Re: oeuvre libre ?
Publié : 11 nov. 2004, 22:16
D'autant qu'on voit mal en quoi l'informatique serait d'une quelconque aide pour poser la question de la liberté, qui est sansd doute plus uen question d'éthique personnelle ou de philosophie appliquée qu'une question technique...
Ma musique est "libre" au sens où je la distribue gratuitement et en en permettant la copie et le remix sans avoir pourtant la moindre envie d'y accoller quelque licence que ce soit : en effet, ayant discuté longuement avec les partisants de la LAL du sens qu'ils mettaient dans leur action, j'en ai conclu qu'il n'y avait là aucune trace de réelle liberté intellectuelle. Il y avait en revanche des analogies entre "libre" et "gratuit", ou entre "données" et "création" que je ne pouvais accepter. il y avait également des oppositions implicites et simplistes entre "individu et collectif", "anarchie et institutions", "règles et liberté", etc. Mais une pensée rigoureuse ne peut se satisfaire de telles analogies et de telles oppositions. Il y avait enfin, sur cette liste, une absence d'écoute et d'argumentation de la part - je suis au regret de le dire -, des informaticiens qui refusaient toujours de prendre en considération l'avis des musiciens, à tel point que ces derniers ont fini par quitter presque tous la liste, laissant les ifnormaticiens à leur tristes dogmes.
Plus généralement je récuse le droit au droit de légiférer sur le contenu et le sens de ma musique : j'ai donc éliminé toute référence au copyleft dans mon site web. Je récuse également à l'informatique le droit de s'imiscer dans la ou les significations que je produis en faisant de la musique, significations qui ne concernent que mon rapport avec mes auditeurs.
Pour le moment, j'en suis là, et c'est fou comme ça libère de ne même plus se poser la question "LAL ou CC ?"...
+A+
Ma musique est "libre" au sens où je la distribue gratuitement et en en permettant la copie et le remix sans avoir pourtant la moindre envie d'y accoller quelque licence que ce soit : en effet, ayant discuté longuement avec les partisants de la LAL du sens qu'ils mettaient dans leur action, j'en ai conclu qu'il n'y avait là aucune trace de réelle liberté intellectuelle. Il y avait en revanche des analogies entre "libre" et "gratuit", ou entre "données" et "création" que je ne pouvais accepter. il y avait également des oppositions implicites et simplistes entre "individu et collectif", "anarchie et institutions", "règles et liberté", etc. Mais une pensée rigoureuse ne peut se satisfaire de telles analogies et de telles oppositions. Il y avait enfin, sur cette liste, une absence d'écoute et d'argumentation de la part - je suis au regret de le dire -, des informaticiens qui refusaient toujours de prendre en considération l'avis des musiciens, à tel point que ces derniers ont fini par quitter presque tous la liste, laissant les ifnormaticiens à leur tristes dogmes.
Plus généralement je récuse le droit au droit de légiférer sur le contenu et le sens de ma musique : j'ai donc éliminé toute référence au copyleft dans mon site web. Je récuse également à l'informatique le droit de s'imiscer dans la ou les significations que je produis en faisant de la musique, significations qui ne concernent que mon rapport avec mes auditeurs.
Pour le moment, j'en suis là, et c'est fou comme ça libère de ne même plus se poser la question "LAL ou CC ?"...
+A+