Alors je me suis dit : "tiens, et si j'en ouvrais un ?"
Seulement c'est là que ça se corse. Sous quel angle aborder le sujet ?
D'abord, est-ce qu'il faut nécessairement avoir plus de 20 ans pour comprendre de quoi qu'on va y écrire ?
A mon avis pour que ce soit intéressant, oui. Vu que la musique d'avant était vachement plus intéressante qu'aujourd'hui. Je parle de musique du 20 ème siècle bien sûr, de musique pré-StarAc, et même je dirais, et même de musique pré-cd. Si, si, vous avez bien lu.
D'abord, les djeuns, figurez-vous qu'il a existé une époque où nous n'avions, alors que j'étais ado, ni console de jeux, ni téléphone portable, ni ordinateur, ni internet. Il y a avait trois chaînes, les magazines, les bouquins, les cassettes et les vinyls. Point barre !
nous n'étions pas encore complètement dans "le travailler plus pour travailler plus", mais ça commençait tout doucement à germer dans le cerveau malade de certains héritiers de Mai 68.
"Oh papy! rentre dans ta maison de retraite !"
"Ta gueule jeune con, j'ai juste 39 ans !"
Vous parlerai-je de funk, des débuts du rap US, des débuts de la house et de la techno, du jazz-fusion, de l'acquisition de mes première SL12 MKII, des magnétophones 4 pistes à cassettes, des radios libres, de mes premières remixes faîtes à la PAUSE de la chaîne haute-fidélité de mes parents, du premier effet phasing obtenu en bidouillant la tête de lecture d'un autoradio ?
Une chose est sûre c'est que même si aujourd'hui, je diffuse ma musique sous licence ouverte, à l'époque où j'étais adolescent, cela n'existait pas et ma génération n'a pour référence que la musique sous copyright.
Vous parlerai-je de Vladimir Cosma, de Francis Laï, de Lalo Shiffrin, d'Ennio Moricone, de John Barry et de John Williams ?
Ou bien de Jean-Luc Ponti, de Stéphane Grappelli, de Michel Petruccianni, de Al Di Meola, de Chick Corea ?
Ou encore de Georges Duke, de Quincy Jones, d'Isaac Hayes, de Chicago, James Brown ou Stevie Wonder ?
Mais avant d'entrer dans un étalage de noms et de dates visant uniquement à gonfler mon égo en montrant l'étendue de ma culture, je vous laisse prendre la main et vous la péter vous aussi.