Sans vouloir aucunement faire de la lèche, je pense qu'en ces temps de "sourde oreille" de la part des "puissants", des politiques et de toute une pseudo-élite de la nation, Alban peut être remercié d'avoir au moins le courage de venir débattre ici du contenu de son ouvrage.
Merci Alban donc.
Et merci aussi à tous les intervenant(e)s qui m'ont précédé dans cette discussion fort intéressante.
Alban, certains de tes écrits dans ce sujet m'interpèlent quelque peu.
Alban a écrit :le libre n'est pas gratuit
Peut-être voulais-tu plutôt dire "le libre n'est pas forcément gratuit", non ?
Il existe du libre gratuit (au sens où il n'y a pas un centime à débourser pour en acquérir une copie et la redistribuer). Je crois même qu'on en trouve un peu sur Dogmazic !
Pourquoi donc soutenir un tel antagonisme entre "libre" et "gratuit" ?
Alban a écrit :or vivre de sa musique = en faire un bien marchand (en lui attachant un prix) = un produit de consommation comme vous dites
Ceci me semble vrai dans le cadre du système capitaliste libéral dans lequel nous vivons.
Dans une vision à plus long terme qui fait intervenir l'émergence de systèmes économiques alternatifs (à mon avis il y a urgence pour notre monde dans ce domaine), une telle affirmation sur le circuit à suivre pour "vivre de sa musique" est à relativiser.
Je pense que cela méritait aussi d'être dit, donc voilà, c'est dit !
Alban a écrit :Ecrire un livre argumenté et illustré de 220 pages, j'appelle ça un échange d'idée.
Moi j'appelle ça de l'information.
L'échange d'idée, c'est de la communication (pas au sens "marketeux" du terme) et c'est autre chose. C'est, me semble-t-il, ce que nous sommes en train d'essayer de faire ici dans ce forum par exemple.
Voilà, je n'apporte pas ces précisions dans un but de "lynchage" mais pour contribuer à clarifier un peu certains points qui me tiennent à coeur.
Autre point d'ordre plus général par rapport à ce que j'ai pu lire dans ce topic : je pense que les questions de légitimité pour causer de musique libre ou d'art sont très surfaites.
Pour moi chacun est sur un pied d'égalité dans ce domaine, tout simplement parce que nous parlons là de notions d'une subjectivité magistrale.
Quant à ce qui est de définir l'art et de de trancher dans le vif en affirmant que telle oeuvre c'est de l'art et telle oeuvre ça ne l'est pas, ou encore que telle oeuvre est bonne et telle oeuvre non... J'ai plutôt tendance à trouver ça assez clownesque !
