Clauses ND et NC, le risque du complexe de Dieu ?
Publié : 06 mars 2008, 22:53
j'utilise ces deux clauses dans la licence que j'attribue à mes morceaux. Lorsque j'ai commencé à vouloir publier les oeuvres, j'ai fait comme beaucoup de gens, je me suis posé la question de la Sacem, je me suis renseigné mais une chance pour moi, en 1996, la musique électro étant encore mal connue en France, les gens de la Sacem n'avaient pas les arguments pour me convaincre de m'inscrire chez eux. Quand ensuite l'internet est entré dans ma vie et qu'en 2002, j'ai commencé à vouloir mettre mes morceaux en ligne, j'ai cherché s'il existait d'autres moyens que les "méchants" cités plus hauts et je suis tombé sur un site plutôt bordélique appelé "musique libre" et fondé par un certain Hésiode (
private joke ).
Comme plein d'artistes, j'ai eu peur : Peur que l'on s'approprie mon travail, peur de celui à qui elles étaient destinées de prime abord, le mélomane. J'ai aussi eu le fantasme de gagner ma vie avec ma musique mais c'est une autre histoire. Donc de par cette peur initiale, j'ai choisis la licence la plus restrictive : by-nc-nd. Prêt à sauter sur le moindre pékin qui ne respecterait pas ses clauses, non de Dieu !
Moi aussi, j'ai réclamé la constitution d'une Sacem du libre en contradiction avec les principes qui régissent les Creative commons, la gestion individuelle des droits.
Le temps a passé, j'ai pris confiance en moi, j'ai dédramatisé tout ça, ai arrêté de me mettre la pression sur une potentielle carrière, me suis rendu compte que même si on me "piquait" un morceau sans respecter la licence, j'en avais encore des dizaines en gestation sous le coude, bref que tout ça ce n'est que de la musique, qu'il n'y a pas mort d'homme et qu'il vaut mieux être détendu pour vivre vieux
L'intérêt de la by-nc-nd c'est de me prévenir contre les abus des sites internet qui mettent en ligne du contenu dans le but de se faire des pépettes à la WEb2.0 like, l'emprunt par une boîte de prods, de pubs, bref une personne morale avec de mauvaises intentions.
La loi a ceci de particulier qu'elle est une arme qui peut être appliquée de façon aveugle ou avec discernement. C'est d'ailleurs un outil si dangereux et puissant que tout un système a été créé autour pour protéger le citoyen de tous les abus de ceux qui sont censés la mettre en application.
Alors pourquoi le complexe de Dieu ?
Parce que ce sont les clauses les plus restrictives et donc susceptibles d'entraîner le plus
d'abus de la part d'un auteur un peu trop zélé ou en manque de reconnaissance et procédurier.
Comme plein d'artistes, j'ai eu peur : Peur que l'on s'approprie mon travail, peur de celui à qui elles étaient destinées de prime abord, le mélomane. J'ai aussi eu le fantasme de gagner ma vie avec ma musique mais c'est une autre histoire. Donc de par cette peur initiale, j'ai choisis la licence la plus restrictive : by-nc-nd. Prêt à sauter sur le moindre pékin qui ne respecterait pas ses clauses, non de Dieu !
Moi aussi, j'ai réclamé la constitution d'une Sacem du libre en contradiction avec les principes qui régissent les Creative commons, la gestion individuelle des droits.
Le temps a passé, j'ai pris confiance en moi, j'ai dédramatisé tout ça, ai arrêté de me mettre la pression sur une potentielle carrière, me suis rendu compte que même si on me "piquait" un morceau sans respecter la licence, j'en avais encore des dizaines en gestation sous le coude, bref que tout ça ce n'est que de la musique, qu'il n'y a pas mort d'homme et qu'il vaut mieux être détendu pour vivre vieux
L'intérêt de la by-nc-nd c'est de me prévenir contre les abus des sites internet qui mettent en ligne du contenu dans le but de se faire des pépettes à la WEb2.0 like, l'emprunt par une boîte de prods, de pubs, bref une personne morale avec de mauvaises intentions.
La loi a ceci de particulier qu'elle est une arme qui peut être appliquée de façon aveugle ou avec discernement. C'est d'ailleurs un outil si dangereux et puissant que tout un système a été créé autour pour protéger le citoyen de tous les abus de ceux qui sont censés la mettre en application.
Alors pourquoi le complexe de Dieu ?
Parce que ce sont les clauses les plus restrictives et donc susceptibles d'entraîner le plus
d'abus de la part d'un auteur un peu trop zélé ou en manque de reconnaissance et procédurier.