Re: Bruxelles bouleverse la gestion des droits d’auteurs
Publié : 21 juil. 2008, 19:16
en lisant tous les posts de ce fil , je me dis qu'il y a des choses bien intéressantes comme à l'habitude
alors il y a une sorte d'idéal qui se dessine là (qui n'est pas le mien mais ça n'a aucune importance, mon idéal étant en quelque sorte la situation présente) :
Une société de gestion de droits d'auteur spécifique aux utilisateurs de licences libres. Sonobjectif serait donc de collecter des droits (si je puis dire, ça doit pas être juridiquement valable cette expression mais bon, on n'en est pas là) quand il y a lieu, c'est-à-dire, dans les cas où les clauses NC ou ND sont mise en cause (et : le cas échéant c'est-à-dire quand les licences mentionnent une de ces clauses ou les deux).
Au fond ce serait une SPRd comme les autres, à cela près qu'elle ne récolterait les droits que dans le cas de ces usages particuliers.
Et c'est là où je me fais l'avocat du diable : parce qu'en fait, une des compétences dont la sacem se prévaut (et je pense que c'est "à juste titre"), c'est de sa capacité à récolter ces droits ici bas. parce que c'est quand même une sacrée entreprise d'aller recenser tous les lieux où la musique est jouée et demander des sousous (ou des brouzoufs ou du pèze comme vous voudrez). dans bien des cas la force de la sacem, c'est son pouvoir de négociation auprès des diffuseurs regroupés par genre (style : discophèque, bars, radios, télé etc..)
maintenant, une société dédiée aux licences libres, comment pourrait-elle fonctionner ? Quel service pourrrait-elle apporter que l'auteur lui-même ne serait pas capable de se rendre à lui tout seul par ses propres moyens ? Parce que c'est ça le truc quand même !!
Jusqu'à présent, tu joues en live, bon, on te demande éventuellement de remplir la feuille jaune de la sacem, bon, et si tu n'as pas fait de reprises du catalogue de la sacem, ben personne n'a rien à payer.. Bon.. mais en fait, la plupart des lieux de diffusion payent déjà la sacem.. par forfait.. Alors tu vas te pointer avec ta feuille verte estampillée société XX (par exemple) et tu diras : ben en fait , je considère que jouer dans ce bar entre dans la catégorie des usages commerciaux de ma zique, donc, vous devez payer à la société XX la somme correspondante à la levée de la clause NC.. ET d'abord quelle somme ??? Sur quel critère on va se fonder pour fixer cette somme ? ok.. c'est la société XX qui fixera ses tarifs (un peu comme fait magnatunes) et c'est quoi un usage commercial ? moi par exemple, quand je joue dans un bar je ne considère pas a priori que c'est automatiquement un usage commercial, ça dépend si par exemple il y a une entrée payante ou no,n, si, le bar se fait vraiment du bénéf ou non etc..
bon
ça va leur faire vachement plaisir au bar d'avoir à payer en plus du forfait sacem un prix pour des morceaux en licence libre..
je vous laisse imaginer les autres situations..
La force de la sacem c'est son monopole de fait (quoiqu'en dise nos amis de la sacem)
mais remettre en cause ce monopole autrement qu'en parole, mais dans les actes, lorsqu'il va falloir aller ramasser les brouzoufs, ben c'est une autre paire de manches
j'imagine déjà une dizaine de sprd venir harceler les bars pour récolter les sousous
didier revient sur l'autre option qu est de convaincre la sacem de faire une place aux licences libres.. Certes.. je ne sais pas où en sont les réflexions de mélanie de Rosnay et ses amis sur ce point (vu qu'ils n'ont jamais pris la peine de venir causer avec nous, on doit être trop près du terrain j'imagine, et pif pam boum dans le nez, n'empêche que ces fameuses licences, c'est quand même nous qui les faisons vivre et les expérimentons au jour le jour non ??? où sont les juristes nom d'une pipe, ça fait combien d'années qu'on se cause sans eux là ?)
mais une chose est sûre, ça va être tout aussi compliqué : imaginez les mecs de la sacem devant séparer le bon grain de l'ivraie en permanence, ou le mauvais grain de l'ortie si vous préferez, et pire encore, si les povs auteurs ont la possibilité de mettre certaines de leurs oeuvres en CC et d'autres couvertes par le droit classique restrictif, sans parler des clauses NC ou ND ou SA..
pfffff
moi je doute fort de la rentabilité d'un truc pareil..
vous imaginez le mec de la sacem étudiant les play list des radios ? et devant tenir compte des variantes de nos licences en plus des auteurs sous contrat traditionnel ?
enfin bon
vous aurez surement des contre-argument, mais fallait bien que quelqu'un défende la sacem
mouarggglll
alors il y a une sorte d'idéal qui se dessine là (qui n'est pas le mien mais ça n'a aucune importance, mon idéal étant en quelque sorte la situation présente) :
Une société de gestion de droits d'auteur spécifique aux utilisateurs de licences libres. Sonobjectif serait donc de collecter des droits (si je puis dire, ça doit pas être juridiquement valable cette expression mais bon, on n'en est pas là) quand il y a lieu, c'est-à-dire, dans les cas où les clauses NC ou ND sont mise en cause (et : le cas échéant c'est-à-dire quand les licences mentionnent une de ces clauses ou les deux).
Au fond ce serait une SPRd comme les autres, à cela près qu'elle ne récolterait les droits que dans le cas de ces usages particuliers.
Et c'est là où je me fais l'avocat du diable : parce qu'en fait, une des compétences dont la sacem se prévaut (et je pense que c'est "à juste titre"), c'est de sa capacité à récolter ces droits ici bas. parce que c'est quand même une sacrée entreprise d'aller recenser tous les lieux où la musique est jouée et demander des sousous (ou des brouzoufs ou du pèze comme vous voudrez). dans bien des cas la force de la sacem, c'est son pouvoir de négociation auprès des diffuseurs regroupés par genre (style : discophèque, bars, radios, télé etc..)
maintenant, une société dédiée aux licences libres, comment pourrait-elle fonctionner ? Quel service pourrrait-elle apporter que l'auteur lui-même ne serait pas capable de se rendre à lui tout seul par ses propres moyens ? Parce que c'est ça le truc quand même !!
Jusqu'à présent, tu joues en live, bon, on te demande éventuellement de remplir la feuille jaune de la sacem, bon, et si tu n'as pas fait de reprises du catalogue de la sacem, ben personne n'a rien à payer.. Bon.. mais en fait, la plupart des lieux de diffusion payent déjà la sacem.. par forfait.. Alors tu vas te pointer avec ta feuille verte estampillée société XX (par exemple) et tu diras : ben en fait , je considère que jouer dans ce bar entre dans la catégorie des usages commerciaux de ma zique, donc, vous devez payer à la société XX la somme correspondante à la levée de la clause NC.. ET d'abord quelle somme ??? Sur quel critère on va se fonder pour fixer cette somme ? ok.. c'est la société XX qui fixera ses tarifs (un peu comme fait magnatunes) et c'est quoi un usage commercial ? moi par exemple, quand je joue dans un bar je ne considère pas a priori que c'est automatiquement un usage commercial, ça dépend si par exemple il y a une entrée payante ou no,n, si, le bar se fait vraiment du bénéf ou non etc..
bon
ça va leur faire vachement plaisir au bar d'avoir à payer en plus du forfait sacem un prix pour des morceaux en licence libre..
je vous laisse imaginer les autres situations..
La force de la sacem c'est son monopole de fait (quoiqu'en dise nos amis de la sacem)
mais remettre en cause ce monopole autrement qu'en parole, mais dans les actes, lorsqu'il va falloir aller ramasser les brouzoufs, ben c'est une autre paire de manches
j'imagine déjà une dizaine de sprd venir harceler les bars pour récolter les sousous
didier revient sur l'autre option qu est de convaincre la sacem de faire une place aux licences libres.. Certes.. je ne sais pas où en sont les réflexions de mélanie de Rosnay et ses amis sur ce point (vu qu'ils n'ont jamais pris la peine de venir causer avec nous, on doit être trop près du terrain j'imagine, et pif pam boum dans le nez, n'empêche que ces fameuses licences, c'est quand même nous qui les faisons vivre et les expérimentons au jour le jour non ??? où sont les juristes nom d'une pipe, ça fait combien d'années qu'on se cause sans eux là ?)
mais une chose est sûre, ça va être tout aussi compliqué : imaginez les mecs de la sacem devant séparer le bon grain de l'ivraie en permanence, ou le mauvais grain de l'ortie si vous préferez, et pire encore, si les povs auteurs ont la possibilité de mettre certaines de leurs oeuvres en CC et d'autres couvertes par le droit classique restrictif, sans parler des clauses NC ou ND ou SA..
pfffff
moi je doute fort de la rentabilité d'un truc pareil..
vous imaginez le mec de la sacem étudiant les play list des radios ? et devant tenir compte des variantes de nos licences en plus des auteurs sous contrat traditionnel ?
enfin bon
vous aurez surement des contre-argument, mais fallait bien que quelqu'un défende la sacem
mouarggglll