activité inutile & moralement répugnante des intermédiai
Publié : 21 déc. 2004, 03:16
petit rappel intéressant sur l'influence nuisible de l’industrie du loisir numérique et en particulier de l’industrie audio-visuelle :
dans La loi et la capsule de Pepsi de O. Blondeau & A. Papatheodorou, publié sur Multitudes, en fév 2004, : il s'agissait de la LEN, et notamment :
" Sont ainsi particulièrement visée dans le cas de la LEN toutes les pratiques d’échange et de partage direct via les réseaux « pair à pair » (P2P) et, au-delà, tout ce qui peu ressembler de près ou de loin à un processus de circulation de savoirs et de données qui se fait de façon rhizomatique et hors des circuits prédéfinit de la consommation.
L’influence de l’industrie du loisir numérique et en particulier de l’industrie audio-visuelle sur la LEN est pour chacun une évidence. Comme est sans doute une évidence pour tous les députés que le « téléchargement tue la créativité . » Elle est surtout un signe particulièrement évocateur des enjeux réels qui se profilent derrière cette loi qui vise à instaurer un contrôle absolu sur les contenus : mettre au pas et réprimer avec une violence inouïe toute velléité d’exode des processus de production et de circulation de savoirs et de données qui échapperait à la logique marchande. Derrière la figure du « pirate » brandie par les majors de l’édition musicale, se profile peut-être le spectre de l’artiste, las de ne percevoir que la portion congrue d’un travail dont il est pourtant le principal créateur. Qui s’inquiète aujourd’hui et qui s’inquiétait hier du sort de ces auteurs, artistes, musiciens ?
Machine de guerre d’une époque désormais révolue, la LEN vise à défendre avant toute chose les intérêts des grandes entreprises des différents secteurs de la production immatérielle ou de l’industrie culturelle. Et ces entreprises ont en effet de quoi s’inquiéter face aux pratiques qui sont en train de se développer sur le réseau. Ainsi le juriste américain Eben Moglen n’hésitait pas à affirmer, dans un récent article publié par Courrier International que « pour se maintenir en place, les intermédiaires, dont l’activité est non seulement devenue inutile mais moralement répugnante, cherchent à nous faire croire que, sans leur combat pour faire cesser l’échange de fichiers, les artistes mourraient de faim . » Le ventre des artistes a bien peu à voir avec ce combat. Traîner ses clients devant les tribunaux - pour les exhiber ensuite dans des spots publicitaires ventant le bonheur de consommer de la musique et... du Pepsi Cola ! [3]"
J'aime particulièrement la citation d'Eben Moglen.
dans La loi et la capsule de Pepsi de O. Blondeau & A. Papatheodorou, publié sur Multitudes, en fév 2004, : il s'agissait de la LEN, et notamment :
" Sont ainsi particulièrement visée dans le cas de la LEN toutes les pratiques d’échange et de partage direct via les réseaux « pair à pair » (P2P) et, au-delà, tout ce qui peu ressembler de près ou de loin à un processus de circulation de savoirs et de données qui se fait de façon rhizomatique et hors des circuits prédéfinit de la consommation.
L’influence de l’industrie du loisir numérique et en particulier de l’industrie audio-visuelle sur la LEN est pour chacun une évidence. Comme est sans doute une évidence pour tous les députés que le « téléchargement tue la créativité . » Elle est surtout un signe particulièrement évocateur des enjeux réels qui se profilent derrière cette loi qui vise à instaurer un contrôle absolu sur les contenus : mettre au pas et réprimer avec une violence inouïe toute velléité d’exode des processus de production et de circulation de savoirs et de données qui échapperait à la logique marchande. Derrière la figure du « pirate » brandie par les majors de l’édition musicale, se profile peut-être le spectre de l’artiste, las de ne percevoir que la portion congrue d’un travail dont il est pourtant le principal créateur. Qui s’inquiète aujourd’hui et qui s’inquiétait hier du sort de ces auteurs, artistes, musiciens ?
Machine de guerre d’une époque désormais révolue, la LEN vise à défendre avant toute chose les intérêts des grandes entreprises des différents secteurs de la production immatérielle ou de l’industrie culturelle. Et ces entreprises ont en effet de quoi s’inquiéter face aux pratiques qui sont en train de se développer sur le réseau. Ainsi le juriste américain Eben Moglen n’hésitait pas à affirmer, dans un récent article publié par Courrier International que « pour se maintenir en place, les intermédiaires, dont l’activité est non seulement devenue inutile mais moralement répugnante, cherchent à nous faire croire que, sans leur combat pour faire cesser l’échange de fichiers, les artistes mourraient de faim . » Le ventre des artistes a bien peu à voir avec ce combat. Traîner ses clients devant les tribunaux - pour les exhiber ensuite dans des spots publicitaires ventant le bonheur de consommer de la musique et... du Pepsi Cola ! [3]"
J'aime particulièrement la citation d'Eben Moglen.