le "buy out" que vous évoquez, c'est la gratuité ? mais : "nos" licences ne sont pas "gratuites", mais "libres" :
comme le dit l'index de fsf.org : "free as in freedom" cette confusion venue de l'anglais complique les choses, il est vrai..
il est vrai également qu'il est plus difficile a priori (sauf système à l'anglo-saxonne pour faire vite, agent, avocat, etc.. : accessible de toute façon uniquement à un musicien déjà reconnu et "riche") de pratiquer le perception de droits auprès des radios argentines, néo-zélandaises, taiwanaises, télés et autres, pour un groupe autoproduit de charente, par exemple
mais le bouleversement conjoint des nouvelles tecnhologies, du nouveau système de gestion individuelle que représentent les licences libres, les nouveaux formats, la possibilités par le web, le p2p, etc.. de diffusion, et association du public, des "fans" à cette diffusion (co-création de valeur etc..),
et la santé éclatante du spectacle vivants, des concerts etc.. ( année dernière historique aux usa, chiffres records en France, en Italie aussi, etc..)
composent un paysage différent ;
un musicien de toute façon vit surtout des concerts, représentations, etc.. la vente de disque est un apport, et ne devient vraiment une source importante de revenus que pour l'infime couche supérrieure des artistes produits par le "big system", l'industrie : et les artistes dans ce cas peuvent gagner beaucoup, à la mesure de marketing réalisé (cf par ex. conjonction du rachat de treca - label sardou et remix de sardou dans la star'ac... : exemple ultime, mais qui montre bien ou va le système), mais cela ne sera de toute façon que 4,5, 8% maxi, du chiffre...
un artiste sous licence libre peut promouvoir sa musique gratuitement sur le net, sans payer de droits en tant que diffuseur, peut presser des cds sans payer de droits de reproduction mécanique, etc..
la masse critique n'est pas encore atteinte pour nous. la musique libre est toute jeune ; le mouvment du libre dans l'informatique, plus ancien, montre cependant qu'il est possible de créer un modèle économiquement rentable.
enfin :
LE PROBLÈME VIENT DE CE QUE VOUS CONSIDÉREZ LA SACEM COMME UN ORGANISME EXTÉRIEUR, ALORS QU'ELLE APPARTIENT AUX CRÉATEURS.
nous ne considérons certes pas la SACEM comme un organisme extérieur ;
par contre il serait plus jjuste d'affirmer qu'elle appartient
aux créateurs qui en sont sociétaires, et non aux "créateurs" comme à tous ;
et, du fait de son ancienneté, de sa place dans le paysage, une espèce de monopole de fait s'est instauré,
qui est source de considérables handicaps pour les créateurs ayant choisi la gestion individuelle :
les presseurs croient qu'il faut payer la sdrm de toute façon, les musiciens croient qu'il faut adhérer à la sacem pour protéger ses oeuvre, et ainsi de suite.
autre point, qui motivait mon premier message de ce fil : l'obligation d'apport de toutes les oeuvvres par périodes de dix ans : merci à ce propos pour vos précisions.
mais ne serait-il pas envisageable d'imaginer un système bi-partie , au choix des artistes : choisr la gestion collective pour partie, et faire donc apport de ses droits à la SACEM sur une partie de sa création, et décider de placer une autre partie de sa création sous licence libre ?
c'est sur ces points que nous souhaitons discuter avec vous,
la SACEM ayant légitimité pour représenter ses sociétaires, (et eux seuls..)
ce qu'elle fait admirablement dans certains cas comme par exemple l'action en justice contre Universal pour non paiement des droits (e-compil.fr) : où votre action montre très clairement que les "pirates" ne sont sont pas ceux qu'on croit : c'est çui qui dit qui y est (n'est-ce pas pascal nègre ?)