mhh.. je trouve prématuré de partir sur un écrit avant d'être allé au bout de l'inventaire et de l'analyse des différents points.
autrement dit, il faudrait bosser le plan. et pour ça, par exemple il faut aller potasser les infos, les vérifier etc. il y a une enquête à mener (auprès de son centre des impôts par ex, ou à l'urssaf etc. sachant que l'avis d'un seul employé de ces administrations ne suffira pas, il y en aura un qui dira oui et un autre qui dira non etc. - sachant que ces personnes elles-mêmes, confrontées à une situtationqui sort de l'ordinaire, vont juste compulser leur lefebvre ou équivalent...)
pour bien distinguer les choses. le légal de la combine, de ce qu'on laisse faire parce que ça se fait depuis toujours, etc.
en gros (mais justement il faudrait finasser, parce que ça va pas être facile de faire passer un truc comme ça en droit français) :
pourquoi ça ne serait pas facile ? il y a déjà pas mal de choses qui existent dans la loi ou qui se mettent en place (microentreprise à charges sociales non forfaitaires)... Reste à faire l'inventaire de ce qui existe dans ces textes de lois et l'inventaire des pratiques (dont les combines etc)... faire du nettoyage et essayer de voir où va ceci, où va cela... Il importe d'avoir une vue exhaustive pour que le livre blanc traite autant du cas des groupes de rock qui jouent dans des troquets que de l'artiste internationalement reconnu mais pour une musique tellement pointue qu'elle n'intéresse que 1000 personnes dans le monde (mais il est quand même régulièrement invité par des universités de pleins de pays du monde etc)...
Si ces revenus ne dépassent pas annuellement une somme X (très important de la déterminer), ils n'ont pas de charges sociales etc. à payer.
le code définit déjà des seuils. il faut voir précisément dans quelle mesure on peut les reprendre. ce que je veux dire, c'est qu'il faut construire l'argumentaire sur la loi existante et faire des propositions réalistes basées sur des points précis des lois (plutôt que de faire comme "eux" qui jouent sur les lobbies et en basant tout leur discours sur des clivages spécieux (pro/amat).)...
bon mais ça c'est le truc un gros
il faudrait aussi savoir comment ça se passe dans un tel système pour ceux qui organisent els concerts (s'il y a de l'argent déclaré d'un côté, il faut bien que de l'argent soit ausi déclaré de la part des organisateurs)
pourquoi ne pas considérer cet argent là, qui sort de la poche des organisateurs comme une forme de mécénat ?? auquel cas ça devrait donner droit à une ristourne d' d'impôt !!
c'est ça encourager la création à mon avis !
pas limiter et infantiliser les artistes et les organisateurs
à mon avis, il faut surtout éviter d'inventer ou d'extrapoler. s'en tenir aux textes (on part du principe que les lois sont bien faites) et adopter le langage du législateur (un argument du type "ça tue la création" a moins de valeur pour lui qu'un argument du type "si on ramène le montant de la franchise en base à tel montant, cela permettra ceci cela...").
mais donc, il faut juste faire valoir des chsoes :
1. démontrer que le clivage amateur/pro n'est pas rigoureux du tout
2. rappeler ce que dit la loi. rappeler les pratiques consacrées par l'usage.
3. montrer que ça ça et ça, ça rentre dans ces cases de la loi, par contre, ça ça et ça, il faut juste arrêter.
4. donc pas besoin de cette réforme inadéquate.
5. par contre, voilà ce qu'on propose nous (les artistes en gestion individuelle).
mais il faut aller faire un inventaire dans toute la doc des liens du début du thread. (= il faut que quelqu'un se tape cet inventaire et classe les données relevées pour les mettre dans le wiki)
mais je profite du post d'yza pour continuer sur ce qu'elle dit :
Parce qu'en fait, fiscalement il n'y a pas de statut d'artiste, mais il existe différents types de revenus : salaires, prestations de services (pour laquelle il existe une tolérance comme celle dont tu parles ... efi je crois qu'elle existe toujours), BNC, BIC, droits d'auteurs, etc etc...
bon, le statut existe, c'est une des nombreuses professions libérales non réglementées qui entrent dans la catégorie "autres professions et activités non commerciales" (au même titre que les agents commerciaux, les moniteurs de ski, les experts (tribunaux, assurances etc) etc...).
j'ai déjà fait dans un précédent post l'inventaire des types de revenus possibles pour un artiste du spectacle. mais je crois que j'ai oublié d'inclure les droits d'auteur parce que ce n'est pas ce à quoi on pense d'habitude, surtout quand 'traditionnellement', c'est la partie qui revient à la sacem. mais justement, en gestion individuelle, il faut aussi compter les droits d'auteur pour toutes les musiques qui ont été interprétées et pouvoir redistribuer la part qui revient à aux auteurs, compositeurs, arrangeurs... a fortiori si telle ou telle musique n'a pas été écrite par le groupe qui l'a jouée etc... bref, ça fait complètement partie de la gestion individuelle des droits :
il y a donc 5 types d'argent qui peut circuler.
bon, pour le statut, je cite in extenso le texte du lefebvre; c'est court mais clair :
Lefebvre des professions libérales 2004 (art620) a écrit :artistes du spectacle : les rémunérations qui leur sont versées présentent normalement le caractère de traitement et salaires (code du travail, art. L762-1). Toutefois, s'ils organisent eux-mêmes et pour leur propre compte des représentations ou des concerts, ils sont taxés au titres des bénéfices des professions non commerciales. Ou des BIC lorsque, compte tenu des conditions dans lesquelles ils se livrent à cette activité, ils peuvent être considérés comme exerçant la profession commerciale d'entrepreneur de spectacle).
donc toute la problématique dépend du statut initial de chaque intervenant et donc on obtient plusieurs cas.
Bref, pour moi cette histoire de revenus est accessoire (si je puis dire) et ne nous aidera pas à faire passer l'idée de base, la plus importante :
Dana a écrit:
il y a des artistes. point barre (pas question d'amateur ni de pro)
je pense qu'il est important de tenir non seulement compte de la complexité du statuts par rapport à la fiscalité etc. mais justement c'est ça qui permet à chacun de se situer...
et ce, sans tomber dans le faux clivage à dénoncer, entre :
- l'artiste (débutant ou confirmé) qui touche des cachets (=salaire=cdd),
- l'artiste (débutant ou confirmé) qui monte sa structure commerciale d'entreprise de spectacle,
- l'artiste (débutant ou confirmé) qui monte son assoc' avec d'autres,
-l'artiste (débutant ou confirmé) qui crée sa microentreprise (et un groupe de 4 zikos peut être un regroupement de 4 microentreprises ?),
- l'artiste (débutant ou confirmé) qui joue toujours gratuitement
- ...
chacun a sa démarche propre.
le propos est alors d'informer les artistes de leurs droits.
le guide de l'irma "les droits du musicien" est très bien fait.
il reste à écrire le guide dogmazic "les droits du musicien en gestion individuelle".
ce que veut le législateur, en fait peut se résumer en 2 points :
- éviter le travail dissimulé.
- reserver l'espace artistique au maximum aux professionnels.
pour le 1er point, si notre démarche s'en tient aux lois, fait le nettoyage entre le légal et les "combines", et refuse toute forme de travail dissimulé, ça répond à ce premier point déjà.
comme dirait dana, c'est se fait plus législateur que le législateur etc. mais c'est une démarche similaire à celle sur le téléchargement de fichiers de musique. il faut faire cesser les "combines" en inscrivant la démarche dans une logique légale (licences ouvertes), pour qu'on y voit plus clair : pas de partage de musiques sauvage, mais licence ouverte pour 'légaliser' la démarche et la distinguer du partage illicite... bref. on cadre. il faut faire pareil pour le 'spectacle'.
pour le second point, c'est tout le travail de démonstration qui est à faire : démontrer que "laisser la place au maximum aux professionnels" ne veut rien dire du tout (car qu'est-ce qu'un professionnel ?)... etc.
ou plutôt, pourquoi pas, si !... ok, je me mets en micro entreprise (comme tout s'est simpifié). me voilà devenu professionnel...
Ah oui, sur la volonté d'estampillage "spectacle amateur"...
en fait, il faudrait par exemple faire une contre proposition — tout aussi absurde, mais qui va dans le sens du la volonté politique (sic) — de faire de l'estampillage : il ne faut pas mettre "spectacle amateur" ou "spectacle professionnel", mais il faut mettre euh... des termes qui renvoient aux types de revenus (BNC, BIC, salaire, bénévolat) des participants !
DAna a écrit :Pour en revenir à l'idée d'un seuil de revenu annuel qui conditonnerait un paiement de charges ou pas.. L'avantage je trouve, c'est qu'on ne parleque de chiffres. 5900 euros, tu ne payes pas de charges, 6100 tu payes voilà. C'est simple, et après c'est à chacun de gérer comme des adultes responsables Sourire ON s'occupe pas de savoir si c'est des frais de déplacement, un cachet ou je ne sais quoi.
bon, on n'a pas besoin de réfléchir à un seuil puisque le législateur l'a déjà défini, c'est : 27K€HT
on parle de régime micro BNC.
problématique :
il faut savoir ce que veut dire exactement le texte que j'ai cité du lefebvre :
- ok, l'artiste est généralement salarié,
- mais que si c'est lui l'organisateur de son propre spectacle, le flouze qui entre, c'est du BNC.
- et dans certaines conditions, ça peut être du BICS
sachant que dans le guide des droits des musiciens, art500 et suivante, il est dit que :
- l'artiste est toujours salarié, sauf 2 exceptions :
- l'artiste est bénévole
- l'artiste (ou le groupe) s'est inscrit au registre du commerce...
le guide de l'irma ne dit absolumement qu'il faut être l'organisateur du spectacle pour ce dernier point. (il ajoute juste que ne montent leur boîte que les artistes de renommée internationale)
à clarifier, donc.
autre point, sur la gestion individuelle et sur le refus des 'combines'...
un artistes auteur en gestion individuelle qui serait rigoureux verserait lui-même aux différents organismes les parts obligatoires de cotisations sociales, retraite, etc. sur les revenus, en distinguant bien droits d'auteurs, droits dérivés, etc...

(n'empêche, si la gestion individuelle se généralise, il faudra bien sortir du flou... etc... alors en fait, il suffirait que dogmazic crée cotisazic, ça deviendrait l'organisme qui gère toute cette paperasse...

) bon, ça suffit, il est tard.