Après sur le terme de "contrat", je sais pas... mais y'a peut-être moyen de prendre le truc par ce bout là...
le fait d'interdire, à priori et pour tout le monde, donne du pouvoir à l'auteur. Le pouvoir de faire des contrats d'utilisation. Sans ce pouvoir, appuyé sur cette interdiction, ça n'aurait aucun sens de faire des contrats sur des utilisations qui ne seraient à priori pas interdites (bon là je commence à me répéter, mais ce point-là est vraiment important pour moi).
Après je dirais "en temps normal" les contrats sont établis entre l'auteur (ou son représentant) et une personne (ou une société) bien définie. Si on prend le droit d'écouter par exemple, ça veut dire que chaque contrat va stipuler que telle personne (ou société) a le droit de l'écouter (ou de le faire écouter). Mais ces personnes seulement. Ce qui en laisse beaucoup d'autres qui sont toujours soumises, elles, à cette interdiction. Alors on peut dire si tu veux qu'une licence libre est un contrat dans le sens où, comme dans un contrat, elle donne des autorisations. Mais pour l'autorisation d'écouter en tout cas, elle la donne à tout le monde. Et ça fait quand même une sacré différence. Parce que dans ce cas, pour le coup, y'a plus personne (au monde) qui ne soit encore soumis à cette interdiction, à priori, d'écouter.
Accorder des droits à une personne, ça laisse le pouvoir d'accorder ces mêmes droits à d'autres.
Accorder des droits à tout le monde, c'est renoncer à pouvoir accorder à nouveau ces droits-là.