lott a écrit :Toi t'as pas l'air de réfléchir beaucoup avant d'écrire !!
Mouais, je crois qu'on se passera de ce genre de commentaires.
Nitrom a certes donné une définition très orientée de la création. Une définition plus personnelle que générale, il me semble.
Le problème, c'est qu'on peut difficilement affirmer « la création c'est ceci » ou « la création c'est cela ».
La création pour les artistes contemporain n'est certainement pas perçue comme le processus que décrivaient les artistes romantiques au début du 19e siècle, ou les romanciers naturalistes, ou encore les impressionistes, ou les surréalistes…
En fait, les courants artistiques décrivent à la fois les formes que doivent prendre les œuvres, et celles que doit prendre le processus de création. Surtout depuis le Romantisme, il me semble, mais à la réflexion le Pétrarquisme a aussi pas mal formalisé la bonne manière d'écrire, et pas uniquement la bonne écriture. Et le pétrarquisme, ça ne date pas d'hier… Et si on remonte encore, il est possible que les codes des peintures rupestres insistaient plus sur la manière de créer que sur le résultat attendu. C'est même très probable, dans un contexte à priori religieux.
Bref, tout ça pour dire que les processus de création acceptent mal les définitions englobantes. « Je crée donc je suis » et « je suis donc je crée » sont deux conceptions différentes, et à titre personnel on peut se reconnaître dans l'une ou l'autre (ou aucune des deux)… de là à affirmer qu'il y aurait une quelconque vérité générale dans ces axiomes, faut pas pousser…
Il me semble qu'aborder la question de la rémunération/du financement de la création à partir d'une définition de ce qu'est la création, c'est foncer droit dans le mur.
Réflexion corrolaire : dans une société dominé par un modèle de financement de la création, il est probable que le processus de création et la manière dont il est théorisé soient conditionnés par ce modèle de rémunération.