Re: Discutons avec les membres de Libre Accès
Publié : 05 sept. 2009, 22:16
Dana, Titre changé pour réfléchir sur le contenu et l'essentiel.
Forum de l'association Musique Libre, musique qui octroie d'emblée certains droits aux auditeurs. Ce forum n'est pas fait pour la musique non-libre
https://forum.musique-libre.org/
Merci de cette rectif/info. J'ai découvert en rentrant de vacances que ça chauffait autour de Musique libre/Libre accès, de la place du forum... et j'ai tenté de prendre le train en marche avec le peu de temps que me laisse la reprise du boulot.bituur a écrit : Eh bien non. Rectifions cette erreur jusqu'à ce qu'elle soit oubliée.
Ce n'est pas obligatoire, ce n'est pas une taxe.
C'est du don.
Certes, cette fausse interprétation a commencé par l'article de numérama reprenant une vieille version restée sans raison sur le site de f. muguet. fausse interprétation corrigée le lendemain même sur numérama.
Ça fait du tort a l'idée même, ça pervertit les débats, ça plombe gravement le truc. Alors que pas besoin. Grave erreur de communication, présentation.
Mais ce n'est pas un fond issu d'une taxe,
c'est je cite "un mécanisme simple de répartition des dons, faits par les internautes pour les oeuvres de leur choix. Il ne s'agit pas d'une nouvelle taxe ou redevance, mais bien d'une nouvelle façon de concevoir le rapport entre les auteurs et le public.
Qui donne ? Les grands donateurs (prestataires Internet, opérateurs télécoms, etc.) et les internautes directement, selon leur appréciation" cf. sard-info.org
Là dessus en effet je lis plein de choses - pas seulement venant des promoteurs de la SARD ni dans libre accès, sur le forum aussi, et à vrai dire un peu partout - focalisées sur ces problématiques du "vivre", de la rémunération.incaudavenenum a écrit :S'il s'agit de partir du principe que par la grâce de quelques gadgets en ligne, les gens donneront soudain davantage, permettant ainsi enfin à ces pauvres créateurs de musique libre de vivre enfin de leur art comme les "grands", je pense qu'on se fourre le doigt dans l'oeil (je fais allusion à la problématique du "vivre de" car elle ne cesse de revenir sur le tapis). Déjà, je pense qu'il faut se mettre dans le crâne que si très peu d'auteurs inscrits à la SACEM vivent réellement de leur musique, un surcroît d'auteurs estampillés "libres" arrivant la sébile à la main a encore moins de chances de parvenir à capter une masse monétaire suffisant à procurer aussi bien le beurre que les épinards. Il serait déjà merveilleux que les dons suffisent globalement à financer des projets ou à rembourser les artistes des frais liés à la création.
je vois pas ce qu'il y a de bandant là dedansTout le monde connaît, même vaguement la Propriété Intellectuelle[3] et les utilisations qui peuvent en être faites (pour prendre les deux extrêmes : le contrôle absolu représenté par la SACEM ou les éditeurs de logiciels traditionnels, et le partage par les licences libres).
En bref, la propriété intellectuelle repose sur un équilibre entre l’intérêt du public (A) et l’intérêt des créateurs/auteurs/inventeurs/etc (B)[4]. Ses objectifs (qui justifie le monopole accordé aux ayants-droits (B)) sont : 1. de faciliter et favoriser l’innovation (au bénéfice de la société et donc du public (A)), 2. donner à l’auteur un contrôle sur son oeuvre en raison du lien qui les unit[5].
Ce système repose sur un postulat : « puisqu’il existe et qu‘il marche (des gens continuent à créer et innover), c’est bien que le système actuel favorise la création et sa diffusion. »
La SARD serait donc une remise en question de ce dernier postulat : un changement de paradigme, de mentalité, un système différent qui, s’il fonctionne, montrerait que le système actuel de Propriété Intellectuelle n’est pas la seule (et/ou la meilleure) façon de favoriser la création et l’innovation. Attention, il ne s’agit pas forcément d’une alternative, mais plus d’un système parallèle qui, s’il marche, délégitimerait celui que l’on connaît aujourd’hui.
Ainsi, ces artistes pourraient éventuellement toucher de l’argent/un financement sans user de leurs droits de propriété intellectuelle, à eux de voir ensuite s’ils désirent jouer dans les deux camps (qui sont néanmoins contradictoire puisqu’il me semble légitime de penser que celui qui compte diffuser gratuitement et massivement sa musique aura plus de facilité à recevoir des dons que celui qui ne vend que quelques exemplaires dans quelques boutiques spécialisées).
Libre Accès, vous propose de participer à trois rencontres autour des rapports public/auteurs qui auront lieu le 8 septembre 2009.
Thèmes des rencontres :
Présentation du Mécénat Global ("Comment soutenir les artistes en liberté") par Richard Stallman
Le consumérisme culturel contre les amateurs d’art par Bernard Stiegler
Tous artistes ? par Antoine Moreau
Modérateur : Laurent Chemla
Lieu : Mairie du 3, 2 rue Eugène Spuller 75003 PARIS Horaire : de 20h00 à 22h00
Venez nombreux !
Moi, je crois que toutes ces personnes se sont justement laissé aller sur le même plan qu'Hadopi. Celui de l'argent et de la rémunération.Au pire nous aurons contribué à déplacer le « débat Hadopi » vers une réflexion moins répressive et plus constructive. Au mieux nous aurons effectivement participé à ce « changement de paradigme », sachant que, GNU/Linux ou Wikipédia peuvent en témoigner, l’époque semble favorable aux projets impossibles qui aboutissent.
Tu donnes toi même la solution... Il est où le problème ? En quoi avons nous besoin d'une SARD ?Souvent dans des réunions ou discussions, quand on me demande "mais comment les musiciens peuvent vivre en faisant du copyleft ?" je réponds, de la même manière que ceux qui font du copyright : si leur musique est bonne, plaît, trouve et se crée son public, s'ils veulent en faire leur activité et donc en prennent les moyens.
pas moipar ailleurs, taxer d'arrivisme et d'opportunisme des gens comme Louis Pouzin, Francis Muguet, Antoine Moreau ou Jérémie Nestel, moi j'aurais du mal...
bonFramasoft soutient et se fait le relais de l’annonce de ces premiers travaux en faveur d’une SARD