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Réflexion autour de la création des licences ouvertes

Tout ce qui concerne les différences et points communs entre les licences libres existantes...
kokonotsurecords
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Re: Réflexion autour de la création des licences ouvertes

Message par kokonotsurecords »

DECAY a écrit :Ceci dit même avec le texte de Gloup, je vois pas trop comment on peut éviter la non-récupération des choses à part :

1) en restant peu nombreux à l'utiliser.
2) en controlant/informant (par le biais de la communauté) les gens qui l'utilise.

Créer un outil de création de licences ça revient au même : comment s'assurer que cet outil est inaliénable ?


...
Ben en faisant de la vielle sanit... communautaire :) et en reprenant les deux points que tu as évoqué. D'abord ce qui n'est pas consensuel attire peu, ce qui est un avantage car ça permettra de créer des variantes adaptées aux cas particuliers.
Créer un site ou un blog ou un fil ici qui permettra à la communauté utilisatrice de défendre sa position et sa vision de cette licence.

Ca marche pour le logiciel libre ça marchera pour une licence. Les CC sont présentés comme des outils dénués de tous sens politique dans le seul but de toucher le maximum de gens pour se poser en concurrent des autres systèmes de gestion collectifs ou individuels. La licence sur laquelle on réflechit ici est tout à fait inverse.

Je crois aux micro-solutions adaptées à peu de gens, donc je crois à une multitudes de micro-solutions tenants compte de la diversité des situations et des êtres.
Je pense aussi que la liberté c'est ça, pas juste de faciliter le partage pour faciliter le partage sans se poser de question. Comme l'a dit Gloup plus haut, quand on fait en sorte que les gens ne se posent pas de questions, c'est qu'on pense pour eux.
yza
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Re: Réflexion autour de la création des licences ouvertes

Message par yza »

DECAY a écrit :Ceci dit même avec le texte de Gloup, je vois pas trop comment on peut éviter la non-récupération des choses à part :

1) en restant peu nombreux à l'utiliser.
Oui d'ailleurs j'ai vu plus de 2000 titres en C reaction... je ne suis pas sûre qu'il y ait un réél engagement derrière ces 2000 titres (ce serait bien...mais j'y crois peu)
DECAY a écrit :2) en controlant/informant (par le biais de la communauté) les gens qui l'utilise.

Créer un outil de création de licences ça revient au même : comment s'assurer que cet outil est inaliénable ?

A part le fonctionnement via labelisation/charte, je vois pas ... et tout ça, il faudra le gérer : donc c'est du taf !
kokonotsurecords
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Re: Réflexion autour de la création des licences ouvertes

Message par kokonotsurecords »

Yza a écrit :
A part le fonctionnement via labelisation/charte, je vois pas ... et tout ça, il faudra le gérer : donc c'est du taf !
Il ne s'agit pas de vérifier que chaque utilisation est bien fondée mais de créer une "bulle" qui aura une influence sur les utilisateurs potentielles et rappeler les règles régulièrement de façon virulente si il est besoin comme on le fait régulièrement sur d'autres sujets sur ce site. Il ne s'agit pas de devenir des flics mais de passer pour des idéalistes, intégrsites auxquels il ne faut pas trop se frotter quand même. Bref, il faudra faire une réputation à cette ( ces ) licence ( s ).
Et ouais, c'est du taf mais qu'est-ce qu'on fait ici à écrire des posts ? c'est pas du taf ça ? :)
C'est un engagement de créer et d'appliquer une licence ouverte et ça commence par l'engagement de ceux qui en sont les initiateurs. Sinon, ce n'est qu'un texte de plus et ça n'a aucun intérêt.

Tu vois, dis ? tu vois, hein ? dis-moi moi oui, dis, dis !!!! :D
Gloup
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Re: Réflexion autour de la création des licences ouvertes

Message par Gloup »

kokonotsurecords a écrit :A l'article 3 de ton texte tu écrits ceci :
brouiilon de licence a écrit :3) Cette licence est applicable à l'initiative des AUTEURS d'une OEUVRE originale ou des AUTEURS d'une version modifiée d'une OEUVRE appartenant à l'origine au Domaine Public ou distribuée sous une licence compatible avec la distribution de la version modifiée sous cette licence JAD PDC MODIF.
Qu'est-ce que ça veut dire exactement ?
Qu'elles licences sont compatible avec celle-ci ?
Il s'agit de dire que cette licence s'applique à une oeuvre dérivée qui provient du Domaine Public, et non pas à l'oeuvre du Domaine public elle-même. Par exemple ma version de la chanson du décervelage sur une valse à cinq temps, je peux décider que c'est cette licence qui s'appliquera sur ma valse à cinq temps. Le texte de Jarry reste dans le Domaine Public, ce qui est bon à savoir pour l'utilisateur.
On peut appliquer cette licence à ue version modifié d'une chanson trouvée en CC-by, ou CC-by-nc, la licence s'appliquera à la version modifiée, l'original reste sous cette licence. Si l'original est en CC-by-nc-sa, cette licence ne pourra pas s'appliquer, sauf autorisation de l'oteur de l'oeuvre originale. Mettre peut-être un mot pour les cas du style "distribué sous cette licence avec l'autorisation écrite de l'artiste", en prévoyant que pour marquer un truc pareil il faut effectivement détenir une autorisation écrite en premier, et qu'on peut licencier seulement après.
et en même temps, on prévient que l'oeuvre originale, bien qu'elle soit dans le Domaine Public, l'oeuvre dérivée ne l'est pas, elle est sous la licence JAD. (JAD ça me rappelle trop Jamendo)
kokonotsurecords a écrit :A l'article 5 :
brouillon de licence a écrit :5) Cette oeuvre n'est pas une marchandise et ne pourra faire l'objet d'aucune tractation commerciale ou utilisation dans un cadre professionnel.
Serait-il possible d'introduire une nuance pour les assos et les dj non pros, qui feraient payer des entrées ?
L'obligation de faire une demande écrite et de l'avoir obtenue efectivement comme préalable avant de la mettre en oeuvre limiterait la casse pour le type qui dit "c'est pour une pièce de théâtre", et ça fini dans une publicité pourrie. En précisant un contrat écrit et signé par toutes les parties, qui mentionne la durée (qui peut durer jusqu'à l'éternité si vraiment il faut), la rémunération des auteurs (qui peut être égale à zéro pour les uns et qui n'empêche pas d'être égale à un million d'euros pour les autres) et l'objet de l'autorisation (pour remixer? pour inclure dans une pièce de théâtre? Pour financer une association caritative/humanitaire? Pour gagner de l'argent avec plein de fenêtres pop-up de publicité pour des femmes à poil comme celles qui m'ont fait fuir de chez jamendo illico et que je n'y sui plus retourné?) Le type qui veut faire un contrat qui se contente de dire "je cède tous les droit à machin pour faire l'usage qu'il veut de ma chanson" ne doit pas pouvoir le faire.
kokonotsurecords a écrit :A l'article 12 :
brouillon de licence a écrit :12) Les AUTEURS autorisent et encouragent la modification de cette OEUVRE, et la diffusion de ces OEUVRES modifiées, à condition que:
12a) l'OEUVRE modifiée soit distribuée sous le même contrat et autorisée à être distribuée selon les même conditions que l'OEUVRE non-modifiée
12b) les OEUVRES non-modifiées soient clairement mentionnées ainsi que leurs auteurs de mainère à ce que l public puisse retrouver facilement l'OEUVRE originale
12c) l'AUTEUR de l'OEUVRE modifiée s'identifie par son nom ou un pseudonyme et qu'il y ait un moyen effectif de le joindre;
12d) que la nature des modification soit clairement mentionnée
12e) dans cette licence, l'interprétation d'une OEUVRE en public ou la fixation d'une interprétation sur un support sont considérés comme OEUVRE modifiée dès le moment de cette interprétation.
Serait-il possible que chaque intervenant sur une oeuvre modifiée soit obligatoirement inscrit dans la paternité de l'oeuvre comme dans le logiciel libre ?
aaaa / bbbb / cccc / etc...
brouillon de licence a écrit :ainsi que tous les auteurs et co-auteurs précédents
Ça va-t-y comme ça?
Gloup
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Re: Réflexion autour de la création des licences ouvertes

Message par Gloup »

Autre idée qui me viens à l'esprit
brouillon de licence a écrit :comme prévu par l'article xxx-xxx-xxx du code de la propriété intellectuelle
en adaptant la formule selon que le CPI autorise, oblige, ou interdit?
LHeureuxCycleur
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Re: Réflexion autour de la création des licences ouvertes

Message par LHeureuxCycleur »

coucou !

j'ai lu tout ce long post, et j'avais justement découvert la C réaction il y a quelques jours.

Je crois effectivement que ce n'est pas une licence légale, il n'y a aucun texte légal (ou alors je l'ai pas trouvé ??). J'étais d'ailleurs un peu étonné de la trouver sur dogmazic, mais puisque le choix d'une licence engage les auteurs, c'est vrai que c'est eux que ça regarde et que dogmazic ne fait alors que respecter leur choix.
il me semble que leur idée, c'est de créer un label "fuck copyright". et du coup je me demande pourquoi ils ne se contentent pas de quelque chose de + explicite qu'un logo C réaction (voir la position de fuzzkhan sur les licences libres ... pas l'temps de chercher le lien là tout de suite pour ceussent qui connaissent pas le gusse)

Sinon, vis-à-vis de cette idée d'une licence éthique, 2 trucs semblent être les point centraux :
- la clause NC
- l'association d'une éthique à la licence

Concernant la clause NC, ce n'est pas sans me rappeler une vieille controverse que j'avais suivie de loin à propos de la LAL vs CC clause NC. Le flou et la difficulté d'application de la clause NC sont pour moi la faiblesse et la force de ces licences CC by-nc-XX. la faiblesse parce qu'évidemment certains vont utiliser cette clause uniquement dans un but de promotion, en espérant signer au + vite pour un label dépendant de l'industrie musicale et s'inscrire à la SACEM. La force parce que c'est une clause qui permet à l'auteur de s'opposer à des usages mercantiles de sa production.
Quand j'ai choisi la LAL, c'était avec un sérieux doute quant à ma réaction face à une utilisation déplaisante de ma zik, mais le caractère viral de cette licence m'a permis de faire le deuil de mon orgueil d'"auteur" : j'en suis maintenant à penser que de toutes façons la musique ne m'appartient plus une fois que je l'ai lâchée dans la nature. J'ai le pouvoir de décider de quelle forme elle prend, comment je la diffuse, je peux choisir de refuser la pub, myspace etc ... mais ce que les autres vont en faire ... eh bien je préfère qu'ils aient juste l'obligation d'en faire quelque chose d'aussi librement copiable, diffusable, modifiable.
Si tu tiens absolument à une clause NC, il me semble sage pour ne pas multiplier les licences inutilement de choisir une open music yellow ou toute autre licence existante qui te conviendras

Concernant le désir de mettre de l'éthique dans une licence, je crois comme yza l'a souligné que c'est plutot du ressort d'une charte ou d'un label. La Justice n'a que peu à voir avec l'éthique, sauf en tant que justification. Si on met des considération morales dans un texte légal, ce sera de toutes façons au juge d'interpréter en définitive, et j'ai pas forcément envie que ce soit à lui d'interpréter les règles éthiques que je me suis fixé.
J'éprouve un lèger malaise lorsqu'on considère que le bio n'est pas une marchandise, ce sont plutot les carottes du potager qui ne le sont pas. De même, ou bien la licence autorise une utilisation commerciale (avec ou sans autorisation préalable), ou bien elle interdit toute utilisation commerciale (C réaction si j'ai bien saisi).

voilou ce que m'inspire ce post, en espérant faire avancer le schmilblick, parce que moi aussi j'me pose des questions sur le devenir des CC, et qu'une clause NC me semble être un outil que je pourrais utiliser (notamment pour simplifier les choses - et la pochette - lorsque je dois mettre mes morceaux sur une compil où les autres veulent absolument une clause NC)

bises
Gloup
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Re: Réflexion autour de la création des licences ouvertes

Message par Gloup »

La yellow ne précise pas que ma musique distribuée sur une page pourrie de publicité est une utilisation commerciale, elle est donc compatible pour ceux qui veulent l'interpréter comme ça.
kokonotsurecords
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Re: Réflexion autour de la création des licences ouvertes

Message par kokonotsurecords »

Merci pour les précisions Gloup, je vais réfléchir à ce que tu as écrit à tête reposée (encore :) )
LHeureuxCycleur a écrit :coucou !

j'ai lu tout ce long post, et j'avais justement découvert la C réaction il y a quelques jours.

Je crois effectivement que ce n'est pas une licence légale, il n'y a aucun texte légal (ou alors je l'ai pas trouvé ??). J'étais d'ailleurs un peu étonné de la trouver sur dogmazic, mais puisque le choix d'une licence engage les auteurs, c'est vrai que c'est eux que ça regarde et que dogmazic ne fait alors que respecter leur choix.
De mon point de vue, je ne partage pas cette idée d'engagement de l'auteur vis-à-vis de son oeuvre ou de son public. c'est pour ça que je préfère associer la licence ou la charte contenant des clauses éthiques à l'oeuvre seule. En tant qu'auteur, je veux pouvoir décider oeuvre par oeuvre quelle est ma volonté et non m'engager définitivement pour le reste de ma vie. Changer d'avis et de point de vue font partie de ma liberté fondamentale d'auteur et d'être humain.

D'un point de vue légal, maintenant.
Un contrat est un engagement entre au moins deux parties. Cet engagement, dans le cas des licences ouvertes est écrit mais un contrat peut aussi être oral et scellé par tout ce qui est sacré, suivant les cultures et les époques. Dans le cas présent, à partir du moment où la licence respecte le CPI, elle devient légale dés que quelqu'un l'utilise et qu'un autre en accepte l'utilisation. Pas besoin d'avoir recours à un juriste pour ça ni besoin non plus de l'adapter au droit international. Les textes des licences CC et LAL sont en accord avec le CPI, aussi, partons de là et nous serons en conformité avec le CPI, c'est aussi simple que ça. De plus je suis favorable à une licence francophone.
L'internet n'est pas une zone anglophone même si historiquement les Américains en sont les créateurs.
Sinon, vis-à-vis de cette idée d'une licence éthique, 2 trucs semblent être les point centraux :
- la clause NC
- l'association d'une éthique à la licence
Je suis d'accord, la clause NC est un problème. Elle ne devrait être levée que par l'auteur sans qu'on puisse lui forcer la main. Dans le cas de Jamendo, nous observons un abus de position dominante car ce site en se rendant incontournable et en obligeant les auteurs à lever la clause restrictive qu'ils ont choisis contrevient aux liberté et au droit moral de l'auteur tel que mentionné dans le CPI. Je fais une aparté mais c'est lié à ce qui nous occupe sur ce fil.
Jamendo devrait être obliger de respecter la clause NC en ne mettant pas de pubs sur la page de l'artiste qui a choisit cette clause. La page qui est générée par la publication de l'artiste l'est sous une adresse URL qui elle-même est unique.
L'url est une signature. Sans la création de la page par l'artiste, pas d'url. Par conséquent l'url est l'émanation directe de la volonté de l'auteur mais dans le cas de Jamendo, une émanation incomplète du fait de la soumission à une condition qui va à l'encontre de la volonté initiale de l'auteur et du droit moral.
Par conséquent, il y a aussi une réflexion à mener concernant la façon dont les licences sont attribuées aux oeuvres. Ce n'est pas aux sites de proposer les licences mais aux auteurs. Ainsi, les auteurs ne seraient que dans l'obligation d'une diffusion sous licence ouvertes et pas sous un certain type de licence ouverte qui favoriserait les CC, par exemple. En ça Dogmazic, en proposant toutes les licences, est en accord avec le respect du droit d'auteur là où Jamendo influence par la condition et la désinformation l'auteur. Jamendo contrevient au droit moral. fin de l'aparté.
Quand j'ai choisi la LAL, c'était avec un sérieux doute quant à ma réaction face à une utilisation déplaisante de ma zik, mais le caractère viral de cette licence m'a permis de faire le deuil de mon orgueil d'"auteur" : j'en suis maintenant à penser que de toutes façons la musique ne m'appartient plus une fois que je l'ai lâchée dans la nature.
Je suis entièrement d'accord avec ça, la LAL garantit par sa viralité de ne pas tomber facilement dans l'escarcelle du petit Capitaliste deux points zéro. La seule chose que je lui reproche c'est qu'elle est elle aussi assez neutre, il n'y a pas de message induit.
Je suis d'accord aussi avec le fait qu'une fois que la musique est sur un support ou sous la forme d'un fichier, personne ne peux en contrôler l'usage.
C'est pourquoi Hadopi et cie c'est juste le résultat d'une incompétence et pas le fruit d'une vraie réflexion ni d'un besoin.
Néanmoins, le but n'est pas de régenter l'utilisation des licences mais d'en compliquer un peu l'usage pour que les automatismes consuméristes cessent et qu'une réflexion chez ceux qui ont l'ombre d'un doute se fasse et qu'enfin, ils choisissent en connaissance de cause.
On est bien dans la labelisation qualitative et éthique. Donc oui, l'idée c'est d'inclure dans une licence une charte mais que les deux soient inter-connectées.
On pourrait même aller plus loin, il suffirait de monter une asso, ça prend 10 minutes, de créer la licence-charte et de la déposer à l'INPI pour avoir un recours juridique en cas d'abus. Ca coûte un peu d'argent mais c'est possible.
Ce n'est pas ce que je souhaite, je préfère faire confiance à une communauté de développeurs-veilleurs comme dans le logiciel libre qu'à un outil juridique aveugle.

Hors sujet :
J'éprouve un lèger malaise lorsqu'on considère que le bio n'est pas une marchandise, ce sont plutot les carottes du potager qui ne le sont pas.
Le bio est un processus de production dans le domaine agricole et de l'élevage représenté par des labels plus ou moins contraignants, ce n'est pas une marchandise.
Gloup
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Re: Réflexion autour de la création des licences ouvertes

Message par Gloup »

Nouvelle version
brouillon de licence 18h23m26s a écrit :Licence JAD PDC OM



Préambule: Les OEUVRES placées sous cette LICENCE ne sont pas libres de tous droits, c'est la raison pour laquelle cette LICENCE nécessite davantage qu'une ligne pour définir les autorisations, obligations et interdictions qui en découlent. C'est dans le but effectif de la faire appliquer aux OEUVRES qu'ils ont choisi de distribuer sous cette LICENCE que les AUTEURS du texte de cette LICENCE se sont cassés le cul, et c'est dans le but de la faire appliquer que d'autre AUTEURS qui n'ont pas participé à sa rédaction ont choisi eux aussi de l'appliquer à certaines de leurs OEUVRES.

AVERTISSEMENT: Cette LICENCE n'est pas applicable à des OEUVRES de Sociétaires de certaines Sociétés de Gestion Collective de Droits (comme la Sacem, mais pas seulement), car elle comporte des clauses qui contredisent le contrat qui lie le sociétaire à la Société de Gestion. Elle est fortement déconseillée pour toute personne qui envisage d'adhérer à un tel organisme dans un avenir proche ou lointain.

1) Cette LICENCE est un contrat qui repose sur le droit français, notamment mais pas exclusivement, sur le Code de la Propriété Intellectuelle.

2) Le terme «OEUVRE» désigne toute oeuvre de l'esprit telle qu'elle est définie par le Code de la Propriété Intellectuelle. Par extension, dans un but de simplification des clauses, une interprétation, elle aussi, sera désignée par le terme OEUVRE. Cette LICENCE ne s'applique pas à l'intégralité des OEUVRES d'un AUTEUR, mais seulement aux OEUVRES que l'AUTEUR aura choisi de publier sous cette LICENCE. Cette LICENCE s'applique à l'OEUVRE en mentionnant que cette OEUVRE est publiée sous une LICENCE JAD PDC OM, en l'accompagnat du texte légal intégral de la LICENCE ou un lien vers le texte intégral de la LICENCE dans le cas d'une publication sur INTERNET... (*)

3) Le terme «AUTEUR» désigne toute personne physique ayant contribué à la conception et à la réalisation de cette OEUVRE. Les AUTEURS conservent leur droits sur cette oeuvre conformément au Code de la Propriété Intelectuelle et aux accords internationaux sur le droit d'auteur. Dans cette LICENCE, le co-auteur est désigné, lui aussi, par le terme AUTEUR. Dans cette LICENCE, l'interprète est désigné, lui aussi, par le terme AUTEUR, et son interprétation de l'OEUVRE est désignée, elle aussi, par le terme «OEUVRE».

4) Le terme «PUBLIC» désigne l'ensemble des personnes physiques ayant accès à cette OEUVRE, et exclu toute personne agissant au nom d'une société à caractère commercial, excluant nottamment les entreprises et les artisans agissant dans le cadre de leur profession, conformément aux clauses 7 et 10 de cette LICENCE.

5) Cette licence est applicable à l'initiative exclusive des AUTEURS d'une OEUVRE originale, ou des AUTEURS d'une version modifiée :
5a) d'une OEUVRE pré-existante appartenant au Domaine Public ;
5b) d'une OEUVRE pré-existante distribuée auparavant sous une licence dont les clauses autorisent la distribution de la version modifiée sous cette licence JAD PDC MODIF.
5c) L'OEUVRE originale pré-existante qui appartient au Domaine Public conserve cette propriété, mais la licence s'applique pleinement à l'OEUVRE modifiée.
5d) L'OEUVRE originale pré-existante distribuée sous une licence compatible différente conserve sa licence antérieure, mais la licence s'applique pleinement à l'OEUVRE modifiée.
6e) Lorsqu'une OEUVRE pré-existante n'est pas publiée sous une licence compatible avec la présente LICENCE, une autorisation écrite, datée, et signée par l'ensemble des AUTEURS de l'OEUVRE originale et de l'OEUVRE modifiée est requise pour autoriser la publication de l'OEUVRE modifiée sous la présente LICENCE.

6) LES AUTEURS, et eux seuls, ont décidé de mettre à la disposition du PUBLIC cette oeuvre sous certaines conditions seulement, précisées ci-dessous.


7) Cette OEUVRE n'est pas destinée à être une marchandise et ne pourra faire l'objet d'aucune transaction commerciale ou utilisation dans un cadre professionnel sans autorisation contractuelle telle que décrite au paragraphe 8c de la présente LICENCE. L'absence de ce contrat dans le cadre d'une utilisation commerciale telle que définie par la présente LICENCE, ou l'anticipation de son application avant signature de toutes les parties, constituent une contrefaçon passible des peines prévues par le droit français.

8a) Le public est encouragé à se procurer cette oeuvre par le moyen technique de son choix, à la reproduire avec désintéressement sur le support de son choix sans limitation de nombre d'exemplaires, et à la distribuer ou diffuser, avec désintéressement, sur tout support ou tout réseau de son choix, en respectant les conditions fixées par cette LICENCE.
8b)Toute diffusion désintéressée, duplication désintéressée ou distribution désintéressée qui respecte l'intégralité des clauses de cette LICENCE ne requiert pas d'autorisation préalable, ni de versement de rémunération; lorsque toutes les conditions fixées par cette LICENCE sont respectées, et seulement dans ce cas, cette LICENCE vaut autorisation.
8c) Toute diffusion, distribution ou duplication qui serait en contradiction avec une seule ou plusieurs conditions de cette LICENCE ne pourra se faire sans avoir au préalable obtenu une autorisation contractuelle, écrite, datée, et signée par l'ensemble des AUTEURS et par le contractant; cette autorisation devra au minimum mentionner explicitement l'ensemble des AUTEURS, le contractant qui désire utiliser cette OEUVRE pour d'autres usages que ceux autorisés par la présente LICENCE, l'usage envisagé de l'OEUVRE, la durée de validité de cette autorisation, et le montant de la rémunération à verser à chacun des AUTEURS. L'absence d'autorisation d'un seul ou de plusieurs AUTEURS vaut interdiction, conformément au Code de la Propriété Intellectuelle.

9) L'obligation est faite de mentionner le titre de l'OEUVRE, ses AUTEURS, de mentionner de façon visible et sans ambiguité que cette OEUVRE est distribuée sous licence JAD PDC MODIF, et de reproduire le texte de cette licence sans le modifier si l'oeuvre est distribuée sur un support physique, ou d'indiquer le moyen d'accéder facilement et rapidement à une version non-modifiée de cette licence notamment en indiquant un lien vers cette licence si la distribution se fait par un réseau électronique.


10) La vente de cette OEUVRE est strictement interdite, et la distribution sur un support matériel ou immatériel contenant de la publicité ne pourra se faire qu'après avoir obtenu une dérogation écrite signée de tous les AUTEURS; les AUTEURS, ou un AUTEUR seul parmi l'ensemble des AUTEURS, sont en droit de refuser une telle autorisation;
c'est pourquoi une distribution sur un site contenant de la publicité ne pourra pas précéder l'obtention effective de cette autorisation.
La diffusion de cette OEUVRE est interdite sur les stations de radio ou les chaînes de télévision détenues par uneou des société(s) commerciale(s) ou qui diffuse de la publicité au cours de ses programmes ou entre ses programmes. Les parrainages ou sponsorings ou tout autre procédé similaires faisant référence à au moins une société commerciale sont assimilés à de la publicité.

11) La diffusion de cette OEUVRE est encouragée sur toute station de radio ou chaîne de télévision, hertzienne ou internet ou par totu autre procédé se transmission, lorsque cette chaîne ou station est gérée par une personne physique ou organisation sans caractère commercial et légalement autorisée à diffuser ce type de contenu, et à condition qu'aucune publicité commerciale ou parrainage commercial ne soit diffusé à l'antenne au cours de l'année civile de cette diffusion.

11) Cette licence n'autorise pas et n'encourage pas certains usages illicites, tels que la diffusion de musique sur des radiofréquences réservées à d'autres usages.

12) Les AUTEURS autorisent et encouragent la modification de cette OEUVRE, et la diffusion de ces OEUVRES modifiées, à condition que:
12a) l'OEUVRE modifiée soit distribuée sous ce même contrat et autorisée à être distribuée selon les même conditions que l'OEUVRE non-modifiée
12b) les OEUVRES originales soient clairement mentionnées ainsi que les AUTEURS de cette OEUVRE originale, de manière à ce que le PUBLIC puisse se procurer facilement l'OEUVRE originale
12c) l'AUTEUR de l'OEUVRE modifiée s'identifie par son nom ou un pseudonyme et qu'il y ait un moyen effectif de le joindre;
12d) la nature des modification soit clairement mentionnée
12e) l'interprétation d'une OEUVRE en public, ou la fixation sur support enregistré d'une interprétation, sont considérés comme OEUVRE modifiée dès le moment de cette interprétation.


13) Aucun moyen technique qui puisse empêcher, entraver, ou limiter la reproduction, la duplication et la diffusion d'une OEUVRE originale ou modifiée distribuée sous cette licence ne doit être employé lors de la diffusion ou de la distribution au PUBLIC.

14a) Cette LICENCE reste valable pendant toute la durée légale respective des droits d'auteurs et droits voisins pour chacuns des ayants-droits, et ne s'éteindra qu'au moment l'entrée de l'OEUVRE à laquelle elle s'applique dans le Domaine Public, droits d'auteurs et droits voisins compris, selon les conditions fixées par la législation en vigueur sur la durée des droits d'auteurs et des droits voisins.
14b) Cette LICENCE n'empêche pas ni ne remplace la copie privée, les droits mentionnés s'ajoutent aux usages autorisés par avance par la législation en vigueur.
14c) Cette LICENCE ne s'oppose pas au droit de citation dans le cas d'une diffusion ou d'un support commercial. Toutefois, il est bon de rappeler que le droit de citation se limite à une citation courte de l'OEUVRE pour son caractère informatif ou éducatif, et qu'il faut mentionner clairement le titre de l'OEUVRE et des AUTEURS.
14d) Cette LICENCE ne s'oppose pas au droit de parodier, même dans le cas d'un suport commercial. Néammoins, le caractère parodique doit répondre aux lois et jurisprudences qui définissent la parodie et ses conditions.
(*) préciser les conditions dans lesquelles le titre, l'auteur et la licence doivent être mentionnés selon le support. Entre une page web complète ou juste un nom de fichier dans les résultats de la mule, on n'a pas les mêmes possibilités.

(**) C'est vraiment dans le désordre, il faudra mettre les choses dans un ordre plus logique, avec des sous-divisions qui aident la recherche.
__sam
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Re: Réflexion autour de la création des licences ouvertes

Message par __sam »

j'arrive pas à bien saisir l'utilité de cette nouvelle licence.

est-ce juste que vous trouvez des utilisations abusives (à but uniquement promotionnel) de la licence CC nc ? dans ce là, le mieux n'est-il pas de faire entendre votre voix, par exemple en utilisant vous aussi cette licence, et en en faisant un usage que vous jugez éthique ? et critiquer ouvertement ceux qui ne le font pas ?
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