Re: Internet pour la création musicale : Synthèse finale dispo
Publié : 16 nov. 2009, 15:07
Oui gloup ...en théorie les 2 ne sont pas liés mais en théorie seulement : il suffit de regarder comment cela fonctionne avec la SACEM et surtout quelques années en arrière.
on parlait on parle toujours de monopole de fait (alors qu'il est possible de s'inscrire dans une autre SPRD européenne depuis de nombreuses années, information que la SACEM n'a crié sur les toits que lorsque l'Europe a sommé toutes les SPRD de pratiquer une réelle concurrence... bref)
Si une SPRD du libre existait on aurait petit à petit le discours suivant (déjà lu ici d'ailleurs) "si tu veux de la thune t'as qu'à t'inscrire sinon tu reste en gestion individuelle". Sous entendu la gestion individuelle ne gère rien de monétaire. Et on aurait toutes les peines du monde à faire vivre un système (ou un ensemble de structures) mutualisé(es) non obligatoire(s) et non exclusif(ves) s'inscrivant dans le système économique actuel, pour ceux qui souhaitent rester en gestion individuelle tout en ayant des activités sinon rémunératrices tout au moins financières.
Bien sûr cette voie est la moins facile, elle nécessite du temps de la concertation et de la ténacité vis à vis des institutions et structures existantes pour imprégner le milieu de la musique.
Dans ce cadre on réfléchit en terme de financement de toute la chaîne depuis la création jusqu'à la diffusion plutôt qu'à l'unique rémunération des artistes.
D'autre part, si on a la possibilité de passer par une SPRD alors on ne passe que par elle, sinon on a des doublons, et on risque de faire payer les gens 2 fois (cf jamendo pro) on créé donc une exclusivité car cela deviendra vite la soluce de facilité donc le passage unique (et petite remarque au passage : l'exclusivité ce n'est pas une valeur du libre ... enfin jusqu'à la SARD cela ne l'était pas)
L'existence d'une SPRD du libre avec une exclusivté induite à l'usage c 'est ausi assez difficile à concilier avec la viralité des licences libres, voir les licences libres tout court. Donc cela créera une différence de traitement entre les utilisateurs de licences restrictives et les autres : une autre forme d'exclusivité.
Ces questions sont loin d'être anodines car elles touchent à la philosophie du libre ou du moins à son avenir en tant que solution alternative à un système rigide et fermé. Le discours simpliste du "yaka une SPRD du libre (ou simili...)" c'est à mon humble avis, une très mauvaise idée qui nous conduirait à reproduire ce qui existe déjà.
on parlait on parle toujours de monopole de fait (alors qu'il est possible de s'inscrire dans une autre SPRD européenne depuis de nombreuses années, information que la SACEM n'a crié sur les toits que lorsque l'Europe a sommé toutes les SPRD de pratiquer une réelle concurrence... bref)
Si une SPRD du libre existait on aurait petit à petit le discours suivant (déjà lu ici d'ailleurs) "si tu veux de la thune t'as qu'à t'inscrire sinon tu reste en gestion individuelle". Sous entendu la gestion individuelle ne gère rien de monétaire. Et on aurait toutes les peines du monde à faire vivre un système (ou un ensemble de structures) mutualisé(es) non obligatoire(s) et non exclusif(ves) s'inscrivant dans le système économique actuel, pour ceux qui souhaitent rester en gestion individuelle tout en ayant des activités sinon rémunératrices tout au moins financières.
Bien sûr cette voie est la moins facile, elle nécessite du temps de la concertation et de la ténacité vis à vis des institutions et structures existantes pour imprégner le milieu de la musique.
Dans ce cadre on réfléchit en terme de financement de toute la chaîne depuis la création jusqu'à la diffusion plutôt qu'à l'unique rémunération des artistes.
D'autre part, si on a la possibilité de passer par une SPRD alors on ne passe que par elle, sinon on a des doublons, et on risque de faire payer les gens 2 fois (cf jamendo pro) on créé donc une exclusivité car cela deviendra vite la soluce de facilité donc le passage unique (et petite remarque au passage : l'exclusivité ce n'est pas une valeur du libre ... enfin jusqu'à la SARD cela ne l'était pas)
L'existence d'une SPRD du libre avec une exclusivté induite à l'usage c 'est ausi assez difficile à concilier avec la viralité des licences libres, voir les licences libres tout court. Donc cela créera une différence de traitement entre les utilisateurs de licences restrictives et les autres : une autre forme d'exclusivité.
Ces questions sont loin d'être anodines car elles touchent à la philosophie du libre ou du moins à son avenir en tant que solution alternative à un système rigide et fermé. Le discours simpliste du "yaka une SPRD du libre (ou simili...)" c'est à mon humble avis, une très mauvaise idée qui nous conduirait à reproduire ce qui existe déjà.