Bon depuis il ya eu cet article dan Numérama qui m' fait bondir itou... je pensais qu'on en était encore aux stades des "élucubrations' ce qui m'oblige à mon grand regret à remettre le nez dans ce bordel.Perso je pense que la SARD ne sera jamais acceptée par les acteurs de l'industrie du divertissement. Je ne les vois pas autoriser la libre diffusion à titre privée quand on voit tous les efforts qu'ils déploient pour maintenir et créer de nouveaux "péages" et taxes et ce notamment grâce aux formats fermés, liés aux supports de diffusions (apple style).
"ceux qui participeront à la SARD le feront en leur propre nom" pas possible si tu es à la SACEM à moins qu'elle soit d'accord... hum... on lui en parlera, bonne idée, je suis sûre qu'ils seront d'accord pour prendre la thune mais pas pour ouvrir les droits aux internautes, avec une licence de streaming peut-pêtre (...) les paris sont ouverts.
Au final ce système serait uniquement compatible avec les contenus libres, que le grand public ne connait pas ou si peu... alors qui acceptera de verser 5 ou 10 euros ou même 1 centime sans pouvoir choisir de le verser à son artiste mainstream préféré ?
Or c'est bien pour désamorcer le problème du téléchargement illégal que tout ce bazar s'est mis à germer dans la tête de nos chers penseurs du libre. Avec au cœur du problème "la rémunération des artistes". C'est donc pour échanger en toute quiétude les contenus produits par l'industrie du divertissement que le mécénat global et la SARD sont sortis du chapeau, sauf que sauf que... les principaux protagonistes ne me semblent pas être favorables à cela (pourquoi le seraient-ils ?) Et ceux qui pourraient en receuillir les maigres fruits (les artistes du libre) n'intèressent que très peu le grand public à qui est destinée cette fabuleuse invention... Artistes du libres qui, au passage, servent de caution au bouzin et à qui on n'a pas pris le temps de demander leur avis, pensant sûrement qu'ils ne pouvaient qu'agréer un telle merveille...
Donc, pour résumer, voilà ce que j'en pense et que j'aimerais que l'on communique à nos élites du libres (Muguet Stallman et consorts) si seulement nous étions tous d'accord là dessus (...) : merci mais non merci ... on ne cautionne pas votre machin et SURTOUT SURTOUT pensez à nous demander notre avis avant de réfléchir à notre place.
Bien sûr (je re-précise au cas où) c'est seulement MON avis...
Perso je n'ai pas envie de perdre du temps à "réfléchir" au comment de la SARD et ni au pourquoi du mécénat global... mais je conçois que l'asso se doit de faire entendre sa voix sur ce sujet et surtout se rappeler au bon souvenir de ceux qui prétendent parler en son nom parfois. Il ne faut pas laisser le terrain à ceux qui ont une assise médiatique et laisser faire. Dans ce cadre, l'intervention de rico et eisse me parait plus que justifiée.
Mais en ce qui me concerne, je n'ai pas l'intention de m'attarder plus que ça sur le sujet, vous l'aurez compris. Donc je vous le laisse, sauf si je vois un truc qui me fait bondir bien entendu ^^
voici donc les 2 paragraphes que je n'avais pas inclu dans ce pavé mais que je gardais sous le coude :
Ce serait bien de leur rappeler aussi dans quel contexte nous évoluons ce que nous faisons pour la visiblité des artistes du libre et que si vraiment ils veulent aider : qu'ils n'hésitent pas à vendre des bornes à leur mairie préférée et à mettre des liens vers pragmazic dans leurs jolis blogs de penseurs affutés et faire la promo des concerts que nous relayons sur notre site ... Non juste comme ça pour leur rappeler qu'il y a d'autres voies "exploitables" pour les artistes du libre, largement plus en adéquation avec la gestion individuelle.
Concernant l'aide et le soutien aux artistes du libre qui se produisent sur scène et/ou sur supports mécaniques, il y a des choses plus concrètes et réalistes que l'asso peut mettre en place, comme préparer des formulaires types, enrichir la doc du wiki, faire vivre le FSMLO (fonds de soutien à la musique sous licence ouverte) * etc. Cela me paraît plus productif que participer à la mise en place d'une usine à gaz pour récolter 4 pécadilles.
* c'est précisément ce dont parle Dana plus haut : le but est de permettre le financement de projets (enregistrements d'album, fiancement de tournée et autres...) et non pas de professionnaliser et/ou rémunérer des artistes. Ce qui devrait compter avant tout aujourd'hui c'est la création. Se préoccuper de "la rémunération de l'artiste" c' est, comme le rappelle ChristopheE, mettre "la charrue avant le bœufs".
Bon visiblement le truc va faire flop :
http://www.numerama.com/magazine/13673- ... s-FAI.html
Et c'est tant mieux ! Sur ce je repars vaquer à d'autres occupations