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les limites du téléchargement gratuit

Le diable en personne si on en croit les Industriels du disque...discutons ici de cette satanée technologie :))
crevlalune
Messages : 12
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les limites du téléchargement gratuit

Message par crevlalune »

Pour les artistes en développement la possibilité de mettre de la musique sur la toile peut être interressant (reste à évaluer réellement les impacts positifs), pour le consommateur malgré la piètre qualité du format MP3, il peut consommer. Moi je suis pour la musique libre : je suis prêt à payer plus d'impôts pour une vraie politique culturelle décentralisée avec un accés gratuit à la culture pour tous .
En réalité je n'ai pas trouvé beaucoups d'arguments humanistes et respectueux des artistes chez les défenseurs du peer to peer. (Ben me voilà avec plein de copains). Ce que je vois par contre c'est de plus en plus de produits bas de gamme dans les bacs, du mpocora, de la starac, de la compil...Les grandes succursales du disque se sont adaptés aux comportement des usagers : un disque est trop téléchargé au bout de 6mois : ils multiplient les effets d'annonces, proposent des produits toujours plus neuf. Plus moyen de retrouver dans les bacs un disque qui ne soit une nouveauté (et de moins en moins de réédition donc impossibilité de commander). Des pans entiers de la musique tombent aux oubliettes sous l'effet conjugué du mercantilisme des grandes maisons de disque et de cette idée que l'artiste peut vivre de la "gratitude"" du téléchargeur.
En réalité pour la création la situation est simple : plus aucune boite ne veux prendre de risque sur des artistes non calibrés aux gouts immédiat du public. Quand on pense que Brassens et Brel ont eut besoin de plusieurs albums pour s'imposer à ce même public...ça laisse réveur. Soyons clair si demain seuls les téléchargements en sonnerie de portable rapportent : les marchands iront au plus simple et tant pis pour nos oreilles.

Donc à mon avis il faudra bien trouver un compromis entre cette nouvelle technologie qui offre en deux clics du sons à nos oreilles et, une considération du travail de l'artiste qui dépasse un peu la simple gratitude. Ou alors, allons jusqu'au bout de l'idée : passons en force aux entrées de cinéma, aux portes des musée, pillons les galeries d'arts....Mais comme je suis sur que seulement 3 ou 4% de ceux qui réclament la gratuité de la culture ne s'aventureront à voter rouge, j'en déduit que les 96% restant se cachent derrière cette généreuse idée de la culture pour tous afin de savourer peinards un produit qu'en bon capitaliste ils sont heureux d'avoir eut gratos.
Et quand aux artistes en place peu de chance de les voir hurler contre le téléchargement au risque de se couper d'une partie du public, ils préférent nous proposer des concerts à des tarifs impressionnants. D'ailleurs marrant que certains téléchargeurs qui crient au scandale d'acheter un disque à 15€ sont près à débourser des sommes incroyables pour être de la fête.
On s'aperçoit que les majors que dénoncent à raison les adeptes du peer to peer se sont vite adaptées en pratiquant un gros dégraissage des catalogues : peu de rebellion sur ce thème. Alors pour ma part je pense que la simple revendication de la liberté du téléchargement ne fait pas de moi un défenseur de la musique libre, si j'en reste là dans mes motivations et mon "aide" aux artistes, je ne suis qu'un consommateur moderne comme tant d'autre.

Le peer to peer ne peut être une philosophie tant qu'une solution équitable n'est pas trouvée pour faire vivre ceux qui nous font rever.
sonic
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Re: les limites du téléchargement gratuit

Message par sonic »

Tu raisonnes ici en terme de concurrence entre artistes indexé sur leur vente de disque (cad le raisonnement classique de l'industrie et média dominant). La question n'est pas de savoir si des artistes tels que Brel ou Brassens aurait vendu des disque, mais si ils auraient pu composer, diffuser leur musique.. La question est évidemment oui! Les moyens d'auto-production se sont démocratisés, les moyens d'auto diffusion également.. Il est impossible à affirmer si Brassens aurait distribué sa musiqueen P2P etc.. En tout cas, je crois que la concurrence entre artistes par le biais des maisons de disque est maintenant avéré, même pour les moins lucides d'entre nous. La musique est pour l'industrie un produit comme un autre, dont des consommateurs malades s'abreuvent, pour essayer de nier leur triste existence d'exploités..
En tout cas tous les brassens anars et chansonniers en puissance sont invités à organiser la résistance sur dadaprod.org et ml.org
Agone
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Re: les limites du téléchargement gratuit

Message par Agone »

crevlalune a écrit :D'ailleurs marrant que certains téléchargeurs qui crient au scandale d'acheter un disque à 15€ sont près à débourser des sommes incroyables pour être de la fête.
comme la fête du plus bourré ?
ou la fête de celui qui roule le plus vite avec la plus grosse voiture ?
peut etre la fête du plus gros macho ?
ou la fete de celui qui pense comme la majorité des français, qu'il y a trop de gens qui "abusent" des allocations chomages ... alors qu'on est à plus de 10% de chomeurs ?

moi aussi j'ai une putain de haine contre les cons,
mais il existe,
pas ici,
un peu plus loin,
caché,
des gens qui ont des valeurs
qui aiment sortir,
qui s'interessent,
et c'est pour ça que j'y crois, moi, à un autre monde

maintenant je vais retrouner dans mon village
je dois aller aider les autres à préparer la grande fête
pour l'anniversaire du grand stroumpf
DaKat
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Re: les limites du téléchargement gratuit

Message par DaKat »

Et puisque qu'on est revenu ici le temps de quelques post sur Brel et Brassens je ne peux m'empêcher de citer le premier, de manière certe un peu approximative mais le fond y est tout de même :

"On est aujourd'hui dans un monde ou la qualité d'un artiste est définie par sa capacité à vendre des disque, ainsi le plus grand artiste aujourd'hui est forcément celui qui est en tête des hits-parades... quellle abération !"

Bon c'est un peu vague car ma mémoire n'est pas otpimale mais en gros c'est à peu près ça.
crevlalune
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Re: les limites du téléchargement gratuit

Message par crevlalune »

Je trouve interressant la remarque de Sonic : tu raisonnes comme on te l'apprend dans les médias. Mais je ne peux que contredire cette assertion : il me semble au contraire que pour être toujours jeune et dans le vent les médias et les grosses prods ont lachés l'affaire et essayent aujourd'hui de crier dans le sens du vent.
Le débat pour moi n'est pas le peer to peer, c'est comment faire pression sur ceux qui détiennent les clefs économiques de la culture (majors, médias) pour qu'à côté des stars de pacotilles qui rapportent gros( au moins en produits dérivés), ils existent autre chose que des interprêtes. Alors la musique gratos : super! Mais si le prix a payer c'est l'absence de création et de voir Jonaz, Higelin et tant d'autre sans maisons de production, je suis moins sur de ne pas vouloir payer.

Le net libère les artistes, mais chacun le sait : trop d'infos tue l'infos. Le nombre de site proposant aux artistes de se mettrent en ligne. Le nombre d'artistes essayant d'avoir un zest de lisibilité sur le net renvoie (sauf coup de chance majeur) au dérisoire l'impact de cette diffusion noyée dans une multitude de choix. Par ailleurs, l'absence de présentation, livret, pochette, la qualité du format mp3 : tout concoure à faire de nous des consommateurs aveugles et zappeurs, des fans de musique de supermarchés.


J'avoue je préférais largement la période Bérurier Noir ou pour contrer les majors une multitude de labels, de fanzine, ont fait vivre pendant dix ans une autre idée de la musique, avec un public (et pas simplement des conssomateurs), des associations, des organisateurs vraimment militants. Ils ont eut la capacité de forcer la porte des grands médias en mobilisant. Si chacun était resté derrière son ecran à essayer de diffuser sa petite musique pas sur que l'impact aurait été aussi puissant. Is ont a l'époque fait réagir les majors dans le sens d'une plus grande diversité.
Je vois l'effet inverse actuellement : ils se replient sur les quelques produits rentables, les distributeurs envoient au marteau pillon des tonnes de création pas assez rapidement vendues (le stokage côute cher), le turn over des rayons disques ne te laisse même plus le temps de découvrir. N'y a t'il pas là un autre combat pour l'amateur de musique au moins aussi interressant que le téléchargement?



J'ai quand même l'impression que dans cette petite gueguerre technologique il y'a d'un côté le marché et de l'autre le conssomateur. Ils arriveront bien à ce mettre d'accord (c'est la loi du marché). La question de la conssomation l'emporte sur la question de la création .

Sauf qu'au milieu il y'a une denrée rare : celui qui va te faire vibrer, l'artiste, celui qu'il faut découvrir, le créateur, (et par ailleurs celui qui doit bouffer de temps en temps).
Donc pour les amoureux de la musique, le peer to peer et la toile en générale ne répondent pas à mon avis à la question de la diversité artistique, à la question de la solidarité économique de la socièté avec la création musicale, énorme différence avec la révolution des labels indépendants des années 80.

En somme le peer to peer n'est que la poursuite d'une globalisation de l'échange commencé avec la cassette, puis le cd. Ce n'est même pas une idée c'est une possibilité technique. Elle entrainera visiblement la fin du support matériel (dommage pour les nostalgiques de la belle pochette, du collectors, des textes). Mais je le répéte à mon avis, il n'y a aucune résistance philosophique dans le fait de faire deux clics sur un ordi. Tout le travail sur la valeur, la place, l'importance que l'on accorde aux artistes dans notre société reste à faire : et la vraie militance elle est là. Si l'on se retrouve peu dans la star à paillette, la philosophie de comptoir, le politicien girouette, il convient de réflechir à défendre autre chose que notre droit à zapper ou à conssommer.
sonic
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Inscription : 12 oct. 2005, 14:38

Re: les limites du téléchargement gratuit

Message par sonic »

Cher Crevlalune tu auras au moins eu le mérite de me faire sourire, j'imagine que ta présence provocatrice sur ce forum est faîte pour ça, mais étant donné que ce forum est public. On peut difficilement laisser ce genre de message sans y apporter de la contradiction. Donc cher Crevlalune ne prend pas ce message personnellement, je m'adresse aux internautes en général, qui apprécieraient, à ne pas en douter que le message porté par dadaprod soit celui des médias dominants:!
En effet, les médias dominant prônent la croissance, la concurrence. Dernière exemple en date concernant le CPE: les médias invitent des expert pour qui l'unique solution pour résorber le chomage des jeunes est la flexibilité accompagné de sécurisation: grosso modo, tu entres en forte concurrence avec les autres jeunes chomeurs mais on te bourre le moux pour que tu apprécies..

Revenons aux artistes, dadaprod apprécierai en effet que le message des médias soient: « attention la pub vous pousse à consommer des produits culturels alors que juste à coté de chez vous il y des artistes non subventionnés qui pensent que l'art est dans la rue, qu'il doit être pratiqué par tous et qu'il ne doit pas être réservé à une élite que nous sponsorisons afin de toucher les cachés publicitaires des maisons de disque qui font des profits avec le bourrage de crane qu'on leur fait.. »
Dadaprod apprécierait beaucoup, cela viderait certes un peu dans un premier temps les grilles de programme des radios qui regorgent de grand moment de télé achat ou les artistes ne promo viennent sortir 2-3 vannes pourris afin de vendre des disques ce qui leur permettra peut-être d'avoir le soutien en propagande de leurs maisons de disques grâce à laquelle ils pourront remplir d'immenses salles de concerts!

La conséquence à tout ça; tant que le temps de cerveau disponible de nos concitoyens est rempli par toute cette pollution culturelle, le public déserte toujours un peu plus les petits concerts pour se concentrer sur les nouvelles sensations et autres coups de pubs!

Quand je parle de concurrence, je parle de la concurrence entre artistes, puisque ce système ne peut fonctionner qu'avec des artistes complices qui veulent encore croire en un avenir promoteur dans lequel ils deviendront l'élu d'un jour (le célèbre ¼ d'heure de gloire..).
Agone
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Re: les limites du téléchargement gratuit

Message par Agone »

c'est ou qu'on signe ?
dana
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Inscription : 24 juil. 2004, 14:55

Re: les limites du téléchargement gratuit

Message par dana »

ô mince je prends ce débat passionant en cours
comme je suis plutôt sur des positions proches de celles de dadaprod, je vais plutôt commenter celles de crevlalune, qui sont tout aussi intéressntes d'ailleurs..

donc crevlalune écrit :
Le débat pour moi n'est pas le peer to peer, c'est comment faire pression sur ceux qui détiennent les clefs économiques de la culture (majors, médias) pour qu'à côté des stars de pacotilles qui rapportent gros( au moins en produits dérivés), ils existent autre chose que des interprêtes.
Humm. Le problème c'est que les gens qui détiennent les clés comme tu dis, n'ont pas et n'auront jamais pour but de satisfaire les mélomanes exigeants. Si cela arruive, ce sera sans le faire exprès pour ainsi dire. Parce que le but de l'industrie de la culture, c'est évidemment de satisfaire des actionnaires. C'est tout aussi absurde que de demander aux chef d'entreprises en général et aux actionnaires de lutter contre le chomage : le fait est que ça ne saurait être leur but (du moins dans un état où ces entreprises sont privées, où il existe un libre marché - sous un régime comuniste les choses sont différentes bien sur)
Alors la musique gratos : super! Mais si le prix a payer c'est l'absence de création et de voir Jonaz, Higelin et tant d'autre sans maisons de production, je suis moins sur de ne pas vouloir payer.
Tu ne devrais pas trop t'inquiéter pour Jonaz et HIgelin. S'ils sont dans le besoin (ce que j'ignore), c'est sans doute qu'ils ont du mener grand train de vie, ils ne sont de toutes façons pas à plaindre. Rien ne les empêche de monter leurs propres maisons de prod si ils le souhaitent ou rejoindre les rangs d'un label plus petit ou de diffuser leur musique sur le net en licence libre. Et ils ont un peu leur carrière derrière eux tu ne crois pas ? On pourrait peut-être passer à autre chose ?
Le net libère les artistes, mais chacun le sait : trop d'infos tue l'infos. Le nombre de site proposant aux artistes de se mettrent en ligne. Le nombre d'artistes essayant d'avoir un zest de lisibilité sur le net renvoie (sauf coup de chance majeur) au dérisoire l'impact de cette diffusion noyée dans une multitude de choix. Par ailleurs, l'absence de présentation, livret, pochette, la qualité du format mp3 : tout concoure à faire de nous des consommateurs aveugles et zappeurs, des fans de musique de supermarchés.
1° le net libère les artistes : je ne vois pas ce que ça veut dire ? Il permet effectivement une diffusion de sa musique sans passer par les intermédiaires du matché traditionnel. Est-ce qu'internet est un instrument de libération ? humm ça se discute.. un instrument d'asservissement aussi sans doute.Tout dépend de quel internaute on parle. Je ne vois pas bien le rapport en tous cas avec l'art ou la création.
2° Oui : ton constat de la multiplication infinie des sites d'artistes (et plus généralement des sites où le sujet se présente produit un effet de vertige. D'une part les modes de valorisation traditionnels sont chamboulés. Et plus fondamentalement, j'ai envie de dire qu'il n'y a plus assez d'auditeurs pour écouter et de lectuers pour lire. Nathalie Heinlich faisait remarquer lors d'une conférence récente que le nombre de créateurs avait triplé en une génération. Je pense que dans la réalité on est loin du compte : ça a beaucoup plus que triplé à mon avis :)
Doit-on s'en inquiéter ?
Si l'artiste désire obtenir une "lisibilité" comme tu dis, avoir un impact, être une star (grande ou petite) ou simplement sortir du lot : alors oui - il n'est pas né à la bonne époque.
Si on est animé par d'autres désirs (ce qui est le cas de beaucoup d'artistes), he bien ma foi, on peut au contraire se réjouir de pouvoir avec si peu d'argent faire partager un peu de ses choses intimes.
3° Pourquoi cette mutliplication à l'infini derait-elle des auditeurs des "consommateurs aveugles" - je ne comprends pas bien ce que ça change, internet dans l'histoire : le consommateur passif, dupe et marchant au pas, il ne date pas d'aujourd'hui que je sache. Sur internet tu croises parfois ce genre de crétin fini, ok, mais dis moi comment tu vois les mecs qui vont se précipiter chez leurs disquaires demai parce qu'ils ont été télécommandés par les pubs leur annonçant la sortie du nouveau disque des enculés heu des enfoirés..
J'avoue je préférais largement la période Bérurier Noir ou pour contrer les majors une multitude de labels, de fanzine, ont fait vivre pendant dix ans une autre idée de la musique, avec un public (et pas simplement des conssomateurs), des associations, des organisateurs vraimment militants. Ils ont eut la capacité de forcer la porte des grands médias en mobilisant. Si chacun était resté derrière son ecran à essayer de diffuser sa petite musique pas sur que l'impact aurait été aussi puissant. Is ont a l'époque fait réagir les majors dans le sens d'une plus grande diversité.
alors moi j'ai connu cette période figure toi
D'une part musicalement, l'alternative à la française, heu, c'était quand même sacrément à chier à mon avis. D'autre part, si tu savais ce que certains sont devenus, qui bossent dans les majors ou à la star ac.. ça fait pas rêver quand même. D'autre part bordel là je m'énerve ! Es-tu au courant qu'il existe actuellement plus de labels que la terre ait jamais porté ?? Que des mecs comme dadaprod ou another record et des dizaines de milliers d'autres animent de tels labels sur le net et ailleurs, de lma Thailande au Mississipi en passant par le Cantal et Rio de Janeiro ?? faut se mettre au courant on vieux là !! (excuse pour ce coup de gueule mais ça fait 5 ans que je suis dans ce milieu et je t'assure qua ça fait mal d'entendre ça). Franchement, il n'y a aucune nostalgie à mon avis à avaoir de cette soi-disant période alternative à la française (qui sous bien des aspetcs était ignoble - et je sais de quoi je parle)
Je vois l'effet inverse actuellement : ils se replient sur les quelques produits rentables, les distributeurs envoient au marteau pillon des tonnes de création pas assez rapidement vendues (le stokage côute cher), le turn over des rayons disques ne te laisse même plus le temps de découvrir. N'y a t'il pas là un autre combat pour l'amateur de musique au moins aussi interressant que le téléchargement?
là je suis d'accord si tu veux dire que les partisans du P2P polluent le débat. ça fait un bout de temps que je dis : les mecs qui P2Pisent des musiques portégées par le copyright, qu'on les envoie au trou :) (je plaisante hein mais qu'ils arrêtent voilà tout)
Parce qu'au bout du compte c'est en partie à cause de ces mecs là qu'on est dans la merde actuellement : ils n'ont qu'à respecter la loi, moi je m'en contrebranle de leur sort.
C'est cynique mais je suis d'accord avec toi sur le fait que la plupart des zigues qui défendent le P2P pour les musiques sous copyright classique (pas tous il y a certaines personnes que je respectent là dedans) ont fait du tort à la cause qui moi me parait intéressante : les licences de libre diffusion.
Cela dit, il serait naif de croire que les majors et l'industrie aient foutu ce merdier uniquement dans le but de faire respecter leurs droits (le copyright) : ce serait vraiment niais de croire ça :)
la vérité est beaucoup, plus simple, et j'en reviens à ce que je disais au début de mon post : l'industrie du cul(ture) a pour vocation d'enrichir des actionnaires : coment imaginer qu'ils allaient laisser passer la poule aux oeufs d'or que représente le net ?? Un marché collossal. Ils attendaient simplement que le haut débit soit généralisé dans tout le onde occidental c'est tout. pas la peine de se compliquer : la logique marchande a ceci pour elle : elle est simpliste.
crevlalune
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Re: les limites du téléchargement gratuit

Message par crevlalune »

Heureux de t'avoir fait sourire. Au moins la provocation a le mérite de provoquer le débat. Quoique au final je suis quasimment en accord avec ta prose . Juste la notion d'artistes complices qui me parait un peu stériles. Que les artistes se battent (ou se débattent) pour proposer au public le fruit de leur expérimentation, qu'ils essayent de trouver un moyen de vivre au quotidien en artiste (et non en monteur à la chaine en intérim) c'est effectivement le rève de beaucoups. Mais ça ne me choque pas .
Après si tu me parles des stars qui sont uniquement dans la recherche d'appartenir au show-bizz en publiant leur mémoire à 20 ans, ou en s'invitant dans n'importe quelle émission de télé réalité, on ne parle plus d'artistes, c'est déjà un autre monde.
Je t'invite à relire "En Avant la Zizique" de Vian qui déjà à l'époque croquait ironiquement le milieu musical. Notre vision de ce monde là semble se rejoindre.

pour répondre à Dana, je n'ai pas cité le mouvement alternatif pour la qualité sonore de ses oeuvres (quoique la Mano, on n'a fait pire) mais pour le vent de liberté qu'il a apporté durablement sur les ondes (même si inévitablement certains sont passés chez des majors, eh alors?). A mon humble avis, Tryo, La Rue Kétanou, les Ogres, sont les enfants de cet esprit de liberté dans la démarche artistique (là encore je ne me positionne pas sur le qualitatif, mais sur l'esprit.)
Après sur Jonaz et Higelin, que l'on aime ou pas (je ne suis pas fan de jonaz), ils ont apportés leur univers, une passion, et des milliers de personnes, ont partagés avec eux des moments uniques. Ils créent encore, et ont certainement plus à apporter que bien des produits surmarketés, certes plus jeunes et plus gominés.

Alors que tu ne sois pas choqués qu'un employeur mette à la porte des types qui ont influencés une bonne partie de la nouvelle génération et qui ont passé leur vie à partager leur passion : j'espère quand même ne pas t'avoir croisé dans les manifs anti CPE. (Et je me fout de savoir s'ils ont du pognon de côté. ). Mais tu as raison, ils sont has been, et si on peut leur débrancher le ventilo un jour de grosse chaleur... J'arrête car on va me repprocher d'être provocateur. Mais c'est dingue quand même de ne pas se rendre compte que certains arguments nous replongent dans ce manque de solidarité qui fait cruellement défault actuellement.
dana
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Re: les limites du téléchargement gratuit

Message par dana »

Mais c'est dingue quand même de ne pas se rendre compte que certains arguments nous replongent dans ce manque de solidarité qui fait cruellement défault actuellement.
crevlalune, le hic dans ton argumentation, c'est que tu l'adresses à des personnes, que ce soit dadaprod ou moi, et beaucoup d'intervenants sur ce forum, qui de fait, ont déjà inventé une autre manière de vivre la musique (je n'ai pas dit : de vivre DE la musique - ce qui à mon avis ne veut strictement rien dire)
Tu fais exactement comme la plupart des intervenants sur le DASVI etc;. qui ignorent totalement la réalité de la pratique musicla econtemporaine : loin d'être une utopie, les modèles alternatifs de la diffusion (alternatif par rapport aux distro traditionnelles) existente déjà et eles sont VIABLES : comment crois-tu qu'another record ait pu sortir 21 références en 5 ans sans avoir jamais touché une suvbvention ni cédé aux sirènes du marché du disque (parce qu'on doit être un des seuls labels à refuser régulièrement des offres de distributeur) ? Parce que notre modèle est viable.

Bref : il y a une réalité, elle est peut-être mérginale et je comprends que les débatteurs la négligent : mais là tu nous fais le plaisir de discuter sur MLO : donc on te répond de ce point de vue (sans animosité d'aileurs, je t'assure).

Pour te donner un exemple : tu ne pourrais pas dire devant des gens qui font de l'argiculture bio depuis 20 ans : "ha mais quand même ce qui serait chouette, ce serait d'en finir avec la production agricole industrielle, revenir à l'époque où on utilisait pas de pesticides etc;." les mecs vont te regarder d'un sale air : et c'est exactement ce qui se passe dans ce post mon ami.


sinon
poiur ce qui est de la solidarité
là je vais être très cynique mais :
Jonaz HIgelin les bérus les gens de ratatium, les gens des audionautes, les gens de l'industrie du disque etc;.
n'ont jamais levé le petit doigt pour nous
c'est bien simple : nous n'existons même pas pour eux :
et tu voudrais que je sois solidaire de HIgelin ou de ces mecs là ??
mais fuck off
j'emmerde higelin tant pis pour sa gueule
ça fait 5 ans que je me bats comme un malade pour défendre les gens dont j'aime la musique
et faudrait que j'aille pleurer sur chamfort ou higelin parce qu'ils ont plus de contrats ?
c'est une blague ?
et heu ils font quoi ?
rien qu'avec leurs droits d'auterurs sur une année ils pourraient faire vivre TOUS les labels présents sur MLO ces mecs là !!
qu'est-ce qui les empêche puisqu'ils sont si cool de créer leurs propres labels ?
hein ??
solidarité mon cul
on se fait déjà enculer à sec avec le projet de loi dasvi à cause de ces mecs là
je vais pas en plus m'inquiéter de leur sort

là où ton argumentation ne tient pas (en tous cas pas sur ce forum :
c'est que , come la plupart des gens, tu n'as qu'une idée très floue de la réalité de la pratique musicale, de la REALITE
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