eOle et Isa
je vous conseille de relire soigneusement mon premier message
là je ne sais que dire
j'ai du m'exprimer de manière maladroite ou peu claire
l'ensemble de mes positions est accessible sur cette page
http://www.another-record.com/danahilli ... itings.htm
(cf. la seconde section)
ce n'est pas une position simple et manichéenne je le crains, et j'ai peur que vous projettiez vos propres désirs (qui différent d'ailleurs) sur mes textes.
Pour résumer les choses aujourd'hui en langage simple (et simpliste) je dirais :
1° La manière dont on parle aujourd'hui des mondes de la musique ne respecte pas, loin s'en faut, la pluralité des pratiques, des intérêts et des désirs qui s'y activent.
2° Cette méconnaissance relève ou bien de la mauvaise foi ou bien de l'ignorance
3° Les discours en présence sont la plupart du temps confus parce qu'intraduisibles d'une sphère d'intérêts à une autre (c'est-à-dire par exemple : l'intérêt des majors n'est pas celui des internautes de chez ratatium qui n'est pas celui des internautes de chez framasoft, qui n'est pas celui des auteurs de chez MLO, etc... or, qui dit sphère d'intérêts différents dit souvent LANGAGE différents. C'est tout à ffait typique quand on observe l'usage du signifiant artiste (voir mon texte sur framasoft)
4° J'en tire une position éthique, qui devrait selon moi être la pierre de touche des réflexions contemporaines sur la circulation des oeuvres musicales, et notamment la réflexion legislative :
quelles que soient les décisions qui pourraient être prises pour rationnaliser la circulation des oeuvres, elles devraient respecter la pluralité des désirs, des intérêts et des pratiques musicales - j'entends par respect le fait de tenir compte autant qu'il est possible de la pluralité de ces intérêts etc.. c'est-à-dire que la loi s'efforce de garantir l'intérêt de chacun, et non pas de quelques uns au détriment des autres.
Concrètement, cela signifie par exemple, que je suis tout à fait déçu par la manière dont le débat à l'assemblée se contente d'opposer d'un côté les sectateurs de la licence globale et de l'autre les sectateurs de la restriction commerciale de la circulation des oeuvres. j'aurais aimé qu'il soit fait cas d'autres situations, d'autres pratiques, ou, qu'au moins,ces autres pratiques ne soient pas les dindons de la farce en fin de compte.
C'était trop demander aux députés, aux médias, et à la plupart des débattants, de faire preuve d'autant de nuances.
je n'ai strictement rien a priori contre les majors ou les artistes qui souhaitent restreindre l'accès à leurs oeuvres pour en accroître la valeur financière.
je leur en veux quand leur désir s'impose au détriment du mien.
je ne souhaite en aucun cas être à leur place.
Vos remarques vont donc tout à fait à contre sens de mes positions réelles.
Pour le reste, la distinction entre activisme réactif (le coup des cdr achetés renvoyés) et création alternative (sweets for the wild II par exemple), je crois avoir été assez clair : je trouve dommage que des initiatives purement réactives (qui relèvent donc du RESSENTIMENT, ou d'une bien piêtre ruse) soit promises à plus de notoriété que des initiatives créatives et artistiques. Ce n'est pas nouveau, et à l'ère de la société du spectacle il n'y a pas lieu de s'étonner qu'un geste, un simple geste, aussi futile soit-il, s'il est bien arrangé, bien habillé, fasse plus de bruit qu'une oeuvre.
mais..
seuls les non-dupes errrent c'est bien connu.