Al_z a écrit :
Je ne vois vraiment ce que ça a de « gros ». Tu le dis toi-même c’est sa fonction de répéter l’info, c’est donc clairement sa fonction de matraquer l’info. Je ne dis pas qu’il s’agit de publicité (encore qu’on puisse y discerner parfois de la propagande progouvernementale) mais simplement cela prend les mêmes formes (répétition) que la publicité. Donc le matraquage n’est pas suffisant pour distinguer publicité et info. Je ne met pas tout dans le même sac, je n’ai jamais prétendu ça. Il y a des journalistes honnêtes partout. Mais il faut admettre qu’il y a une sorte de conformisme, les rédactions passent leurs temps à regarder ce que disent les confrères et les instituts de sondages. Si on comptait le nombre d’hebdos qui ont fait leurs couvertures sur NS depuis 6 ans, je t’assure que cela relève plus du matraquage qu’autre chose.
C'est gros parce que c'est comme si je parlais de matraquage publicitaire en parlant des professeurs qui répètent les mêmes choses à longueur de temps à leurs élèves. La pédagogie c'est la répétition disait l'autre, ce n'est pas la caractéristique essentielle de la publicité ni même ce qui peut différencier un message informatif d'une publicité.
Quand je mentionne les formes d'une information,
Entre le reportage, le flash d'infos il n'y a pas que des différences de matraquage mais surtout de forme dans les discours, les points de vue évoqués. Et la part de ces différentes formes est très importante à prendre en compte.
Les rédactions sont des donneurs d'ordres aux sondages, ce sont eux qui les commandent en leur demandant un objectif précis, montrer que X% soutiennent X... c'est le principal grief qu'on peut faire aux sondages, les commanditaires sont ceux qui devraient avoir un point de vue désintéressé. Parfois c'est une lutte entre deux instituts de sondages pour avoir tel part de marché dans ce domaine car les journaux dépensent beaucoup et régulièrement (la différence entre un sondage politique et un sondage pour un industriel qui veut tester son "marché" avant de lancer un produit).
Quand à la querelle du dictionnaire, mon édition est de 2006.

Enfin ceci n'est qu'un détail qui n'a pas d'importance par rapport au débat. L'utilisation "faire de la publicité à" dans le sens rendre public est beaucoup moins utilisée aujourd'hui que la fonction commerciale et psychologique de la publicité. Les mots changent et leurs définitions se modifient avec le temps en fonction des usages. Si on prends les mots "colonisation", "colonie" sur les dictionnaires de l'année 60 et leurs définitions dans ceux de 65, on aurai droit au même type de modifications. De même selon les pays et leur histoire...
Ce qui compte surtout c'est l'utilisation faite des mots dans les contextes précis et particuliers de leur champ d'application, pas une définition qui serait gravée dans le marbre pour l'éternité (que ce soit en 2003 ou en 2006

).