Merci de lire en détail
Nous parlons d'une culture spontanée à but d'expression notamment.
Cela veut dire que nous parlons de quelque chose de simple ou s'échange et se partage des idées des opinions et des esthétiques (même si naïves).
Oui nous ne sommes pas dans une dictature avérée ; chacun semble pouvoir s'exprimer. Mais la laisse est juste un peu plus longue. On déplore tous que nos élus n'aient que peu de poids; de manière sous-jacente, on remarque tous la concentration qui est faite sur certains artistes qui sont la raison de lourds investissements qui se doivent d'être rentable pur l'industrie musicale. ( connexes à l'histoire danaesque des experts de la haute culture).
Ce qui m'embête et que je trouve dangereux c'est qu'alors l'esthétique de l'art accessible a tous ne serait que celle dictée par ces experts. Quant à la culture pratiquée par tous, mais entendue/vue par personne, elle n'a alors aucun poids face à ce que l'on nous perfuse.
Nous remarquons en plus que cette culture marchande végète ; il n'y a qu'a compter le nombre de best of de claude francois. Cela est d'autant plus accentué par le fait que les papy boomers regardent de plus en plus derrière eux avec nostalgie et un fort pouvoir d'achat. Positionner les gens comme de simple consommateurs assujetties d'une impuissance latente à savoir créer et concentrer à consommer la même chose ; est ce acceptable?
La culture n'est pas simplement un loisir mais un outils pour permettre aux civilisations d'avancer de "communier" autour d'un inconscient collectif (je me répète désolé).
elle se renouvèle sans arrêt ; comme notre capital osseux. Je déplore l'ostéoporose culturelle. Pourquoi croyez vous que la question de la culture aussi épineuse? (c'est qu'elle coule dans le temps comme le sang coule dans nos veines)
Si cet inconscient collectif n'est nourrie que par une culture marchande cellophanée on assiste alors, outre une état végétatif, à un appauvrissement et une orientation plus aisée de nos modes d'évolution et de pensée....de consommation ; vous constaterez comme moi ce qu'a permis le plan marshall ; la culture en a été le support (cf mickey, J hallyday...).
Je préfère alors, que la pratique culturelle soient encouragée pour tous ; car la Culture sera alors le résultat d'un melting pot de parcours, d'intentions, d'esthétiques.
De fait notre évolution ne serait plus orientée mais nourrie par un patrimoine réalisé en commun.
Je précise que la "culture par tous" n'est pas accompagnée du fantasme que tous soient artistes comme on peut voir certains clichés. Des milliers de britney spears? possible...mais vraiment pas souhaité pour mes oreilles.
Non cette culture là est humble spontanée impalpable in-orientable vivace.
Et oui elle existe mais on la voit (voyait peu) peu.
Pour répondre à Sam. Je prends conscience que Delgarma, pourtant bien placé au box office sur cette archive, n'est pas un projet d'artiste mais bien une pratique culturelle populaire de 4 lyonnais. elle n'a pas plus de vocation.
Notamment du fait que si l'on pourrait imaginer rivaliser avec quelques artistes bien connus à la TV, nous savons déjà que nous n'avons pas le potentiel d'artistes talentueux.
Ni toi ni nous n'en sommes il n'y a que très peu d'élus...et la télé en montre si peu.
Quelle finalité à cette démarche? (non exhaustif)
- Que le patrimoine culturel édifié par tous s'impose dans notre inconscient collectif et le nourrisse.
- De permettre en pratiquant l'art soit même de mieux comprendre l'acte de création, le respect des droits des auteurs. De rendre caduque l'impact des experts de la haute culture.
- De plus permettre à ce que la raison seulement marchande ne galvaude et n'oriente cette évolution des modes de pensées qui se doit d'être un effort commun.
- D'inciter les professionnels à construire leur carnet d'artistes autour des notion de talent, de travail. Ils seront tout autant rentables. l'abondance des contenus n'est pas l'abondance des talents (déjà dit) et la rareté du génie permettra toujours un économie.
Et le numérique libre la dedans?
Globalement, vous comprendrez que c'est bien en découvrant le libre, mais aussi la culture populaire, la pratique émergente locale ; et ce qu'ils génèrent que cette proposition que nous faisons de "culture par tous" s'est révélée à nous comme une évidence.
Nous sommes une association très impliquée et très implantée à Lyon. Nous allons très en devant des gens ; disons même en première ligne.
Pour le numérique, c'est surtout la constitution d'archives en commun et l'impact qu'il a auprès de chacun de nous qui nous a nourrit notre réflexion. Quant au libre, vous savez comme nous qu'il impulse un nouveau rapport entre l'artiste et le mélomane.
A force de confronter les idées de la libre diffusion aux acteurs culturels, à échanger avec les milliers de gens, de cette possibilité de pousser hors les murs ces oeuvres créées par tous que permet notre internet encore neutre, de sentir notre engouement à se dépasser du fait de l'abondance (nous sommes aussi des musiciens), de découvrir d'autres opinions, d'autres esthétiques, du monde entier (nous aussi aussi mélomanes) que de fil en aiguille la libre diffusion nous fait venir comme une évidence cette thématique ; la libre diffusion est un exemple, un support, un mode philosophique qui nous permet d'aborder cette culture par tous.
Partager modifier dupliquer ; c'est une invitation à tous de participer ensemble à la constition d'un patrimoine commun. (P'tain comme ca sonne...einh dana?

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