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Re: Comment définir l'utilisation commerciale d'une oeuvre ?

Publié : 01 oct. 2009, 16:39
par tdBt
Oui, tant qu'il respecte la licence, c'est bon pour moi.

Après s'il donne dans l'opus dei ou l'islam radical, c'est plutot une histoire de droit moral que j'invoquerais.

Je sent bien que tu veux me sortir tes synchroniseur fous, mais là je t'arrête tout de suite. Le mec qui veux synchroniser il DOIT mettre son film sous CC by sa, et il ne le fera jamais (pour l'instant, et s'il le fait ça me va aussi il respecte la licence), donc s'il est cool ou que son film est une tuerie j'y donnerais mon accord. S'il déconne je lui dit qu'il faudrais qu'il compense sa violation et je le menace, s'il s'en cogne je le revois au tribunal et je gagne, et il perds un paquet de thune. A priori après ça il regardera un peu mieux les licences.

Bon je suis pas dupe, je pense que des tas de mecs utilisent la musique sans rien respecter, que se soit des LL ou des sacem d'ailleurs, chez les requins on fait comme les requins. Mais ça à la rigueur je me cogne, c'est plus sympa de rentrer en contact avec les utilisateur de ma musique, c'est un des aspect sympa que la rencontre via ces diablesses de LLD, m'enfin j'en mourrais pas. (oui j'en vivrais pas non plus, mais c'est pas grave)

dF

Re: Comment définir l'utilisation commerciale d'une oeuvre ?

Publié : 01 oct. 2009, 20:36
par incaudavenenum
__sam a écrit : il y a de l'espace avec ma 'propal' ;) qui serait donc :
les oeuvres libres doivent participer à la construction d'une juste rémunération des artistes.
Ah ben non, désolé. Les oeuvres libres n'ont pas à participer à la construction d'une "juste" rémunération pour les artistes. Mais elles participent à la circulation et à la diffusion de la culture dans un champ d'activités échappant à la dictature de la marchandise, et sont priées gentiment mais fermement de ne pas ruiner les petits compositeurs de musique commerciale en cassant les prix de façon déloyale et pour tout dire antisociale, c'est-à-dire de rester cantonnées au champ ci-dessus mentionné ou bien de se corrompre dans le tout marchandise à un prix "juste", c'est-à-dire au moins égal à celui pratiqué par la SACEM.

Oui, c'est un peu long.

Re: Comment définir l'utilisation commerciale d'une oeuvre ?

Publié : 01 oct. 2009, 21:41
par __sam
je partage ta longue phrase, et je rajoutais que j'aimerai (je vois le bien partout) que les licences libres participent, dans le cas du commerce (bien entendu, un jour il n'y aura plus de commerce, mais en attendant ;) ), à l'évolution de l'homme et non sa "dévaluation" (avec pratique de prix discount, musique low cost etc. ce qui peut arriver de PIRE à la musique sous LLD et LSD).

Re: Comment définir l'utilisation commerciale d'une oeuvre ?

Publié : 01 oct. 2009, 22:45
par incaudavenenum
A Jérémie : merci d'avoir précisé le but de la question initiale. N'eût-il pas été plus simple d'ailleurs de commencer par là ?
jeremienestel a écrit :1. Le choix de la plateforme Dogmazic, de demander des subventions au nom des oeuvres légales qu'elle propose de télécharger. Pourquoi l'argent public ne servirait qu'à financer des plateformes payantes détenus par des grosses entreprises.
Je suis tenté de dire, du coup : et pourquoi l'argent public servirait à financer une plate-forme de musique libre ? Enfin bon, à tout prendre, je préfère que l'argent vienne de l'Etat plutôt que de la pub ou de pratiques commerciales crapoteuses (type Jamendo). Mais c'est encore mieux quand ça peut être financé par les mélomanes.
Et puis être indépendant de l'Etat comme des intérêts financiers, c'est plutôt bien, non ?
Enfin bref, il y a un truc qui me chiffonne grandement là-dedans. Le principe même de cette subvention est contestable. Ce que l'Etat devrait faire, ce n'est pas subventionner ce qui est "légal", mais plutôt arrêter de s'immiscer dans les disques durs et les échanges entre particuliers. Autrement dit : que l'Etat, les entreprises, le pape et j'en passe et des pires laissent internet tranquille et nous foutent la paix.
A mon sens, il faudrait combattre cette subvention débile plutôt que d'essayer d'en récolter une part. Ça me refait penser à la taxe sur la copie privée déjà évoquée plus haut. Je ne comprends pas que certains d'entre nous réclament leur part sur cette taxe, sous prétexte que tout le monde la paie et que seuls les sacémisés en profitent. Il faudrait tout bonnement supprimer cette taxe inique !


jeremienestel a écrit :2. Permettre que des artistes en Libre diffusion soit sur ces plateformes et soient rémunérés au même titre que les autres auteurs.
Hmm. Toujours cette idée qu'il faudrait que le libre lui aussi puisse en croquer.
Qu'est-ce que la musique libre aurait à faire sur "ces plateformes" (celles appartenant à des entreprises commerciales) ? Notre but est-il de nous fondre dans la masse ?
Je suis d'accord sur le fait que la musique libre exploitée commercialement (en vertu d'une levée de la clause "nc" quand il y a lieu ou de la clause "sa" – l'une étant rédhibitoire, l'autre inadmissible par les commerçants) le soit à des tarifs au moins égaux à ceux appliqués aux "autres auteurs", afin que la musique libre ne devienne pas une cause de baisse générale des prix et ne puisse être considérée comme un réservoir d'amateurs prêts à se vendre pour rien.

Différence fondamentale de logique entre nos deux propositions. Là où tu dis que les artistes du libre méritent rémunération "au même titre" que les autres, moi je dis que quand les artistes du libre font une incursion dans le monde merveilleux du commerce, ils ne doivent pas brader la camelotte.

jeremienestel a écrit :3. Empêcher une hiérarchisation des catalogues et favoriser que la musique libre puisse bénéficier de la même visibilité sur internet et surtout les forfaits 3G. L'égalité à la diffusion et l'égalité à l'accés au contenu est importante.
Je suis totalement en désaccord avec ça.
La musique libre n'a pas à bénéficier de la même "visibilité" que qui que ce soit où que ce soit (internet, 3G, radios, stade de France ou salons de coiffure). La visibilité est une obsession des marchands et des publicitaires. Nous sommes parfaitement visibles, et peut-être même déjà trop, pour qui nous cherche.
Le but est-il donc de concurrencer les "autres" (les accros de "LSD" — © sam) ?

jeremienestel a écrit :4. Ne pas légitimité que les artistes faisant le choix des licences libres soient considérés comme des amateur ou des alternatif libertaire empêchant toute co-production par des fonds publics ou des SPRD comme l'Adami.
C'est mal d'être amateur ou alternatif libertaire ? C'est infâmant ?
Quel besoin de respectabilité j'entends s'exprimer dans ce propos ! Ça me fait un peu peur, j'avoue.
Moi, je le trouve joli le mot "amateur", et c'est sympa de se faire traiter d'alternatif libertaire par les professionnels de la profession. Les étiquettes, c'est aussi question de qui et où, je trouve. Par exemple, être qualifié d'intégriste par un jamendiste est un honneur. Un jour, un beauf m'a traité d'artiste communiste : l'extase.

Et à part ça, si l'Etat et les SPRD ne veulent pas co-produire de la musique libre, est-ce vraiment grave ?
jeremienestel a écrit :5. Réfléchir à la diffusion de musique libre dans les espaces commerciaux, et au rémunération corrélative. Seul jamendo... propose cela actuellement.
etc.

J.
Argh ! Jamendo a mis en place des licences de diffusion commerciale à des tarifs ridicules, pratiquant un dumping sauvage contre la SACEM.

Ils sont effectivement les seuls à faire ça. Et voici ce que les clients, forcément contents, en pensent :
http://pro.jamendo.com/fr/testimonials/background
http://pro.jamendo.com/fr/testimonials/licensing
C'est un tissu de perles qui montrent décidément à quel point ce type de diffusion est propre à "légitimer" la musique sous LLD. Gerbant !

Voici où j'en suis, moi, de ma réflexion sur "la diffusion de musique libre dans les espaces commerciaux, et au rémunération corrélative" :
1) Jamendo Pro ne diffuse pas de la musique libre mais de la musique sous licence commerciale (non exclusive, certes, mais bon, tout de même). Le stock de musique libre présent sur Jamendo pas Pro sert abusivement (voir démonstration ici) de vitrine d'appel pour cette licence au rabais. C'est très précisément la pire évolution que pouvait connaître la musique libre, qui perd ainsi toute légitimité éthique et se retrouve mêlée au monde commercial mais en perdant toute valeur marchande décente.
2) La musique libre n'a pas vocation à sonoriser les espaces commerciaux. Que ce soit avec la clause "nc", explicite à ce sujet, ou même avec la viralité (LAL, clause "sa"), il y a incompatibilité avec les termes commerciaux généralement en usage. Et il n'existe pas d'organisme de perception des droits pour les diffusions commerciales de la musique sous LLD, ce qui serait un non-sens. Par contre, il existe un organisme chargé de percevoir les droits de diffusion de musique sous LSD (© sam) : la SACEM. La solution pour que les auteurs de musique sous LLD qui acceptent des diffusions commerciales puissent toucher une "juste" rémunération est donc évidente : il faut que la SACEM reconnaisse que de la musique sous LLD (usages non commerciaux) entre dans son champ de compétence lorsqu'elle est utilisée commercialement, ce qui l'assimile de fait (mais dans le cadre commercial uniquement) à la musique sous LSD (© sam) et lui donne donc droit aux mêmes tarifs et aux mêmes prestations de la part de la SACEM.

Jérémie et/ou Libre Accès, puisque vous ne répugnez pas à engager des actions sur le terrain politique institutionnel et que vous semblez si soucieux de respectabilité, pourquoi ne vous lanceriez-vous pas dans le travail de lobbying qui reste à faire auprès de la SACEM pour qu'elle accepte la compatibilité avec les LLD (au moins à clause nc). Voilà qui simplifierait bien des choses.

NB : Ceux qui misent sur les justes rémunérations qui seraient ainsi accessibles pour vivre de leur art risquent néanmoins d'être déçus par les clopinettes qu'ils toucheront, mais c'est un autre problème.

Re: Comment définir l'utilisation commerciale d'une oeuvre ?

Publié : 02 oct. 2009, 02:22
par Gloup
jamenfouille a écrit :La qualité de la musique sélectionnée est mieux que la moyenne. Qui plus est, on a maintenant quelque chose qui ressemble à une "bande son officielle" dans nos magasins de glaces bio, du coup nos clients ne courront plus le risque d'être intimidés par du punk rock sortant de l'iPod d'un employé
Rien que ça, c'est une nuisance de jamenfouille-plein-les-poches.

http://pro.jamendo.com/fr/references
Et quand je vois qui sont certains clients... Manquait plus que la première chaîne, mais comme ils doivent vendre du catalogue univerchiotte à la mégère de moins de cinquante balais, au moins ça a des chances de ne pas arriver avant longtemps. Quand j'ai cherché de la musique libre pour la première fois, et que je suis tombé sur jamenfouille-plein-les-poches, en 2007, ils m'ont fait fuir même pour aller chercher de la musique des autres pour moi-même. En allant lire les CGU avant de fouiller quoi que ce soit d'autre. Ça ressemblait à une vaste fumisterie ne servant qu'à générer du chiffre bien avant l'offre jamenfouille-pied-nickelé.

Re: Comment définir l'utilisation commerciale d'une oeuvre ?

Publié : 02 oct. 2009, 12:13
par __sam
aller, incauda, je lève le ' (© sam) ' sur LSD. il ne t'en coutera désormais rien du tout.

à nouveau globalement d'accord avec ce que tu écris, juste une petite critique :
- sur la visibilité de la musique libre (cf. quota chanson d'expression francophone sur les ondes)
- sur le financement par l'état via subvention (dans le genre 'multiplication des revenus des artistes' qui leur permet plus de 'liberté')
- l'idée que, comme tu le soulignes, en fonction de ton interlocuteur, tu doives aussi changer de discours (tu en donnes l'exemple avec le beauf qui te traite de koko), et en face d'un 'pro' se revendiquer 'amateur' (ce que je revendique) n'est pas nécessairement 'bien joué', parce que lui n'entend pas la même chose que toi sur amateur.

du coup, ma 'critique' n'est pas si petite. mais je te rejoins sur la négo a entamer avec la sacem, (et j'y rajoute la vision plus long terme que je défendais juste avant sur le travail vers une plus juste répartition ...)

Re: Comment définir l'utilisation commerciale d'une oeuvre ?

Publié : 02 oct. 2009, 13:08
par MrPiggiePopp
Hé les gars, savez quoi?
jeremienestel en a rien à fiche de vos digressions, des efforts de réflexion que vous produisez, il ne prend pas la peine de participer aux débats, il nous/vous méprise...

Sa méconnaissance du sujet il nous l'a prouvé par ses posts à côté de la plaque.

Ce qui l'intéresse probablement c'est sa position de prestige de vice président de Libre Accès, de boire des coups avec les pontes de jamendouille, de se faire défrayer des ouikendes par ci par là...

Re: Comment définir l'utilisation commerciale d'une oeuvre ?

Publié : 02 oct. 2009, 14:56
par yza
__sam a écrit :@ yza : j'ai défendu depuis le début 'commercial/non commercial' contre 'privé/public'. dogmazic 'non commercial', n'empêche que dogmazic a besoin de ronds pour fonctionner (cf. finances de l'asso). il serait dommage de refuser des fonds public, non ? en même temps, je ne suis pas administrateur de dogmazic, donc vous faites comme vous voulez hein ;)
Là pour le coup c'est toi qui déforme mes propos : la thune pour l'asso OUI mais pour ses actions propres et NON pour rémunérer son catalogue.
Cela n'a RIEN à voir.

Sachant que le but n'est pas de faire vivre l'asso sous perfusion de l'Etat ou d'une quelconque administration, bien entendu.
__sam a écrit :sur monpauvrelieu, il faut juste, comme je le répète depuis longtemps maintenant, si on veut faire changer les choses,
- non pas tout envoyer bouler (du genre 'MrPiggiePopp, t'es vraiment qu'un gros naze, boutonneux' parce que c'est pas crédible)
- mais participer à la vie de la société, comme nous le faisons déjà, en s'essayant à faire évoluer les choses, défendant la musique sous LLD (ce que ne fais pas jamendo...). ce que, j'ai l'impression, jérémie essaye de faire, d'un point de vue politique.
Interpeler les politiques sur l'existence des LLD c'est bien, mais faudrait pas les inciter à ne les voir que par le petit bout de la lorgnette et qui plus est en adoptant LEUR discours directement importé et pollué par les craintes et les peurs de leurs artistes mainstream préférés, manipulés par l'industrie du divertissement.
__sam a écrit : ensuite, si toi, ou des intégristes barbus (donc pas toi), adorent l'idée de n'être que les derniers dignes représentant éthiques des licence libre, hors marché ... ok. c'est aussi possible avec les LL. par contre, ça ne va pas apporter que du bon pour les LL ( multiplication des utilisations abusive, échange visibilité/gratuité, différence de rémunération grandissante ... le liberalisme, le VRAI)
Si les utilisateurs de LLD et surtout les futurs utilisteurs de LLD sont persuadés qu'ils auront une rémunération fût elle en centimes d'euros en s'inscrivant sur Dogmazic, alors oui ça craint : ça dénature complètement le sens premier de la licence, donc désolée de te (vous) pourrir la vie avec ça, mais je ne vois pas comment on peut justifier cela.

Re: Comment définir l'utilisation commerciale d'une oeuvre ?

Publié : 02 oct. 2009, 15:10
par a-Sansara
yza a écrit :Si les utilisateurs de LLD et surtout les futurs utilisteurs de LLD sont persuadés qu'ils auront une rémunération fût elle en centimes d'euros en s'inscrivant sur Dogmazic, alors oui ça craint : ça dénature complètement le sens premier de la licence, donc désolée de te (vous) pourrir la vie avec ça, mais je ne vois pas comment on peut justifier cela.
pas mieux.

Re: Comment définir l'utilisation commerciale d'une oeuvre ?

Publié : 02 oct. 2009, 15:13
par __sam
je me suis mal exprimé : j'ai bien compris que l'argent pour association, tu es d'accord, mais de mon point de vue, l'argent pour l'association ne doit pas (forcément) venir d'argent récoltée pour rémunérer la création (ce n'est pas la même chose).
Sachant que le but n'est pas de faire vivre l'asso sous perfusion de l'Etat ou d'une quelconque administration, bien entendu.
il s'agit, mais vous en faites ce que vous voulez, de multiplier les sources de financements, histoire de ne pas dépendre que d'une seule. c'est une condition qui permet (il y a d'autres moyens) la liberté d'action dans notre monde.
ne les voir que par le petit bout de la lorgnette et qui plus est en adoptant LEUR discours directement importé et pollué par les craintes et les peurs de leurs artistes mainstream préférés, manipulés par l'industrie du divertissement
oui, tout comme assimiler le commerce de la musique à simplement 10 artistes mainstream. là encore, il s'agit de quelques nuance à apporter dans le propos.

sur ton dernier point, dit ainsi, je le partage. mais l'objectif de dogmazic, à mon sens, est tout autre que d'avoir des inscrits sur un site web.