prescriptions musicales
Publié : 08 oct. 2008, 22:06
Ce message fait suite à un post similaire de moi-même sur le fil "ce que vous y écoutez->Consternant!". (sur les conseils d'Yza, je consacre un fil de discussion à part entière à ce sujet).
Le sujet a été de nombreuses fois débattu sur ce forum dogmazic est désormais une plateforme riche de très nombreuses créations, une archive gigantesque de musiques sous licences libres qui a vocation à grossir encore. L'auditeur qui débarque va chercher de la musique qui lui correspond et repartira probablement très vite après quelques écoutes s'il ne trouve rien qui lui convienne.
On retrouve ce problème partout sur le net avec la profusion d'offres hétéroclites d'un youmachin, mytruc, jaimalodo.
Les solutions techniques généralement proposées sont des solutions de type systémique on met en place un algo censé résoudre le problème tout seul. Système de quotation (notation par les internautes, stats, palmarès), classifications normalisées (par style musical, usage), classifications libres (tag), réseaux sociaux (effet buzz).
Je ne crois pas, mais alors pas du tout, à ces systèmes à vocation universelle, censés magiquement s'auto-réguler. C'est nier la nature particulière de l'art de vouloir l'organiser ainsi.
La musique, c'est avant tout une chose culturelle, donc subjective, communautaire, voir ethnique. L'indonésien, les histoires de metal-machin ou electro-chose ça le dépasse, comme les finesses de la musique vénézuélienne me laissent froid ce qui ne m'empêche pas de prendre plaisir (ou non) à écouter la musique d'une autre culture et d'y puiser des sources d'inspirations.
Dans ce contexte, je crois davantage en la prescription musicale ostensiblement subjective. Les playlists de dogma en sont un embryon, on peut aussi assimiler le travail des netlabels à de la prescription musicale, mais on reste sur sa faim.
"Parlons musique", d'accord, mais il faut d'abord accepter l'idée que les goûts musicaux, les choix éthiques, les lignes éditoriales ne supportent pas le débat on adhère ou pas à une posture, point barre.
Dogmazic, en mettant en avant certains artistes, façonne une ligne éditoriale musicale (assez floue au demeurant qui se retrouve dans les choix qui sont faits ?), mais est-ce vraiment le rôle que veulent lui attribuer les admins ? (je ne crois pas au vu des interventions sur le forum, et j'espère personnellement que ce ne sera jamais le cas).
Les netlabels ont pour vocation la promotion d'artistes ils sont au service des artistes (production, organisations de concerts, promotion, diffusion), pas des auditeurs, et c'est très bien comme ça chacun son rôle.
Il manque un acteur à la musique libre le prescripteur de musique. Dans le monde commercial, le prescripteur est le conglomérat consanguin des médias papier-tv-radio-matraquage-pub. Pour les non-consanguins (les libres et les mercenaires), il n'existe que le bouche à oreille comprendre mytruc facebidule et autre chienlit bien puante et surtout pas intéressante du tout.
Mon rêve des chroniqueurs musicaux engagés dans une ligne éditoriale claire qui maintiennent des flux musicaux, gribouillent quelques articles, bref, le retour des fanzines musicaux (il en existe encore ça et là sur le net hein!).
Dogmazic pourrait pitet proposer une infrastructure pour l'hébergement de ce type de prescripteurs, puis mettre en avant sur sa page d'accueil ce type d'entrée à son archive.
Ainsi, le gars qui ne s'intéresse qu'à la scène rap-rnb, il débarque sur dogma, 2 clics plus loin il est sur un mag (ouai, je sais, on dit "blog avec commentaires fermés" maintenant) qui lui vante le gros son de machin-truc, avec bouton play à l'appui. Le gars plus ouvert qui aime tout du moment que ça bouge trouvera peut-être une équipe de chroniqueurs qui partagent SA conception de la musique (ou pas, mais bon).
Pour favoriser les échanges entre ces communautés, on peut croiser des infos, genre "ce morceau/ce groupe a également été conseillé par..."
A partir du moment où chacun peut créer son propre écosystème, il n'y a plus de problème de visibilité, puisqu'il n'y a plus de concurrence (mot qui n'a pas de sens dans l'art).
L'équipe dogmazic aurait la charge supplémentaire de l'infrastructure et la surveillance des abus (chronique-auto-promo, chronique non maj depuis 1 an...) Evidemment, on ne peut pas demander à l'équipe de s'occuper du contenu, il faudrait que nous, auditeurs, musiciens, (je revendique les deux titres même si j'écoute peu de zic) fassions un véritable effort de découverte et de partage, en donnant de notre temps pour le coup.
Personnellement, j'adorerai monter une chronique, mais à l'évidence, je n'ai pas le temps, seul de maintenir un truc qui tient la route et qui se renouvelle un peu. Dans un cadre dogmazien, avec quelques collaborateurs un chouillat motivés et partageant vaguement mes goùts musicaux, je suis sûr qu'on pourrait faire un truc terrible.
Tout le problème, pour un projet comme celui-là, c'est la masse critique de contributeurs, et - curieusement, hein ! - c'est plus dur de trouver des gens prêts à remonter leurs manches que des brasseurs de "contacts", "relations", "friends". Serons-nous assez nombreux à rejeter les échanges superficiels et à offrir un peu de notre temps pour contribuer régulièrement à ce genre de travail ?
Le sujet a été de nombreuses fois débattu sur ce forum dogmazic est désormais une plateforme riche de très nombreuses créations, une archive gigantesque de musiques sous licences libres qui a vocation à grossir encore. L'auditeur qui débarque va chercher de la musique qui lui correspond et repartira probablement très vite après quelques écoutes s'il ne trouve rien qui lui convienne.
On retrouve ce problème partout sur le net avec la profusion d'offres hétéroclites d'un youmachin, mytruc, jaimalodo.
Les solutions techniques généralement proposées sont des solutions de type systémique on met en place un algo censé résoudre le problème tout seul. Système de quotation (notation par les internautes, stats, palmarès), classifications normalisées (par style musical, usage), classifications libres (tag), réseaux sociaux (effet buzz).
Je ne crois pas, mais alors pas du tout, à ces systèmes à vocation universelle, censés magiquement s'auto-réguler. C'est nier la nature particulière de l'art de vouloir l'organiser ainsi.
La musique, c'est avant tout une chose culturelle, donc subjective, communautaire, voir ethnique. L'indonésien, les histoires de metal-machin ou electro-chose ça le dépasse, comme les finesses de la musique vénézuélienne me laissent froid ce qui ne m'empêche pas de prendre plaisir (ou non) à écouter la musique d'une autre culture et d'y puiser des sources d'inspirations.
Dans ce contexte, je crois davantage en la prescription musicale ostensiblement subjective. Les playlists de dogma en sont un embryon, on peut aussi assimiler le travail des netlabels à de la prescription musicale, mais on reste sur sa faim.
"Parlons musique", d'accord, mais il faut d'abord accepter l'idée que les goûts musicaux, les choix éthiques, les lignes éditoriales ne supportent pas le débat on adhère ou pas à une posture, point barre.
Dogmazic, en mettant en avant certains artistes, façonne une ligne éditoriale musicale (assez floue au demeurant qui se retrouve dans les choix qui sont faits ?), mais est-ce vraiment le rôle que veulent lui attribuer les admins ? (je ne crois pas au vu des interventions sur le forum, et j'espère personnellement que ce ne sera jamais le cas).
Les netlabels ont pour vocation la promotion d'artistes ils sont au service des artistes (production, organisations de concerts, promotion, diffusion), pas des auditeurs, et c'est très bien comme ça chacun son rôle.
Il manque un acteur à la musique libre le prescripteur de musique. Dans le monde commercial, le prescripteur est le conglomérat consanguin des médias papier-tv-radio-matraquage-pub. Pour les non-consanguins (les libres et les mercenaires), il n'existe que le bouche à oreille comprendre mytruc facebidule et autre chienlit bien puante et surtout pas intéressante du tout.
Mon rêve des chroniqueurs musicaux engagés dans une ligne éditoriale claire qui maintiennent des flux musicaux, gribouillent quelques articles, bref, le retour des fanzines musicaux (il en existe encore ça et là sur le net hein!).
Dogmazic pourrait pitet proposer une infrastructure pour l'hébergement de ce type de prescripteurs, puis mettre en avant sur sa page d'accueil ce type d'entrée à son archive.
Ainsi, le gars qui ne s'intéresse qu'à la scène rap-rnb, il débarque sur dogma, 2 clics plus loin il est sur un mag (ouai, je sais, on dit "blog avec commentaires fermés" maintenant) qui lui vante le gros son de machin-truc, avec bouton play à l'appui. Le gars plus ouvert qui aime tout du moment que ça bouge trouvera peut-être une équipe de chroniqueurs qui partagent SA conception de la musique (ou pas, mais bon).
Pour favoriser les échanges entre ces communautés, on peut croiser des infos, genre "ce morceau/ce groupe a également été conseillé par..."
A partir du moment où chacun peut créer son propre écosystème, il n'y a plus de problème de visibilité, puisqu'il n'y a plus de concurrence (mot qui n'a pas de sens dans l'art).
L'équipe dogmazic aurait la charge supplémentaire de l'infrastructure et la surveillance des abus (chronique-auto-promo, chronique non maj depuis 1 an...) Evidemment, on ne peut pas demander à l'équipe de s'occuper du contenu, il faudrait que nous, auditeurs, musiciens, (je revendique les deux titres même si j'écoute peu de zic) fassions un véritable effort de découverte et de partage, en donnant de notre temps pour le coup.
Personnellement, j'adorerai monter une chronique, mais à l'évidence, je n'ai pas le temps, seul de maintenir un truc qui tient la route et qui se renouvelle un peu. Dans un cadre dogmazien, avec quelques collaborateurs un chouillat motivés et partageant vaguement mes goùts musicaux, je suis sûr qu'on pourrait faire un truc terrible.
Tout le problème, pour un projet comme celui-là, c'est la masse critique de contributeurs, et - curieusement, hein ! - c'est plus dur de trouver des gens prêts à remonter leurs manches que des brasseurs de "contacts", "relations", "friends". Serons-nous assez nombreux à rejeter les échanges superficiels et à offrir un peu de notre temps pour contribuer régulièrement à ce genre de travail ?