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Re: FSMLo - le débat
Publié : 10 avr. 2011, 21:00
par __sam
mrpiggiepopp, ce n'est que mon point de vue,
et disons que j'espère de la dimension pédagogique qu'elle aille un peu plus loin que simplement un livret.
Re: FSMLo - le débat
Publié : 10 avr. 2011, 22:29
par MrPiggiePopp
C'est pour ça que je donne un exemple, toujours dans ma tentative pour comprendre ce que serait "un projet".
Comment imagines-tu introduire une dimension pédagogique dans un projet de vynile, 500 exemplaires, compil noise-bruitiste, archives dogma, 1000 euros? (sans compter les frais de temps passé au mastering et au choix)
C'est la demande.
Re: FSMLo - le débat
Publié : 10 avr. 2011, 23:44
par __sam
"comme ça", je dirai que ça vaudrait le coup de prévoir des présentations publics du produit, par exemple, dans le projet, ou justement tu expliques la démarche, la musique, le choix des artistes... (?)
Re: FSMLo - le débat
Publié : 11 avr. 2011, 12:06
par ORL_AMMD
Je ne suis pas sûr (je suis même certain du contraire) que le fonds doive être l'exclusif financeur des "projets" qu'il soutiendra(it).
Re: FSMLo - le débat
Publié : 11 avr. 2011, 14:08
par __sam
? orl ? je serai tenter de dire pas forcément. la force d'un projet, c'est aussi de rassembler différents acteurs, non, et donc différents "financeurs" possibles (en tant donc qu'acteur du projet)
Re: FSMLo - le débat
Publié : 11 avr. 2011, 14:46
par bothunter
Si vous me permettez une petite remarque un peu piquante, je trouve que vu comme ça, ça ressemble de plus en plus à un financement culturel du conseil général ( dans la méthode d'attribution arbitraire selon des critères de méritocratie ). Et ça devient tout aussi chiant avec derrière la tentation de croire que cette subvention déguisée est attribuée aux potes.
Autre chose, je me demande ce que vous allez bien pouvoir financer avec 10 000 euros. Combien de projets, et quel type de projet surtout. Parce que dés qu'on sort du studio virtuel et d'internet, tout coûte un fric fou, que ce soit une tournée, un festival, l'acquisition de matos, se payer un ingé-son pour de la scène, la réalisation d'un vinyle, de pochettes, etc...
Dans l'exemple de Mr Piggie popp qui s'interroge sur la façon de faire entrer de la pédagogie dans un projet "libre", la réponse de sam est le concert.
Vous est-il venu à l'idée que trouver une salle pour un projet libre ou pas, est un vrai chemin de croix actuellement ?
D'ailleurs, je me demande bien pourquoi il faudrait y mettre de la pédagogie dans un projet libre ?
Dans quel but ? En quoi le résultat final diffère-t-il entre un projet libre d'un qui ne l'est pas ?
En rien, la finalité est la même. La licence en elle-même suffit ( ou pas ), aux gens d'être curieux par la suite. L'information est disponible partout.
Pour résumer, 10 000 euros, ce n'est nettement pas suffisant, vous n'allez pas financer grand chose avec ça, et si en plus vous mettez comme condition de trouver des financements autres, je vous mets au défi d'imposer que le projet reste libre par la suite.
Si vous me financez à hauteur de 20% de mon projet, que je mets 60% en fonds propres et qu'une asso culturel ou un service culturel mette le reste, vous ne pourrez rien m'imposer.
Bref, je pense que ce fond, qui est une bonne idée n'est pas encore mûr dans l'état actuel des choses.
Re: FSMLo - le débat
Publié : 11 avr. 2011, 16:09
par __sam
bothunter, le côté pédagogique, c'est mon idée personnelle en fait, et que j'essaye de faire rentrer dans le plan du fond.
"la réponse de sam est le concert." : non, c'est pas ça. la réponse, c'est trouver des moyens de disséminer l'initiative, de l'expliquer, de l'accrocher au libre.
Re: FSMLo - le débat
Publié : 11 avr. 2011, 20:27
par delgarma
Le coté pédagogique est pour moi très important aussi.
Il est plus facile de travailler un élément que l'on connait un peu.
La pédagogie est nécessaire à l'émulsion.
+1 pour sam
Par exemple, AGISON est un projet pour informer sur les risques auditifs en concert.
Ils offrent la possibilité a des groupes de faire des cachets toute l'année ; en échange les groupe aménagent leur set afin de parler du risque auditif.
c'est un troc ; et dans notre cas cela profiterait a tous.
Re: FSMLo - le débat
Publié : 12 avr. 2011, 10:52
par aisyk
La dimension "pédagogique" doit être cadrée. Quelle type d'intervention, quand, comment ? Agison fournit tout le matériel pour cela aux acteurs (artistes, organisateurs de festivals), par exemple.
Exemple récent d'action pédagogique dans un autre domaine, l'éducation populaire :
Un artiste est accueilli en résidence gratuite dans une salle de mjc, la contre partie est que l'artiste s'engage à une action de sensibilisation auprès du public (celle qu'il choisira entre stage, débat...), en plus d'une restitution publique de son travail.
Il est facile d'avoir ce type de rapports au quotidien avec quelqu'un qui répète dans les mêmes locaux. Avec un groupe "du net", ce sera plus compliqué à vérifier, sauf si nous les connaissons personnellement (on se limitera à cela dans les attributions du FSMLO ?).
Je suis ok sur le fond, car c'est important.
Mais justement parce que c'est important, ne nous faisons pas plus gros que le bœuf en créant un turc impossible à réaliser (car on est loin, très loin d'avoir la caution d'un gouvernement comme l'a Agison pour agir).
Il faut réfléchir à, comment, dans la pratique, on pourra faire que ce soit possible. Il n'y a rien de pire que d'édicter des règles inapplicables, ça discrédite toute la démarche. Tous les artistes ne sont pas "à l'aise devant un public" pour leur expliquer leur démarche, il faut qu'ils puissent s'impliquer à la mesure de leurs énergies et compétences, que ça leur fasse plaisir aussi de faire de la "pédagogie", sinon on rentre dans un côté à mon avis super chiant d'obligations contractuelles et in fine cette partie à laquelle nous tenons risque plus d'être baclée et d'être une charge.
Autre questionnement :
Quand on parle de "projet", on parle de quels délais ? Un projet financé par le FSMLO devra rendre sa copie au bout de combien de temps ? Estime-t-on qu'un projet artistique (scénique, diffusion, production...) doit avoir telle durée pour être soutenu ?
Re: FSMLo - le débat
Publié : 12 avr. 2011, 11:28
par aisyk
ORL_AMMD a écrit :Modalités
Pour ce qui est de faire que du libre libre (copyleft), évidemment, vous me connaissez, je devrais pas me prononcer contre.
Et pourtant, si. Parce que le fonds est alimenté, a priori, par toute l'archive Dogmazic via les bornes (si je me trompe, alors qu'on me le précise), et donc, du coup, il n'y a pas de raison, sauf à durcir les conditions d'inscription sur l'archive.
Pour ce qui est du financement des "débutants", je reviens dessus.
@dana : quelqu'un qui se fait aider par une collectivité territoriale, qui enregistre dans un méga studio, etc. tout aussi merdique qu'il soit ne peut être considéré comme un "débutant". Ca suggère clairement qu'il connaît déjà les rouages du truc (je pense qu'en tant qu'ancien "label manager", tu vois bien ce dont je veux parler).
Mon idée n'est ni de dilapider le fonds dans des subsides infinitésimaux pour chaque groupe "débutant" ni de favoriser un groupe débutant qu'on aurait sélectionner comme tel.
Mon idée est de promouvoir une action envers ces groupes (logique descendante) qui peut-être n'existeront jamais ou très peu, etc. et qui -dans tous les cas- sont incapables d'aller monter un dossier (logique ascendante) parce que :
1. ils ne savent pas le faire
2. ils ne savent même pas que ça se fait
En gros, je propose de faire le taf qui devrait échoir aux politiques culturels, à savoir descendre de sa tour d'ivoire, aller voir ce qui se passe, identifier soi-même les acteurs du milieu, sans attendre qu'ils se présentent à toi (donc exhaustivité) et favoriser leur structuration au besoin.
Pragmatiquement, ça peut se traduire par le salariat ponctuel (mission) d'une personne chargée justement d'aller chercher ces gens là et de monter avec eux un projet qui les aide tous (et pas un seul groupe en particulier).
Je pense tout autant être dans l'indépendance que toi, et je vomis justement ce système de clientèlisme qui fait que, lorsque tu sais comment faire pour récupérer les subs que tu veux, c'est que tu n'en as plus besoin car tu aurais les moyens de faire autrement, et pendant ce temps là, des tas de petits groupes triment sans savoir ce qu'est une subvention, et sans pouvoir s'acheter leur 3 cordes de guitare sans participer à des tremplins bidon.
Je ne dis donc pas qu'il faut filer des thunes en vrac, mais qu'on réserve justement une part du "butin" à l'aide de ces gens là, par définition non structurés.
Objectifs
Pour finir, sur la juxtaposition amateur/professionnel, il faut évidemment l'entendre comme ce qu'il est, à savoir : en vivre/pas en vivre.
Pour moi, il est important que ce fonds permettent de montrer que :
1. on peut faire de l'art libre et en vivre (ça permettra entre autres choses d'ouvrir des portes vers d'autres dispositifs d'aide qui demandent une professionnalisation et qui la cantonne à l'inscription à la SACEM),
2. le monde du libre étant profondément communautaire, et s'attachant particulièrement à lisser les différences et les hiérarchies et les dépendances entre les développeurs et les utilisateurs, les artistes et les publics, etc., il est important qu'on fasse montre d'un soutien également équilibré sur l'ensemble du champ du libre, et donc également ceux qui "débutent"/"sont amateurs"/"n'existent pas encore" (choisissez le terme que vous voulez, et n'y voyez aucun critère de jugement, il s'agit juste d'identifier des gens).
Je te rejoins sur cette idée Aurélien,
Il est à mon avis indispensable qu'un travail d'identification des acteurs puisse se faire en amont de toute décision d'allocation d'une somme du FSMLO. Inverser la logique, me semble être une excellente initiative.