Re: ZIKPOT : ATTENTION !
Publié : 16 août 2008, 22:26
Peut-être mais pour ma part je n’ai pas du tout fait ce rapprochement avec les professeurs, ça ressemble un peu à un procès d’intention de ta part. J’en suis resté à la comparaison entre pub et info c’est tout.Aisyk a écrit :C'est gros parce que c'est comme si je parlais de matraquage publicitaire en parlant des professeurs qui répètent les mêmes choses à longueur de temps à leurs élèves. La pédagogie c'est la répétition disait l'autre, ce n'est pas la caractéristique essentielle de la publicité ni même ce qui peut différencier un message informatif d'une publicité.
Quand je mentionne les formes d'une information,
Entre le reportage, le flash d'infos il n'y a pas que des différences de matraquage mais surtout de forme dans les discours, les points de vue évoqués. Et la part de ces différentes formes est très importante à prendre en compte.
Les rédactions sont des donneurs d'ordres aux sondages, ce sont eux qui les commandent en leur demandant un objectif précis, montrer que X% soutiennent X... c'est le principal grief qu'on peut faire aux sondages, les commanditaires sont ceux qui devraient avoir un point de vue désintéressé. Parfois c'est une lutte entre deux instituts de sondages pour avoir tel part de marché dans ce domaine car les journaux dépensent beaucoup et régulièrement (la différence entre un sondage politique et un sondage pour un industriel qui veut tester son "marché" avant de lancer un produit).
Quand à la querelle du dictionnaire, mon édition est de 2006.
Enfin ceci n'est qu'un détail qui n'a pas d'importance par rapport au débat. L'utilisation "faire de la publicité à" dans le sens rendre public est beaucoup moins utilisée aujourd'hui que la fonction commerciale et psychologique de la publicité. Les mots changent et leurs définitions se modifient avec le temps en fonction des usages. Si on prends les mots "colonisation", "colonie" sur les dictionnaires de l'année 60 et leurs définitions dans ceux de 65, on aurai droit au même type de modifications. De même selon les pays et leur histoire...
Ce qui compte surtout c'est l'utilisation faite des mots dans les contextes précis et particuliers de leur champ d'application, pas une définition qui serait gravée dans le marbre pour l'éternité (que ce soit en 2003 ou en 2006).
Un bon prof sait bien que le rabâchage est inefficace tant que ce qu’il enseigne n’est pas compris sur le fond. Or c’est justement en exprimant une chose selon différents points de vue et sous différentes formes que l’on a les meilleures chances de la faire comprendre. Très franchement, je ne crois pas qu’on puisse parler de pédagogie à propos par exemple de France info. Sauf à penser que ce média (et d’autres) nous prennent pour des enfants. Or ce média s’adresse avant tout à des adultes. Bon mais j’ai pris France info comme exemple faut pas non plus se focaliser dessus, j’aurai pu prendre LCI, CNN ou... Fox news par exemple. C’est pas ça qui manque les média matraques.
D’ailleurs, c’est justement une des caractéristiques des pouvoirs dominants (et la plupart des média ont un immense pouvoir) que d’insister sur le mot « pédagogie ». Je me souviens à l’époque des manifs contre le CPE, le gouvernement n’avait de cesse de répéter que le peuple qui défilait en masse n’avait pas bien compris la leçon et que le pouvoir n’avait pas suffisamment fait œuvre de « pédagogie » sur la grandiose mesure qu’il voulait imposer. Un peu comme si d’une façon abominablement paternaliste le régime était le maître et le peuple les élèves… Les média n’avait pas suffisamment expliquer le truc. Même chose à propos du référendum sur l’Europe - alors que la plupart des média étaient manifestement pour. Il ne faut pas s’étonner que les gens ne sentent plus concernés et n’ait pas envie de participer ou de militer : on leur dit sans arrêt que tout est complexe et que des experts armés de tout leur arsenal de pédagogues s’en chargent. Être pédagogue s’est faire grandir et donner la maturité nécessaire à une personne, c’est entre autre lui donner le sens critique par rapport aux informations dont on le bombarde chaque jour aujourd’hui. Ce n’est pas lui marteler un apprentissage (même si la répétition est sans conteste une méthode efficace pour mémoriser quelque chose).
Aussi sur le sens des mots et leur façon de varier avec le temps c’est assez évident que c’est la deuxième acception du mot publicité qui est la plus courante. Pourtant, la première signification que ce soit en 2003 ou 2006
édite : j'ai merdé dans les quotes.