d'ailleurs il est intéressant d'observer que la part des majors est tout aussi importante, voire plus, sur la vente numérique, le téléchargement commercial.. cf.
http://pasunblog.org/spip.php?article15 là ils touchent carrément 61cts sur les 99cts d'un fichier... chiffres Challenges 2006.
ce n'est donc pas les majors contre le net, le net ne prétend pas supprimer les majors. et celle-ci, même avec beaucoup de retard, s'y mettent.
et je voudrais souligner ça : nous ne sommes pas du tout "le net contre l'industrie", ou "le net contre les artistes" (deux choses différentes, on est d'accord).
quand tu dis "qu'est-ce que le net a produit en dix ans ?" c'est un peu comme de demander qu'est-ce que le microsillon, qu'est-ce que la radio a produit ? ou le cd ? le cd en lui-même n'a rien produit, (digression : sinon un son déjà un peu moins bon que le vynile, en fait, alors c'est vrai que le mp3... mais avec montée des puissances, mémoires, et débits, le flac par ex., niveau de qualité égale au cd audio, sera disponible beaucoup plus facilement. fin digression)
le net ne produit pas en lui-même. les artistes, les labels, qui utilisent le net peuvent par cet outil, viser des objectifs de dissémination (diffusion et distribution) assez incroyables. exemple de l'année, nin.com, le site de NIN. mais il faut ajouter que NIN a adopté un autre outil en plus du net, les licences ouvertes, en l'occurrence, CC by-nc-sa : Creative Commons, citer l'auteur, non commercial, partage à l'identique (c'est-à-dire tu est libre redistribuer, partager, en maintenant cette liberté pour les destinataires seconds : tu peux faire ton remix de The slip, et tu dois le diffuser sous même licence)
le net, pour beaucoup de gens ici, je parle des musiciens, labels, qui diffusent sous licence libre, est un outil, fantastique, puissant, tout ce qu'on veut, mais surtout un outil au même titre que les autres.
il ne s'oppose pas, il s'ajoute. c'est ça le point fondamental.
un exemple (particulier puisque initiative de membres du site), pragmazic.net, distributeur de labels, vend fichiers numérqiues, et cds aussi, avec 65% pour les ayant-droits, musiciens et label. donc ton appel au commerce équitable, il ne tombe surtout pas dans les oreilles de sourds !
autre exemple, Unique records, à Toulouse, produit et vend à la fois du cd et du fichier, avec une particularité, il travaille avec des musiciens à la Sacem et d'autres sous licences CC. les deux se disséminent pareillement chez les distributeurs classiques, mais un aspect intéressant, ceux en licence libre, sont aussi dispos sur le net bien sûr, ont été téléchargés en Slovénie ou ailleurs, le mieux c'est que ça a permis et provoqué des commandes depuis des pays auxquels un petit label n'avait pas accès.. ça ne s'est pas opposé, ça s'est ajouté.
(je parlerai du live une autre fois. mais d'accord avec toi ce n'est pas un alibi, et ce n'est pas la panacée)