Aprés mon savoureux döner kebab, je suis allé me divertir à ma Fnac, voir tous ces gens s'y prendre au dernier moment pour acheter à leur reum, un cadeau pour sa fête. Bof, comme ce n'était finalement pas amusant, je suis allé du côté des écrans et autres trucs qui clignotent pour voir la suite d'Iron man, Batman et les Fantastic Four version muette sous-titrée. Oui, oui,les trois en même temps. Je vous rassure, je ne suis pas surdoué, juste un fin connaisseur des comics que je lis depuis mon plus jeune âge aidé d'un manque d'originalité des scénarios hollywoodien. Et là, je tombe sur Home. Pas le répertoire Unix : /home/ton_nom, non, le film de Yan machin Bertrand, l'écologiste ami des puissants qui est obligé d'utiliser un hélicoptère pour faire la moindre prise de vue. Mais là n'est pas le sujet, on s'en fout de Home. Non, ce qui a attiré mon attention, c'est l'arrivée du messie en Normandie. Il a foulé le sol français. Descendu d'un hélicoptère, lui aussi, et vénéré comme un dieu couleur ébène cachant de sa stature et de son charisme le nano président, notre guide suprème !
Bref, tout ça m'a amené d'une pensée à l'autre à faire un rapprochement entre la façon dont on éléve le bétail, dont on fait travailler les salariés et les études d'un philosophe utilitariste du 18ème siècle appelé Jeremy Bentham.
Le Panoptique, ça vous dit quelque chose ?
Voici comment la chose est introduite par l'auteur :
La morale réformée, la santé préservée, l'industrie revigorée, l'instruction diffusée, les charges publiques allégées, l'économie fortifiée - le Nœud Gordien des lois sur les pauvres non pas tranché, mais dénoué - tout cela par une simple idée architecturale.
— Jeremy Bentham, Le Panoptique, 1780. (L'ouvrage, de 56 pages, est traduit de l'anglais et imprimé par ordre de l'Assemblée législative en 1791[1].)
Voici à quoi ressemble une architecture panoptique :
Voici la définition que j'ai trouvé dans Wikipédia :
Le panoptique est un type d'architecture carcérale imaginée par le philosophe utilitariste Jeremy Bentham à la fin du XVIIIe siècle. L'objectif de la structure panoptique est de permettre à un individu, logé dans une tour centrale, d'observer tous les prisonniers, enfermés dans des cellules individuelles autour de la tour, sans que ceux-ci ne puissent savoir s'ils sont observés. Ce dispositif devait ainsi créer un « sentiment d'omniscience invisible » chez les détenus. Le philosophe et historien Michel Foucault a particulièrement attiré l'attention dessus dans Surveiller et punir (1975) en en faisant le modèle abstrait d'une société disciplinaire, inaugurant une longue série d'études sur le dispositif panoptique.
Voici ce qu'est l'Open Space : Une organisation de travail basée sur l'architecture elle aussi, et sur une insécurité, une impossibilité d'intimité causée par l'omniscience invisible. Pas seulement le risque d'être observé par des yeux humains, mais aussi par l'administrateur réseau, écouté lors des conversations avec les clients par son suprérieur hiérarchique, chronométré, suivi grâce au puces Rfid intégrées dans des cartes d'accés nominatives, et joignable n'importe où même en dehors des heures de travail légales via son portable dont on devra justifié la mise sur messagerie.
Je vous parlerez bientôt de ce repas complet et succulent inventé en 1971, par le cuisinier Mehmet Aygün à Berlin, que l'on nomme Kebab. Dans un autre post en direct de l'Open Space, là où on t'entendra pété...
