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Re: la culture aux états unis

Publié : 21 févr. 2009, 00:40
par dana
@al_z
On voit bien ici ce qui motive la décision publique. Le but est moins de forger une culture officielle pour un despote éclairé - ce dernier adjectif ne convenant guère à Sarko d’ailleurs - mais de servir l’économie. Et ça c’est profondément libéral.
???????????? moi pas comprendre cette phrase (à part le fait que le despotisme de sarko ne risque pas de rester dans l'histoire comme un despotisme "éclairé" effectivement)
pas au sens où j'entend le mot libéral en tous cas
(dans le cadre d'une version purement économique" du libéralisme, peut-être, mais pas dans la version qui fait que je me dis foncièrement libéral - je radote là)
bref

pour le reste,
je ne pense pas un instant que la culture aux états unis, hé bien ce soit la panacée*
tout à fait d'accord avec toi sur ce point (même si je me tape un peu de jouer une culture contre l'autre etc.. et par exemple dans la réussite disons mondiale du cinéma hollywoodien, y'a pas qu'une affaire d'argent à mon avis mais bon)

mais ça me parait intéressant de faire jouer des modèles malgré tout différents (nortamment l'implication individuelle dans les financement culturels, le mécénat etc), question de remettre en perspective des choses qui semblent tellement évidentes de ce côté ci de l'atlantique, que par exemple ce soit à l'état de financer la création etc
je vois l'absence totale de réaction qu'ont suscité les déclarations "despotiques" au sujet de la culture du Président dans les médias français, et chez les intellectuels (sans parler des artistes) et cela m'accable
mais bon
j'ai quand même l'impression que ma petite croisade n'intéresse pas grand monde, à commencer par les principaux intéressés, c'est-à-dire les artistes :) on attend la subvention ou le succès marchand et on se fout bien des considérations politiques d'un dana :) (en même temps, pourquoi militeraient-ils, ces artistes, pour que l'état les laisse tomber hein ? on se demande des fois.. je dois être stupide)

Re: la culture aux états unis

Publié : 22 févr. 2009, 15:57
par suppr13931
moi pas comprendre cette phrase (à part le fait que le despotisme de sarko ne risque pas de rester dans l'histoire comme un despotisme "éclairé" effectivement) pas au sens où j'entend le mot libéral en tous cas (dans le cadre d'une version purement économique" du libéralisme, peut-être, mais pas dans la version qui fait que je me dis foncièrement libéral - je radote là)
On est pas d’accord sur le libéralisme, il me semble qu’on en a déjà discuté ailleurs sur ce forum. Pour moi, la version purement politique du libéralisme, c’est-à-dire celle du Droit ne peut pas être dissociée aujourd’hui de sa version purement économique, c’est-à-dire le Marché. Sauf dans le cas de la conquête de droits sociaux qui sont la résultante du mouvement ouvrier et qui aujourd’hui se réduisent à peau de chagrin, le Droit dans le système libéral tend à favoriser le Marché par sa soi-disant neutralité. C’est-à-dire, pour revenir à la citation initiale de Carter, que le Droit ne dit jamais ce qui est bon mais valide simplement un rapport de force dans l’opinion à un moment donné. En d’autres termes, sauf si le rapport de force est fortement en défaveur des forces du Marché, le libéralisme politique ne gêne en rien le libéralisme économique et même au contraire il le favorise et lui est soumis. Donc lorsque Sarko présente son nouveau truc sur la création, il reste certes dans une tradition de dirigisme culturel français mais en même temps, il évoque l’économie. Car Sarko ou pas, les politicards aujourd’hui ne sont que de simples comptables, de simples gestionnaires. Le libéralisme politique permet la conquête de droits humains absolument primordiaux mais la sacralisation des Droits de l’Homme aujourd’hui conduit à l’immobilisme. Ils sont une condition nécessaire mais pas suffisante. Je veux dire par là que toute possibilité d’émancipation ne peut se limiter aux Droits de l’Homme. Elle doit nécessairement aussi s’attaquer au Marché et dépasser une simple vision individualiste du droit pour s’étendre à une dimension collective. Pour ça le libéralisme politique ne me semble pas être une solution.
Tout à fait d'accord avec toi sur ce point (même si je me tape un peu de jouer une culture contre l'autre etc.. et par exemple dans la réussite disons mondiale du cinéma hollywoodien, y'a pas qu'une affaire d'argent à mon avis mais bon)
mais ça me parait intéressant de faire jouer des modèles malgré tout différents (nortamment l'implication individuelle dans les financement culturels, le mécénat etc), question de remettre en perspective des choses qui semblent tellement évidentes de ce côté ci de l'atlantique, que par exemple ce soit à l'état de financer la création etc
Je ne joue pas une culture (dans son contenu) contre une autre. On parle bien de modèles de financement, on est d’accord.
J’ai quand même l'impression que ma petite croisade n'intéresse pas grand monde, à commencer par les principaux intéressés, c'est-à-dire les artistes Sourire on attend la subvention ou le succès marchand et on se fout bien des considérations politiques d'un dana Sourire (en même temps, pourquoi militeraient-ils, ces artistes, pour que l'état les laisse tomber hein ? on se demande des fois.. je dois être stupide)
Ben, en ce qui me concerne, j’ai réagi à ta croisade :-). D’autres l’ont fait sur ce fil. Pour ma part, je suis musicien à mes heures même si en ce moment mes activités sont un peu en sommeil. Il ne me viendrait pas à l’idée de demander des subsides de l’État pour créer des morceaux de musique. J’imagine que c’est le cas de pas mal de monde ici.