plus simple de démarrer comme d’autres labels, en restant bien assis sur des principes de fonctionnement courants dans le métier.
Cela n'aurait pas été plus simple, mais au contraire beaucoup plus difficile. Il aurait fallu que tu aies déjà une solide expérience "pro" du métier, avec les contacts qu'il faut et les capacités d'investissement nécessaires. Les mecs qui se lancent dans ce business sont d'ailleurs le plus souvent des gens qui ont déjà bossé pour les majors avant de se mettre à leur compte (avec éventuellement à la clef le partenariat de leur ancien maître), ou carrément des passionnés qui peuvent se le permettre parce qu'ils sont rentiers ou "fils de". C'est immoral et c'est injuste, mais c'est la réalité.
fundisc a écrit :Le problème est que nous ne sommes pas d’accord avec les pratiques courantes. Il suffit de chercher un peu pour découvrir ce que sont réellement les contrats d’édition musicale type, comme par exemple le « contrat type SACEM ».
Quel rapport entre un contrat de label et un contrat "de type SACEM" ? La SACEM n'est pas un label. Un artiste auto-produit peut très bien être à la SACEM et un artiste qui n'est pas à la SACEM peut très bien être lié à un label (ça, on en a même sur Dogmazic).
fundisc a écrit : Je suis le co-créateur du projet fundisc.
Jai été auteur et ait signé plusieurs contrats dans les années 80. J’ai encore ces contrats, bien rangés à la maison et je peux vous affirmer que ce que j’ai signé m’as privé de tous les droits sur mon œuvre à un tel point que la boite avec laquelle je travaillais en tant qu’indépendant a pris toutes les idées de ma création pour les faire réaliser sur un autre produit mis en avant à grand renfort de publicité pendant que le mien était mis en retrait.
Euh... De quel type de contrat parles-tu ? Comment as-tu pu être privé de tous tes "droits" sur ton oeuvre ? Si tes créations ont été pillées, la loi, et même la SACEM que pourtant tu sembles considérer comme épouvantable, auraient dû te permettre de faire respecter tes droits d'auteur. Je ne comprends pas.
Toi qui m'accusais d'être plein d'amertume juste parce que je ne tombe pas dans le panneau de ta petite arnaque, tu sembles en avoir pas mal, de l'amertume. Quant à moi, je n'ai rien de personnel à reprocher à la SACEM, et je n'en veux à aucun label de m'avoir spolié ou de ne pas m'avoir "signé". J'en veux au contraire à ceux qui utilisent cette plateforme ou le petit monde de la musique libre pour faire leur "buzz" et essayer d'exploiter les rêves de gloire naïfs des plus jeunes.
fundisc a écrit :
Tout d’abord, nous avons commencé par créé une structure qui peux fournir ce que les indépendants ont besoin : Graphiste, designer, albums en quantités réduites, t-shirt, flyers, briquets pour jeter à la foule au début des concerts etc…
Je ne vois pas bien qui pourrait avoir envie de jeter des briquets sur une foule dans des salles de concert qui sont toutes non-fumeur à présent, soit dit en passant. Mais bon.
Tout cela fait de ta "structure" un fournisseur de packaging promotionnel, si j'ai bien compris, voire un intermédiaire entre les fournisseurs et l'artiste, car je me doute que ce n'est pas toi qui fabriques les briquets ou les t-shirts, ni qui presses les CDs. Bon, mais ça, ce n'est pas être un "label". Il est donc mensonger de présenter ta boîte ainsi. Et j'ai du mal à croire que ce mensonge ne soit pas intentionnel : il y a là matière à appâter le jeune gogo (rappeur ou autre) qui rêve d'être "signé" sitôt qu'il a enregistré un son dans un micro.
Et leur faire croire qu'en se payant les services de ton faux label ils vont pouvoir vivre de leur musique, c'est totalement malhonnête.
fundisc a écrit :Notre vision est un système ou nul n’est rejeté, ou tout un chacun à sa chance.
Désolé de te l'apprendre, mais en ces temps de crise particulièrement, le gâteau est tout bonnement limité, et chacun n'a assurément pas sa chance. C'est injuste, mais ce n'est certainement pas toi, avec tes briquets et tes t-shirts, qui va réparer cette injustice.
fundisc a écrit :Nous estimons que continuer dans la voie traditionnelle ou un label se fait gentiment envoyer des démos, et même parfois des albums entiers pour finalement, tel le dieu de la justice, décider qui il va soutenir ou pas est injuste.
Fundisc ne choisis pas, il édite et fait ce qu’il peut pour vendre les albums, les et les produits dérivés qui en découlent. ( Cela fonctionne pour le groupe ou pas) mais c’est surtout à ceux qui écoutent et vont acheter ces albums de choisir.
Mensonge encore une fois. En ces temps de crise pour l'industrie musicale et de crise tout court, un vrai label et un vrai éditeur doivent déployer des stratégies marketing extrêmement poussées pour "vendre des albums". Tu affirmes que Fundisc "édite et fait ce qu'il peut pour vendre", mais que peut-il au juste, pour
n'importe qui ("Fundisc ne choisit pas"), alors que les vrais labels et les vrais éditeurs n'y parviennent que très difficilement avec des artistes qu'ils ont choisis (parce qu'ils sont prêts à miser sur eux ou parce que ce sont déjà de purs produits marketing) ? Oui, comment vas-tu t'y prendre pour vendre des albums ? Producteur, éditeur, sont des métiers qu'on peut critiquer mais qui demandent peut-être un peu plus qu'un site internet et des trouvailles comme "jeter des briquets sur le public".
fundisc a écrit :Prendre un pack, c’est déjà croire en soi. C’est se permettre d’avoir un support correct à proposer à ses auditeurs. C’est une démarche qui montre un désir de professionnalisme.
Waouh ! Le marketing, ça confine à la poésie, des fois.
Mais non, sérieux : croire en soi, c'est bosser la compo, les arrangements, le jeu... quel que soit le succès.
Prendre ton pack, c'est juste faire preuve d'une très coûteuse naïveté et croire qu'en refilant de la thune à un margoulin on va décrocher la timbale.
fundisc a écrit :Fundisc ne gagne rien sur les packs. Le contrat d’édition n’as rien avoir avec ces albums vendus dans les packs. Il ne concerne que les albums vendus par fundisc. Et ces albums, c’est fundisc qui les finances sans aucune participation du ou des auteurs.
Encore heureux !
Mais il y a encore un abus de langage :Fundisc "finance" quoi ? Le gravage de CDs et la mise en ligne ? Très bien. Mais pas les séances d'enregistrement, je suppose. Ou alors j'ai mal compris.
Il est donc vraiment malhonnête de se présenter comme label ou éditeur. Accepte sans amertume d'être un simple prestataire de services et tu te feras peut-être un nom (enfin conseil : trouve un autre nom que "Fundisc", quand-même : ça craint carrément).
fundisc a écrit :Les Albums et produits dérivés vendus dans les packs ne rapportent qu’aux musiciens qui les vendent. Le calcul est vite fait : ( Un album acheté 2 euros et vendu 14, cela fait 12 euros par album pour les musiciens).
Question : combien d'artistes présents sur Dogmazic ont déjà vendus des albums à 14 euros, et dans ce cas, en quelle quantité ?
Parce qu'on nage en plein rêve, là, je pense.
fundisc a écrit :Le contrat Liberté cherche à rompre avec des pratiques que nous estimons malhonnêtes. Celles qui consistent à prendre tous vos droits en exiger des droits voisins à chaque fois que vous gagnez un peu d’argent avec votre musique lors de concerts etc…
C'est en te faisant passer pour ce que tu n'es pas que tu veux rompre avec des pratiques malhonnêtes ? C'est mal barré.
Et quel rapport avec les "droits voisins" ?
fundisc a écrit :Vous ne devez rien à fundisc ; c’est fundisc qui vous doit tout lorsqu’il vends votre produit ou organise des manifestation pour vous produire. LE CONTRAT 60/40 ne concerne que ce qui est organisé ou vendu par fundisc.
Quelles manifestations, exactement ? Tu te prétends tourneur aussi, ou bien tu es en relation avec un tourneur pro ? Lequel ? Tu parles d'un festival... Sur quels critères seront organisées ces "manifestations" ? N'importe qui pourra jouer (puisque "Fundisc ne choisit pas") ? Il n'y aura aucun choix éditorial ? Ce sera scène ouverte ?
Tout cela n'est pas sérieux.