Pour Jamendo la relation est effectivement contractuelle.
Mais l'essentiel est qu'ils respectent les clauses des contracts creative commons : ni l'écoute, ni le téléchargement ne sont soumis à des paiements.
Sur cette question des usages commerciaux ou non, on a en réalité toute une floppée d'interprétation. Par exemple, Magantunes, [troll inside] organisation à mon avis trop surestimée par les acteurs de la musique sous licence de libre diffusion /[troll inside], ont une lecture ultra précise de ce que signifie un usage commercial.
http://magnatune.com/ (voir : licence)
S'ensuit un systèpme extrêmement complexe de prix selon l'usage, et à vrai dire, ils tombent dans cete absurdité que tout usage devient payant ou presque (dès qu'il est lié de près ou de loin à une activité commerciale)
Mon point de vue est beaucoup plus souple : j'estime que les situations doivent s'évaluer au cas par cas, mais on doit toujours se poser cette question :
A qui la diffusion de mon oeuvre dans un officine comerciale (sur le net ou IRL) procure un avantage ?
je parle uniquement de DIFFUSION là, pas de copie ou d'oeuvre intégrée à une autre oeuvre (comme dans le cas d'une BO par exemple ou d'une illustration musicale d'un spot de pub ou d'un générique télé)
Si ma musique est diffusée en streaming dans un bar sur un site web, et tant que cette écoute n'est pas conditionnée par un paiment, je considère qu'en tant qu'auteur j'ai les avantages d'une promotion gratuite. Le bar ou le site web contribue à me faire connaître. L'avantage pour le bar ou la boutique web me semble négligeable comparé à mon avantage.
Parce que le bar ou la boutique web ne ne se fait pas d'argent directement en diffusant ma musique, mais en vendant des produits qui n'ont rien à voir avec ma musique (quoique : un double whyskey n'est pas sans rapport avec mon dernier album par exemple

Donc de mon point de vue ce n'est pas là un usage commercial de ma musique, mais un usage qui renttre dans la cadre des diffusions autorisées à priori par la licence.
Si par contre, je peux prouver que la diffusion de ma musique procure un réel avantage financier à l'officine qui la diffuse dont l'activité est directement liée à la diffusion de musique, alors la question de pose de l'usage commercial :
prenons deux exemples :
1° une discothèque : son activité est manifestment par nature liée à la diffusion de musique -(entre autres : une boite de nuit est aussi un lieu de rencontres pour sourds-muets en chaleur et aussi un lieu où l'on consomme pour un prix abbérant de l'alcool)
Quand le DJ (hang the DJ ! hang the DJ !) passe du dana hilliot, (rassurez vous c'est pas prêt d'arriver), alors la question d'un usage commercial se pose. A priori, j'y vois plus d'avantage pour lui que pour moi, et ça me ferait tellement rire que j'irai pas l'embêter avec des histoires de droit d'auteur (surtout que les discothèques sont ultra surveillées par la sacem : donc toutes payent un forfait, donc.. pas la peine de les embêter en plus)
2° une radio de type C (c'est-à-dire commerciale type NRJ ) ou de type B (c'est-à-dire semi-commerciale, ayant une régie publicitaire) passe du dana hilliot, la question évidemment se pose aussi : la radio fait un bénéfice en passant de la publicitié, si ma musique passe avant ou après cette page de pub, l'enrobe si l'on peut dire, on est peut-être fondé à soupçonner un usage commercial de ma musique. Mais, là encore, n'y ai -je pas un avantage en tant qu'auteur ? Cette diffusion me promeut gratuitement, et ce n'est tout de même pas comme si ma musique servait à habiller une publicité par exemple (ce qui est un cas spécifique : l'illustration musicale)
Bref, dans tous ces cas mon avis est de laisser faire les choses, compte tenu du bénéfice que j'en retire de toutes façons.
tant que la jouissance de l'oeuvre n'est pas conditionnée à un paiement, je considère l'usage comme autorisé a priori, et non concerné par la clause NC.
mais tout ceci est affaire d'appréciation bien sur..