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petit traité de philosophie sonore
Re: petit traité de philosophie sonore
l'article de macmusic donné en lien est un article donnant quelques bases techniques et c'est un bon article mais il y manque un recul sur autre chose que le son.
Re: petit traité de philosophie sonore
oui mais justement , ces bases techniques sont importantes pour cerner le sujet. Et connaitre aussi l'implication et les effets de l'industrie musicale sur le mastering est important pour pouvoir en discuter, car en faite c'est surtout "eux" qui " mènent la danse " ..."l'article de macmusic donné en lien est un article donnant quelques bases techniques et c'est un bon article mais il y manque un recul sur autre chose que le son."
Cette histoire sur la "guerre du volume" , et l'exemple donné sur l'évolution du tracé des trois chansons de Prince , montre parfaitement cet impact de l'industrie du disque.....
Du coup c'est a ce demander si il est réellement question de "parti pris acoustique " dans le mastering ? puisque l'inge-son se doit de prendre en compte l'évolution des formats , du matériel d'enregistrement , du support...etc......
ou est le coté "artistique" la dedans?
et bien es-que ce ne serai pas plutôt un choix "industriel" plus "qu'artistique" ?"Ce que je voudrais c'est qu'il puisse y avoir une prise de conscience de ce que peut
vouloir dire un parti pris acoustique qui fait que l'album solo de Mark Hollis sonne
plus bas que radiohead par exemple mais justement pourquoi ce choix est il fait ?"
Es que dans ces deux cas l'inge-son serai rentré dans des critères techniques , c'est a dire de se baser sur " tel type de matériel que l'auditeur utilisera " pour écouter son album , de quelle manière leurs chansons seront diffusées , écoutées , copiées ...etc....etc... plus que de s'inquiéter de l'impact artistique.......
malheureusement j'ai bien peur que ce soit le cas.....mais l'inge-son est loin d'en être responsable , car il subit la volonté de "l'artiste" vis avis de ses "auditeurs" (ou vice&versa ).......pour que l'inge-son puisse avoir une approche plus différente , il faudrait que ce soit ou l'artiste ou les auditeurs qui en prennent conscience......"Je ne suis pas du tout d'accord avec cet argument qui consiste à dire que le mastering
n'a de sens que dans le cadre de l'industrie musicale, c'est là justement là ou le
bas blesse car malgré ce que nous pourrons dire, nous avons besoin d'un étalonnage de
niveau, d'une épaisseur du son qui nous évite de mettre la chaine a moitié volume
ou de ne rien entendre sur des enceintes Pc speaker."
et dans ce cas je comprend mieux ton intervention et ton texte , discuter pour faire prendre conscience aux artistes et auditeurs que nous somme , de notre "rôle" ,de notre "impact" sur le mastering......et dans l'esprit de la musique libre , ça me parait plus important encore.....
Re: petit traité de philosophie sonore
C'est comme ça que je l'entendais. Une perte de l'information, du message émit par l'artiste. L'ingé-son et le mastering étant là pour maintenir le message pour qu'il parvienne aussi intact que possible à la cible.Lunt a écrit :Le bruit correspond en cybernétique a une absence d'information ou une perte de cette
information. Lire pour cela Henri Atlan.
Si tu n'es pas tout à fait d'accord c'est que tu es un peu d'accord. Reste à savoir à quel point tu es d'accord ^^Lunt a écrit :Je ne suis pas du tout d'accord avec cet argument qui consiste à dire que le mastering
n'a de sens que dans le cadre de l'industrie musicale, c'est là justement là ou le
bas blesse car malgré ce que nous pourrons dire, nous avons besoin d'un etalonnage de
niveau, d'une epaisseur du son qui nous evite de mettre la chaine a moitié volume
ou de ne rien entendre sur des enceintes Pc speaker.
Pour moi, le mastering est directement lié à l'industrie musicale car cette indutrie vend un produit de masse, la musique. Qui dit masse, dit ensemble de personnes indétreminées. L'industrie fait donc un produit qui devra être reproduit aussi fidèlement que possible sur le matériel du plus grand nombre.
Quand j'enregistre une source sonore, je n'ai pas besoin de retravailler, la plupart du temps, cet enregistrement dans mon éditeur de son, pas pour les niveaux en tous cas. Sauf accident bien sûr. Parce que je connais mon matériel. De même un photographe s'arrange pour faire la meilleure prise de vue possible pour éviter de passer par la retouche ensuite. Sauf si il exporte ses images sur le web ensuite. Le son c'est pareil, la prise de son doit être aussi bonne que possible.
Oui, le son des sons est un message en soi.Lunt a écrit :Ca a des conséquences "politiques" fortes. Ca correspond a une question de culture, celle qui nous influence celle que nous élaborons et transformons.
Le son sert à transmettre des émotions.
Et oui, nous sommes influencés par notre culture personnelle, la culture au sens large et la technologie. La possibilité de travailler sur un son sans le détruire, sans gâcher de la bande magnétique, de tester toutes les possibilités qui nous passe par la tête permet des expérimentations inédites. Avant l'informatique domestique, parce qu'il y avait un coût matériel important, peu de gens pouvaient se permettre d'expérimenter le son comme nous le faisons aujourd'hui. Il fallait travailler dans le milieu de la radio, des studios ou être à l'Ircam pour bidouiller les sons.
Je pense que tu veux qu'on te parle de nos propres expériences dans ce domaine...Lunt a écrit :Ce que je voudrais c'est qu'il puisse y avoir une prise de conscience de ce que peut
vouloir dire un parti pris acoustique qui fait que l'album solo de Mark Hollis sonne
plus bas que radiohead par exemple mais justement pourquoi ce choix est il fait ?
Le mastering, dont je connais très peu de choses, a été tout de suite un problème à partir du moment où ce que je faisais en musique devait passer la porte de chez moi. Que ce soit les mix-tapes pour démarcher un club ou un festival, un album démo pour démarcher un label, et ensuite lorsque j'ai décidé de m'auto-éditer en licence libre par l'intermédiaire du Web.La question que je me posais était de savoir si les autres entendraient correctement ce que je voulais leur faire entendre, c'est-à-dire Moi au travers d'un mode d'expression, ma singularité, la raison pour laquelle je pensais devoir être retenu, ma différence. Comment faire pour que mon son, passe partout, et qu'on entende les subtilités des différentes couches qui le compose. Je me suis pris la tête longtemps et parallèlement, les habitudes des gens changeaient, et je me suis rendu compte aussi que peu de gens écoutent vraiment. Ecouter de la musique sur un baladeur est devenu très courant, les casques fournis avec ces engins sont peu performants, d'autres écoutent de la musique dans une piètre qualité sur les haut-parleurs bas de gamme de leur ordinateur, et enfin, les gamins écoutent de la musique avec leur téléphone portable qui crache de l'aigu exclusivement. Je ne parle même pas des lieux qui prétendent diffuser des artistes live. J'avoue que ça m'a dégoûter de faire des efforts. Et j'ai pris mon parti de masteriser non plus pour que ce soit agréable sur le plus de matériels possibles, mais pour que cela participe à l'esthétique de mon son. Une sorte de signature en quelques sortes. Je veux un son puissant, fort tout de suite, qui remplisse tout le spectre et fasse talonner les membranes, de telle sorte que celui qui entend soit obliger de baisser le volume. C'est un moyen d'attirer l'attention. C'est ce que j'essaie de faire, j'ai eu des commentaires qui m'ont permis de savoir que ça fonctionne avec certaines personnes. Je masterise pour que ça ne laisse pas indifférent.
J'avoue ne pas bien comprendre cette phrase. Qu'est-ce qu'on ne peut pas faire faire au son ?Lunt a écrit :On est dans ce domaine à un point de convergence entre d'une part une subjectivité
et des règles naturelles car le son est un phénomène physique et on ne peut pas lui faire faire n'importe quoi.
Là non plus je ne comprends pas. Comment, à partir du mastering, le capitalisme peut-il gagner de l'argent ? Tu parle de tendances, de mode, d'esthétique, de mouvement artistiques ?Lunt a écrit :Entre ces deux pôles il est certain que le capitalisme fait son beurre.
Pour les deux. Ca dépend de notre culture du son et de nos connaissances techniques dans ce domaine.Lunt a écrit :C'est cette tension qui est passionnante, car peut on vraiment dire si on estime qu'un
mastering est bon ou mauvais pour des raisons strictement esthétiques,ou techniques ?
Ce qui vaut pour le son vaut pour l'image. Ce qui est intéressant aujourd'hui, c'est que nous pouvons intégrer au son des choses qui avant n'étaient pas permises. Des choses que l'on aurait considéré comme des erreurs. Le souffle par exemple, ou un bruit de masse en fond, ou de la saturation, ou au contraire un volume très, très bas, ou des variations de niveaux. Ca bouscule les habitudes et l'auditeur. Dans l'univers de l'industrie musicale, ces choses-là sont réservées à des marchés de niches. Sur internet, c'est accessible à tout le monde et ça contribue à ouvrir l'esprit.
La musique étant un message, elle ne sert pas qu'à divertir ou à donner à ressentir des sentiments gnagnans bas de gamme. Agresser, donner envie, mettre en colère, provoquer de la répulsion ou au contraire rendre addictif, ça sert aussi à ça le son.
Re: petit traité de philosophie sonore
Totoresk : article très bien fait et documenté.
oui effectivement cette histoire de la guerre du volume est un fait
mais ce que j'essaye de montrer c'est que nous ne pouvons pas nous départir
de cette question du mastering et faire comme si ca n'était pas important
malgré notre ambition a-commerciale (d'où mon intérêt aussi de venir discuter
avec vous). par exemple il y a une question d'homogénéité de morceau a morceau sans forcement chercher le niveau globalement.
pour mark mollis il y a eu un choix en référence avec une esthétique du son
parcequ'il a aussi les moyens de faire comme ça qu'il a travaillé avec certaines
personnes etc.
en effet mon texte veut aller dans le sens d'une prise de conscience.
Bothunter : quand je dis qu'on ne peut pas faire au son certaines choses c'est
que par exemple il y a des choses à respecter notamment dans les basses
fréquences sur les oppositions de phases, l'acoustique d'une pièce provoque
des choses, l'échelle du son est logarithmique et pas linéaire, or le mastering
tend à la rendre linéaire etc etc en détruisant la sensation d'acoustique naturelle
que peut avoir un mixage où chaque étage de fréquence a sa place.
la plupart des disques diffusés commercialement en rock par exemple n'ont
aucune dynamique réelle en crête mais une dynamique RMS, basée sur la
montée des haut médium et des aigus et c'est donc subjectif d'un point
de vue dynamique "réel".
Si on veut gagner du niveau globalement on doit enlever de l'énergie dans
des fréquences de type bas médium (dana peut en témoigner sur un enregistrement récent).
Mais par exemple si on doit discuter avec un acousticien de l'ircam ce genre
de manipulation sonore sera tout à fait intolérable pour lui car le fond de son
travail repose sur la manipulation du son.
Et là on trouve un cas limite ou le mastering est contraire au processus artistique
dans ses fondements. Pour un musicien de folk par exemple la question
serait : jusqu'où est ce que ce processus est tolérable tout en étant nécessaire ?
Et j'insiste la réponse n'est ni technique ni esthétique à 100%.
Dans le cas de l'acousticien sa technique est esthétique. Ou peut être que non parcequ'on est plus dans le champ de l'esthetique justement.
oui effectivement cette histoire de la guerre du volume est un fait
mais ce que j'essaye de montrer c'est que nous ne pouvons pas nous départir
de cette question du mastering et faire comme si ca n'était pas important
malgré notre ambition a-commerciale (d'où mon intérêt aussi de venir discuter
avec vous). par exemple il y a une question d'homogénéité de morceau a morceau sans forcement chercher le niveau globalement.
pour mark mollis il y a eu un choix en référence avec une esthétique du son
parcequ'il a aussi les moyens de faire comme ça qu'il a travaillé avec certaines
personnes etc.
en effet mon texte veut aller dans le sens d'une prise de conscience.
Bothunter : quand je dis qu'on ne peut pas faire au son certaines choses c'est
que par exemple il y a des choses à respecter notamment dans les basses
fréquences sur les oppositions de phases, l'acoustique d'une pièce provoque
des choses, l'échelle du son est logarithmique et pas linéaire, or le mastering
tend à la rendre linéaire etc etc en détruisant la sensation d'acoustique naturelle
que peut avoir un mixage où chaque étage de fréquence a sa place.
la plupart des disques diffusés commercialement en rock par exemple n'ont
aucune dynamique réelle en crête mais une dynamique RMS, basée sur la
montée des haut médium et des aigus et c'est donc subjectif d'un point
de vue dynamique "réel".
Si on veut gagner du niveau globalement on doit enlever de l'énergie dans
des fréquences de type bas médium (dana peut en témoigner sur un enregistrement récent).
Mais par exemple si on doit discuter avec un acousticien de l'ircam ce genre
de manipulation sonore sera tout à fait intolérable pour lui car le fond de son
travail repose sur la manipulation du son.
Et là on trouve un cas limite ou le mastering est contraire au processus artistique
dans ses fondements. Pour un musicien de folk par exemple la question
serait : jusqu'où est ce que ce processus est tolérable tout en étant nécessaire ?
Et j'insiste la réponse n'est ni technique ni esthétique à 100%.
Dans le cas de l'acousticien sa technique est esthétique. Ou peut être que non parcequ'on est plus dans le champ de l'esthetique justement.
Re: petit traité de philosophie sonore
ha mais carrément , mais il est bon de constater comment ça se passe en générale avant de discuter de ce qui serai un "mieux".."mais ce que j'essaye de montrer c'est que nous ne pouvons pas nous départir
de cette question du mastering et faire comme si ca n'était pas important
malgré notre ambition a-commerciale "
attention je ne dis pas que le mastering c'est purement commercial , j'essaye juste de comprendre comment et pourquoi , en majorité (apparemment), c'est le cas......et comment , et sur quels critères on peu discuter de l'impact "artistique" ......
en faite pour avoir une démarche artistique sur un mastering , il faudrai plus se concentrer sur " la matière" , c'est a dire la chanson/musique de l'artiste ..... plus que sur la "destination" , c'est a dire le support , le tye d'auditeurs..etc....
oui/non? trop simple ?
n'y aurait -t-il pas plusieurs "types" de masterisation? mastering artistique / mastering technique? il n'y a pas de code de langage entre ingé-son , ou entre ingé-son et artistes.....la dessus?
(question débile surement....mais je pose quand même....)
Re: petit traité de philosophie sonore
Lunt :
N'est-il pas possible d'envisager un mouvement esthétique basé sur le son brut non retravaillé ?
Est-ce que les artistes du libre qui sont en mesure de s'affranchir des normes de l'industrie du disque ne sont pas à même de proposer de la musique d'une manière différente, non finie, brute, une publication de sources à télécharger et à transformer soi-même sur son propre matériel ?
Est-ce que nous ne sommes pas à même de faire autre chose qu'une oeuvre finie et imposée telle quelle tant sur le plan technique qu'esthétique ?
Ne pourrions-nous pas donner une autre orientation à la musique et nous affranchir de ce qu'un processus industriel en a fait en 70 ans ?
Ben, peut-être que je me trompe, mais si je ne vends ( dans tous les sens du terme ) pas ce que je fais, que je me contente de semer des sons sans me préoccuper d'où ils atterissent, peut m'importe que ces sons soient formatés pour des oreilles formatées. De plus, parce que nous avons désormais accés à toutes sortes de choses, même celles qui avant étaient systématiquement rejetées, la non masterisation d'un son ou sa mauvaise masterisation peut être tout à fait possible. Quand le rock a inclue des sons de saturation, c'était impensable pour une oreille mélomane de l'époque, aujourd'hui, ça fait partie de notre culture et aussi loin qu'on aille dans la saturation d'un son, personne n'appelle un exorciste. ^^ce que j'essaye de montrer c'est que nous ne pouvons pas nous départir
de cette question du mastering et faire comme si ca n'était pas important
malgré notre ambition a-commerciale (d'où mon intérêt aussi de venir discuter
avec vous).
N'est-il pas possible d'envisager un mouvement esthétique basé sur le son brut non retravaillé ?
Cette homogénénité est une problématique d'album. Lorsqu'on écoute des singles ça n'intervient plus dans l'équation. C'est aussi une problématique de playlist depuis que nous entreposons des années de musique sur les mémoires de masse de nos ordinateurs.par exemple il y a une question d'homogénéité de morceau a morceau sans forcement chercher le niveau globalement.
Est-ce que les artistes du libre qui sont en mesure de s'affranchir des normes de l'industrie du disque ne sont pas à même de proposer de la musique d'une manière différente, non finie, brute, une publication de sources à télécharger et à transformer soi-même sur son propre matériel ?
Est-ce que nous ne sommes pas à même de faire autre chose qu'une oeuvre finie et imposée telle quelle tant sur le plan technique qu'esthétique ?
Ne pourrions-nous pas donner une autre orientation à la musique et nous affranchir de ce qu'un processus industriel en a fait en 70 ans ?
Re: petit traité de philosophie sonore
mon experience jusqu'à présent a été sur des critères très simples en fait pour ceTOTORESK a écrit :
n'y aurait -t-il pas plusieurs "types" de masterisation? mastering artistique / mastering technique? il n'y a pas de code de langage entre ingé-son , ou entre ingé-son et artistes.....la dessus?
(question débile surement....mais je pose quand même....)
qu'en disait les artistes :
- respecter le mixage
- ne pas faire dans la surenchère de niveau
- avoir des éléments de comparaison (chose valable déjà au moment des prises
et du mix)
- il y a des remarques ensuite après écoute lorsque les gens comparent
sur un repère dont ils ont l'habitude : "tel morceau est peu être trop fort."
"y a une fréquence qui vibre dans ma voiture."
Et la réponse sur un problème ne peut pas dignement être "ben tu n'as pas une
bonne chaîne" (ce qui peut être vrai en plus mais est ce que ca doit être le
problème de l'ingé son ? comment peut il faire pour que ca ne soit plus Un problème ?)
Si les yamaha NS 10 sont depuis longtemps une référence en terme d'écoutes ca n'est
vraiment pas pour rien.Ce sont des enceintes tellement arides à l'ecoute que faire
sonner un mix dessus va induire une qualité quelque soit le système d'ecoute de
l'auditeur chez lui.(je vais vite en disant ça mais c'est un bon etalonnage)
Je dirais qu'une discussion ethique doit se dérouler entre les musiciens et l'ingé son
sur ce qu'ils veulent ou en tout cas sur ce qu'ils pensent vouloir, sur les limites de
ce que peut un studio. Ta question est importante : quel serait un langage adapté
pour pouvoir parler de ce problème là ? On est vraiment perdus sur ce point.
c'est dommage qu'on ait pas vécu en ex rda car ca devait être comme la traban
il devait y avoir une seule voiture, et aussi une seule chaîne hi fi.
là plus de problème pour faire du mauvais mastering il fallait vraiment le vouloir
Re: petit traité de philosophie sonore
justement non parceque ca demanderait à toutes les personnes qui sont potentiellementbothunter a écrit :Lunt :
Ne pourrions-nous pas donner une autre orientation à la musique et nous affranchir de ce qu'un processus industriel en a fait en 70 ans ?
tes auditeurs de changer leur système d'ecoute.
je pousse l'argument à l'extrême pour juste montrer la limite de ce type de positions
je pense qu'on doit faire avec ce paramètre pour être inventif.
faire avec ne veut pas dire s'y aliéner.
bon j'ai sommeil
Re: petit traité de philosophie sonore
bothunter a écrit : Ne pourrions-nous pas donner une autre orientation à la musique et nous affranchir de ce qu'un processus industriel en a fait en 70 ans ?
Autrement dit, tu insinues que le logiciel libre, la prise en main de la technique par le citoyen, sa capacité à produire lui-même et à apporter le produit de son travail directement à celui à qui il est destiné, tout ça ne changera rien, et que nous serons toujours tributaires des choix technologiques imposés par la bataille des standards depuis les années soixante par les multinationales. Je ne propose pas que mes auditeurs potentiels changent leur matériel de reproduction, mais qu'ils se prennent en charge, qu'ils interviennent dans le processus de création de l'oeuvre final, qui ne serait, non plus celle de l'artiste mais celle de celui qui l'écoute. L'objet des licences libres n'est-il pas justement d'impliquer tout le monde dans le processus créatif ?Lunt a écrit : justement non parceque ca demanderait à toutes les personnes qui sont potentiellement
tes auditeurs de changer leur système d'ecoute.
Pourquoi avoir la même idée de ce qu'est la musique que nos pères ?
Aujourd'hui, je peux très facilement mettre mes créations à disposition des internautes qu'elles que soient le niveau de maturité de ces créations; des idées avortées, des samples non utilisés, des versions de travail différentes les unes des autres. Tout ça en vrac dans un dossier que n'importe qui pourrait ouvrir et faire ce qu'il veut avec. Ainsi, l'internaute ne vient plus sur l'Archive pour y écouter passivement la création d'un autre, mais y télécharger des bourgeons de créations sur lesquels il peut intervenir. Le mastering étant à la fois un choix technique et esthétique, ces fichiers en flac en seraient dépourvus. Le résultat, ce n'est plus un morceau X dont la paternité est attribuée à Untel mais une multitudes de morceaux ayant pour base des éléments d'un morceau X.
Je pense l'inverse. Je pense que notre influence par le son formaté d'une industrie depuis soixante ans ne nous permet pas d'avoir le recul nécessaire pour faire autre chose. D'autant plus si nous sommes de la partie. Comment être inventif avec une technologie que nous sommes peu à maîtriser ?Lunt a écrit :je pousse l'argument à l'extrême pour juste montrer la limite de ce type de positions.
je pense qu'on doit faire avec ce paramètre pour être inventif.
Je ne la maîtrise pas, je n'en maîrtise pas les termes techniques, je sais que les basses s'annulent par excés de basses, parce que j'en ai fait l'expérience mais je ne sais pas ce que ça signifie ni comment y remédier par exemple. Comment être créatif autrement qu'en inventant autre chose, en sortant du cadre ?
Comme tu l'as écrit plus haut, on ne peut pas faire ce que l'on veut avec le son. Si c'est juste baisser le volume général pour ne pas faire comme la tendance qui consiste à faire le mastering le plus fort possible, tu parles d'un défi. Ca signifie certainement quelque chose dans le cadre de l'industrie musicale. Mais je n'en fait pas partie, personne ne se dira : "Tiens, son album est moins fort, qu'est-ce qu'il veut dire, est-ce un choix politique ?"Lunt a écrit :faire avec ne veut pas dire s'y aliéner.
Tu parle d'acte politique plus haut, je propose d'arrêter de masteriser la musique pour en faire un produit fini, de faire de meilleurs enregistrements et d'en restituer la primeur, le son tel qu'il a été capté ou généré au départ, sans se préoccuper de comment il sera reproduit. L'idée c'est qu'au lieu de faire en sorte que les artistes cherchent à s'adapter à un auditeur statistique qui n'est qu'une abstraction pour le marketing, l'auditeur réel se pose la question de qu'elle est sa place dans la chaîne de diffusion, qu'est-ce qu'il peut y faire, comment avoir le son qui lui plaît à lui, indépendamment de la "vision" de l'artiste.
Je trouve ça plus ambitieux que de devoir s'adapter à un outil pour en repousser les limites et plus en accord avec l'idée que j'ai des licences libres.
Re: petit traité de philosophie sonore
là ça devient génial votre causerie :
on avait une amie à la maison durant quelques jours (qui du coup a enregistré quelques morceaux avec delphine dora) : elle nous confiait qu'elle n'enregistrait plus rien, mais qu'elle avait une activité régulière d'improvisation et de composition.
c'est pas si absurde.. des tas de musiciens ont fait cela, forcé par l'absence de moyens d'enregistrement, ou bien parce qu'ils jouaient à une époque antérieure à l'invention de l'enregistrement audio, et qu'ils ne savaient ni lire ni écrire (des partitions par exemple, qui sont une manière d'enregistrer finalement)
autre remarque : chacun d'entre nous, j'imagine, enfin les plus de 40 ans
a commencé avec un petit magnéto enregistreur stéréo bien pourrave. bon. je me disais, c'est pas évident maintenant avec les ordis pas chers et le home studio à moins de x euros de faire du son vraiment pourrave. En plus giles m'a filé des micros de ouf.. pfff.. Même moi qui suis une tanche en enregistrement, j'ai du mal à faire quelque chose de vraiment pourrave 
autre remarque : ceux qui s'occupent de labels ont sans doute noté que désormais quand on recevait des scuds de candidats à la signature, c'était souvent des machins tout clean, enregistrés dans des studios high tech avec un emballage en technicolor. Alors qu'à mon époque, c'était y'a dix ans à peine, on recevait encore la bonne K7 audio enregistrée dans le garage avec le son de la grosse caisse qui bouffait tout le reste. Y'avait tout à faire, c'était vraiment motivant de bosser à partir d'un matériau aussi brut, de réfléchir avec l'artiste à savoir dans quel sens on allait orienter l'album etc.. Maintenant, c'est : voilà le scud, et toi, le label, tu te contentes de promotionner et de diffuser.. mouahhhhhhhhh
Est-ce que tout cela relève du politique ?
Oui, forcément.
Est-ce que s'abstenir de booster le mastering, se passer de mastering, ne pas enregistrer du tout, relève d'un "engagement" politique ? peut-être.. mais j'ai comme un doute sur la "portée" de l'acte quand même.. Vous allez me dire, j'ai des doutes aussi sur la portée de l'"engagement" politique que constitue choisir Ubuntu ou une licence CC alors.. Politique oui, forcément, important ? heu... faut voir..
moi je propose de ne plus rien enregistrer du toutSi c'est juste baisser le volume général pour ne pas faire comme la tendance qui consiste à faire le mastering le plus fort possible, tu parles d'un défi. Ca signifie certainement quelque chose dans le cadre de l'industrie musicale. Mais je n'en fait pas partie, personne ne se dira : "Tiens, son album est moins fort, qu'est-ce qu'il veut dire, est-ce un choix politique ?"
Tu parle d'acte politique plus haut, je propose d'arrêter de masteriser la musique pour en faire un produit fini, de faire de meilleurs enregistrements et d'en restituer la primeur, le son tel qu'il a été capté ou généré au départ, sans se préoccuper de comment il sera reproduit.
on avait une amie à la maison durant quelques jours (qui du coup a enregistré quelques morceaux avec delphine dora) : elle nous confiait qu'elle n'enregistrait plus rien, mais qu'elle avait une activité régulière d'improvisation et de composition.
c'est pas si absurde.. des tas de musiciens ont fait cela, forcé par l'absence de moyens d'enregistrement, ou bien parce qu'ils jouaient à une époque antérieure à l'invention de l'enregistrement audio, et qu'ils ne savaient ni lire ni écrire (des partitions par exemple, qui sont une manière d'enregistrer finalement)
autre remarque : chacun d'entre nous, j'imagine, enfin les plus de 40 ans
autre remarque : ceux qui s'occupent de labels ont sans doute noté que désormais quand on recevait des scuds de candidats à la signature, c'était souvent des machins tout clean, enregistrés dans des studios high tech avec un emballage en technicolor. Alors qu'à mon époque, c'était y'a dix ans à peine, on recevait encore la bonne K7 audio enregistrée dans le garage avec le son de la grosse caisse qui bouffait tout le reste. Y'avait tout à faire, c'était vraiment motivant de bosser à partir d'un matériau aussi brut, de réfléchir avec l'artiste à savoir dans quel sens on allait orienter l'album etc.. Maintenant, c'est : voilà le scud, et toi, le label, tu te contentes de promotionner et de diffuser.. mouahhhhhhhhh
Est-ce que tout cela relève du politique ?
Oui, forcément.
Est-ce que s'abstenir de booster le mastering, se passer de mastering, ne pas enregistrer du tout, relève d'un "engagement" politique ? peut-être.. mais j'ai comme un doute sur la "portée" de l'acte quand même.. Vous allez me dire, j'ai des doutes aussi sur la portée de l'"engagement" politique que constitue choisir Ubuntu ou une licence CC alors.. Politique oui, forcément, important ? heu... faut voir..