djjeffouille, je n'ai pas pas pu lire ton mail
je précise d'ailleurs à toutceux qui m'écrivent que mon adresse @another-record.com ne fontionne plus depuis trois semaines
(écrivez-moi à dana[arobase]mail.uz please
sur le contrat
bon
mon avis (mais je ne suis pas juriste, un juriste dirait surement que les termes n'en sont pas toujours suffisamment précis : ainsi l'expression : "l'aimsa souhaite".. ça me parait délicat ce souhait..)
mon avis est qu'il s'agit là d'un simple contrat d'exploitation dans les limites que vous décrivez (c'est-à-dire qu'en échange du droit d'exploitation des oeuvres, notamment sous la forme de mise à disposition au public sur internet, hé bien vous proposez une forme de promotion)
A cela vous ajoutez une clause : vous refusez oles artistes inscrits à la sacem
bon
mais il y a un problème sur le plan strictement juridique
en effet, comme vous le savez, le droit français (en l'occurence le code de le propriété intellectuelle), est prioritaire sur tout contrat.
Or, un auteur, s'il n'a pas choisi une licence de libre diffusion, est tout à fait libre de réclamer que lui soient versés des droits d'auteur. S'inscrire à la Sacem ou une quelconque société de collecte et de redistribution des droits facilite évidemment cette perception des droits, mais elle n'a rien d'obligatoire.
Si ça lui chante, un auteur peut tout à fait vous réclamer des droits d'auteur, bien qu'ayant signé votre contrat. Parce que ses droits sont inaliénables dans ce domaine.
Bon, j'imagine que vous signez avec des personnes en qui vous avez confianc'e et que le cas ne se produira pas. Mais, en l'absence d'un engagement de l'auteur, sous la forme d'une licence de libre diffusion, le cas reste envisageable.
D'autre part
je note que votre contrat n'est en rien une licence
il consiste juste dans un certain échange entre vous et l'auteur.
A contrario quand l'auteur choisit une licence de libre diffusion, il s'engage par delà son label, son association, ou qui que ce soit qui exploite une partie de ses droits.
Par exemple, moi j'ai publié des disques sur deux labels différents, qui, en échange du service qu'ils me rendent m'imposent certaines limites : mais le fait que mes morceaux soient en licence" de libre diffusion constitue un préalable, pour moi, à tout contrat que je pourrais signer. ça n'engage que moi, en tant qu'auteur : le label est libre de me suivre ou pas sur ce point, et je suis libre de ne pas signer

(d'ailleurs je voudrais rappeler au passage que ce n'est pas un label qui est sous licence de libre diffusion, mais les oeuvres - c'est-à-dire que c'est l'auteur qui décide et pas le label. Je dis ça parce que des fois on est un peu dans la confusion - c'est pourquoi d'ailleurs certains labels pratiquent aussi bien les auteurs sous licence libre que les auteurs sacem ou ceux qui sont couverts par le droit général : ça ne pose aucun problème au label juridiquement parlant)
Dernière chose :
en fait actuellement il me semble qu'il y ait trois manières de disséminer sa musique, ou d'exercer ses droits (dites moi si je me trompe), du moins en France :
1° ou bien on est couvert par le droit d'auteur en général (ce qui signifie que les utisateurs de l'oeuvre doivent en pratique demander à chaque usage l'autorisation de l'auteur pour toute utilisation en dehors du cadre de la copie privée, ou de ce qu'il en reste : cf. art. 122.4 du CPI :
http://www.celog.fr/cpi/lv1_tt2.htm#c2
2° ou bien l'auteur dans le but de faciliter la perception des droits afférents à l'oeuvre devient membre d'une société de collecte et de répartition des droits d'auteur (pour la FRance c'est la Sacem: quand on auteur, compositeur de musique)
3° ou bien l'auteur choisit de présenter ses oeuvres ou une partie de ses oeuvres sous une licence de libre diffusion (style creative commons etc.), et donc d'autoriser a priori l'usager à la dissémination desdites oeuvres.
Bon
dans ce tableau, vous vous intéressez aux auteurs du premier cas, couverts par le droit général sans plus.
Si vous souhaitez aussi toucher les auteurs sous licence de lihbre diffusion, il faudra que vous modifiiez votre contrat en conséquence à mon avis. DE toutes façons, le droit en général a prorité sur la licence de libre diffusion qui elle même a priorité sur le contrat d'exploitation. C'est-à-dire que votre contrat devra être conforme et ne pas contredire le droit en général et la licence choisie par l'auteur.
Mais votre contrat n'est en rien une licence de diffusion comme j'avais cru le comprendre.
Que pensez-vous de ces remarques ?