yza, tu dis : cette absence de gratuité ne concerne que la bande passante et le stockage
mais l'absence de gratuité concerne aussi les frais de production de la musique, même si ils ont baissé (et encore ?), il faut à minima un ordinateur et une connexion internet (pour ce qu'on appellera musiques électronique, et encore; et il y a d'autres styles musicaux, qui nécessitent des instruments 'physique').
donc, en plus du stockage et de la bande passante, tu as aussi des frais de production qui de plus en plus aujourd'hui, sont pris en charge intégralement par les artistes eux-mêmes (99% du catalogue de dogmazic).
la licence libre, la plus restrictive autorise le partage gratuit pour des échanges hors marché.
ici, tout le monde sera d'accord pour 'combattre' (j'aime pas les termes guerrier) le minitel 2.0, ce qui commence techniquement par :
- donner des lignes symétriques en terme d'upload et download
- donner des outils type wordpress, dotclear pour le stockage, la pérennité et la publication (via serveur personnels) du multimédia des artistes (multimédia : vidéo, audio, texte, image, son) à partir de leur machine
et humainement à :
- réduire la fracture numérique, donner aux gens, tous, les moyens de 'la culture pour tous' et non seulement ceux qui peuvent se payer le haut débit, le portable etc.
tout ça revient à dire que ce qu'on appelle 'hors marché' doit vraiment être 'hors marché'. c'est une réponse à Laurent Petit Gerard qu'il faut donner sur la distinction commercial / non commercial : lorsque vous organisez une manifestation non commerciale, que vous avez besoin d'un type pour la sono, que vous le payez (naturellement, il transporte du 'matériel physique'), qu'il passe de la musique libre (c'est un évènement 'classe' et sur son ipod il a du mp3 de musique matérialisée sous forme de 0 et de 1 gravés sur une mémoire numérique), on accepte ici, de ne pas être rémunéré pour cette utilisation via nos licences. je ne sais pas si je vais continuer (sur mes prochaines production, ça va sans dire bien entendu) à encourager ce genre de principes. organisons un terrain vraiment hors marché. (je vais trop loin avec cette exemple, c'est juste que j'aime vos réactions échaudées)
personnellement, 'je suis pour' (;) comme michel sardou) que le hors marché, soit vraiment hors marché (hmhm, est-ce clair). ce que je vois avec la LAL (c'est pas la première fois que j'aborde ce problème, je me souviens en avoir parlé avec dF à la gare de Montpellier il y a fort longtemps maintenant

), et je suis têtu, comme vous, et je refuse vos arguments de vira(i)lité (écrit noirs sur blanc, en gras etc.), c'est que, comme l'a particulièrement bien expliqué Incaudavenenum, cela encourage la dérégulation du marché de la musique.
'et ce n'est pas utiliser les arguments des majors que de dire cela'. j'ai au contraire la forte impression que la LAL colle parfaitement avec le mode de fonctionnement et modèle économiques des majors (et des gagnes petits type jamendo) : fuck/win
- rien pour l'artiste, tout pour l'actionnaire.
- encourager la concurrence entre artistes (yeah), "calife à la place du calife" et autres démarches ultra individuelles.
si on reprend avec le début de mon post ici-même, il s'agit de gérer des problèmes à des niveaux micro-économiques pour rémunérer, (encourager, faire évoluer) la création, la diversité et la diffusion de la création, de beaucoup d'artistes sous licence libre, vivant non pas dans des systèmes de starification, (et mon exemple plus haut de vendeurs de drogues;) ou autres utilisateurs de LSD) mais qui puissent encourager le développement de carrières artistiques (même mano katrobu applaudit) sans encourager le troc visibilité/gratuité. on est aussi d'accord pour éviter les rentiers (via prolongation des droits d'auteurs à des héritiers '''chanceux''', cf. single posthume de philippe des deuxbétroa ) et autres dérives du type 'loto', ou encore 'mairie communistes' qui font des emprunts sur des hedge funds et perdent tout, alors que bon, elle sont à priori communistes, ou qui programment Abd Al Malik et épuisent le budget programmation culturelle actuelle pour 2 ans juste avant les élections).
voilà tout ce que j'essaye de prendre en compte dans une question sur l'utilisation commerciale d'une oeuvre (sous LLD)
sinon, j'ai quand même l'impression que nous tous ici partageons des choses (le partage justement), mais qu'il s'agit de voir un peu plus loin (pour nous tous) que le marbre des licences, des 4 vérités de RMS, et comprendre le problème de la rémunération de la création (pour ceux qui le souhaitent, pour les autres, je ne sais plus quoi dire

), dans son ensemble, de sa chaîne alimentaire depuis l'artiste, jusqu'à l'auditeur aujourd'hui (et non pas en minitel 2.0 Artiste -> Auditeur(s) mais dans un échange/partage respectif).
(message à caractère personnel : taro, je comprends si tu veux plus que j'écrive dans ton fanzine

)
(désolé pour les infinies disgressions, à vous Cognacq-Jay)