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vivre dit-il
Publié : 12 juil. 2006, 23:10
par dana
de monsieur sarkozy tout à l'ehure en parlant de l'outre-mer :
"Trop de gens outre-mer considèrent que vivre, c'est survivre avec le revenu minimum d'insertion",
ils ont tort évidemment
vivre c'est ça :
ou ça
ou ça :
le travail c'est MIEUX
Re: vivre dit-il
Publié : 13 juil. 2006, 03:43
par mpop
Moi j'ai vu des gens outre-mer, survivre pour eux c'était acheter chaque jour leurs piles plates de rhum Charette. Je sais pas s'ils touchaient le RMI (rmi diminué à la Réunion, et pas de rmi à Mayotte parce que c'est pas un département), mais en tout cas à 40 ans ils avaient l'air d'en avoir 60 (et ils avaient un foie de 80…).
Alors je suis pas sûr qu'ils aient l'impression de « vivre », rmi ou pas. Survivre, peut-être.
En attendant, c'est des gens qui se sont trouvés comme des cons, il y a quelques années, sur les bancs de l'école, face à un instituteur zoreil qui voulait leur redresser la langue… parce que voilà, l'école était enseignée dans une langue étrangère : le français. Quand on a vécu toute sa courte vie en créole, s'entendre dire (dans une langue que l'on ne comprend qu'à demi-mots, même au bout d'un certain temps de mal-apprentissage) que la langue que l'on a parlé jusqu'ici n'est même pas un dialecte, même pas un patois, tout juste un sabir… ben j'imagine que ça aide pas.
Et aujourd'hui, ça continue. La francisation de l'île brouille les pistes, et le phénomène est aujourd'hui moins fort, mais le phénoménal échec scolaire sur l'île est toujours lié à ce bête problème politique : la république française est incapable de reconnaître que sur le territoire de la république il y ait des FRANÇAIS qui n'ont pas le français comme première langue… ou comme langue tout court.
Je parle même pas de Mayotte, où l'essentiel de la population parle le swahili, et où le enfants sont censés suivrent le même programme que les petits francophones de métropole… et le suivre en français, langue qu'ils ne connaissent pas.
Quand on aura mené depuis au moins une génération des politiques responsables dans les différentes régions et îles d'outre-mer, on pourra discuter…
Re: vivre dit-il
Publié : 13 juil. 2006, 03:43
par mpop
Rhaa voilà je m'énerve…
Re: vivre dit-il
Publié : 13 juil. 2006, 04:16
par dana
cela dit
c'est un discours récurrent de sarko, y compris en métropole
c'est ce que j'appele une chouette incitation à la solidarité
de toutes façons les prochaines victimes, ou plutôt les prochains coupables après les immigrés
ce seront les pauvres
normal
c'est vrai que sarko il connaît bien le rmi
à Neuilly sur seine il y en a plein évidemment
Re: vivre dit-il
Publié : 13 juil. 2006, 11:43
par DaKat
dana a écrit :
de toutes façons les prochaines victimes, ou plutôt les prochains coupables après les immigrés
ce seront les pauvres
Les pauvres sont ils vraiment les "prochaines" victimes, ou sont ils toujours les victimes, ou les coupables (tout dépend effectivement de quel côté du képi on se se situe).
Comment appelle t'on un riche qui vient de l'étranger pour s'installer en France ? Un immigré aussi ? Personnellement j'ai très rarement ce terme utilisé pour des personnes autres que celle vivant en Banlieues HLM, en hôtels-paillotes, en bidon-villes et en dessous du deuil (oups ! Lapsus)... seuil de pauvreté....
Re: vivre dit-il
Publié : 13 juil. 2006, 15:05
par dana
oui c'est clair
on parle rarement des anglais qui s'intallent dans le périgord ou en normandie comme des immigrés
La stigamtisation des pauvres n'est pas une idée neuve évidemment
c'est vieux comme le monde
En dix ans, l'opinion publique, si l'on en croit les études et les sondages, s'est durcie de manière spectaculaire envers les catégories les plus vulnérables de la population.
Dans les années 90, majoritairement, les gens se sentaient concernés par la pauvreté : chacun avait dans sa famille quelqu'un au chomage ou au rmi, quelqu'un qui venait de perdre son emploi, etc.. Le sentiment d'une certaine solidarité était inspiré par ceci qu'on n'était pas à l'abri soi-même d'une tel "échec" social.
C'est toujours le cas aujourd'hui, mais l'opinion par contre a bougé : le sentiment de sa propre vulnérabilité n'entraine plus un réflexe "solidaire" (fut-il fondé sur des motifs égoÏstes) mais la peur a pris le dessus : et désormais, c'est la haine de l'autre qui domine : la stigmatisation des plus vulnérables, de ceux qui sont OUT.
La peur de l'autre, de la sauvagerie de l'enfant, de la culture fantasmée de l'immigré, de la dangerosité imaginaire du fou, du vice supposé du pauvre...
C'est dans ces moments là qu'un tribun populiste, s'il sait attiser et conforter la peur, peut prendre le pouvoir et, en usant de cette peur comme le support de sa politique répandre la terreur.
Re: vivre dit-il
Publié : 14 juil. 2006, 01:12
par collegue
voir : v comme vendetta...film d' antciipation sur 2007?
le chancelier me fait enormemnt penser à sarko...
Re: vivre dit-il
Publié : 14 juil. 2006, 13:22
par computerhotline
dana a écrit :de monsieur sarkozy tout à l'ehure en parlant de l'outre-mer :
"Trop de gens outre-mer considèrent que vivre, c'est survivre avec le revenu minimum d'insertion",
ils ont tort évidemment
vivre c'est ça :
ou ça
ou ça :
le travail c'est MIEUX
Ca me rappelle un certain allemand immigré autrichien qui prônait "Le travail rend libre" (ainsi qu'un personnage "français" prônant "Travail, famille, patrie").
Quand on réfléchit bien, c'est le même discours, qu'il soit émit de la bouche de Sarko ou des 2 personnages sus-mentionnés.
Re: vivre dit-il
Publié : 14 juil. 2006, 16:44
par dana
Ca me rappelle un certain allemand immigré autrichien qui prônait "Le travail rend libre" (ainsi qu'un personnage "français" prônant "Travail, famille, patrie").
Quand on réfléchit bien, c'est le même discours, qu'il soit émit de la bouche de Sarko ou des 2 personnages sus-mentionnés.
J'ai commencé un travail d'étude sémantique concernant les discours de certains (pas seulement à l'UMP d'aileurs, et pas seulement le secrétaire général de l'UMP - que je ne considère pas comme un fasciste je tiens à le préciser, mais je crois qu'1° il est pris dans un lexique une logique et 2° il a le "talent" si l'on peut dire, talent rhétorique en tous cas, et 3° le contexte est favorable pour que : 1+2+3 = on n'est pas à l'abri de dérives fascistes)
c'est très net :
liberté égalité fraternité, les valeurs des lumières si vous voulez
sont mises au rencart au profit de
travail famille patrie ça saute aux oreilles (et ça saute à la gueule si vous êtes noir ou basané)
qu'on se rappele :
il a fallu 6 mois à la France de 1939 pour devenir la France de 1940
sommes nous plus futés que nos grands parents ?
je parierai pas
enfin en tous cas, à défaut d'un retour des fantômes fascistes
on pourrait sans problème avoir un bushisme à la rançaise
un néocon bien de chez nous
Re: vivre dit-il
Publié : 14 juil. 2006, 16:50
par dana
http://multitudes.samizdat.net/La-gauch ... ir-le.html
quelqu'un a -t-il lu le dernier livre de Zeev Sternell?