A Florent :
Je ne sais pas si ce système peut s'appliquer à des groupes d'inconnus, c'est-à-dire des gens partant de rien avec pour seul support internet et quelques bars. Existe-t-il des exemples ?
Ensuite, je veux bien qu'on puisse mettre en place une chasse au trésor via le net en disséminant des cd dans sa ville, pourquoi pas ? C'est techniquement faisable et avec peu de moyens, du moins pour la partie internet.
Seulement, comment les gens vont-ils venir sur le site du groupe pas connu pour prendre connaissance de la chasse au trésor ? Qu'est-ce qui va les motiver à y participer ? La perspective du gain d'un cd d'un groupe pas connu ?
C'est le genre de choses qu'on fait pour assoir sa notoriété pas pour l'acquérir. Il me semble.
La notoriété passe par les concerts et ça prend beaucoup de temps, de plus en plus par les temps qui courent avec les difficultés à l'accés aux salles même de petite taille. Mais oui, c'est théoriquement possible.
A Tsunami :
Mais bien sur, cela permet de réfléchir sur une "valeur ajoutée" qui encouragerai un peu les gens à acheter, faire des dons etc..
Car il ne faut pas oublier, que des que l'on parle de modèle économique, on parle d'argent, mais pour moi le mot argent n'est pas "péjoratif", c'est malheureusement le seul moyen d'avancer sur pas mal de chose, comme du physique, des soirée etc..comme dirait certain, c'est le moyen, pas la finalité.
Absolument. Je ne dis pas que les solutions de NIN et Radio Head sont nulles, je dis juste qu'il faut tempérer les anthousiasmes car nous savons ici que ces modèles ne sont applicables que dans certaines configurations de notoriété antérieures aux LLD.
Beaucoup d'artistes de l'hexagone pourraient faire de même si ils n'étaient pas à la Sacem et si ils avaient la culture technologique de leurs fans.
Il faut reconnaître à NIN une forme de courage néanmoins, même si aux USA, être artiste et indépendant n'est pas nouveau que ce soit dans le cinéma ou la musique. Mais à chaque fois, cette indépendance n'est possible que parce que les artistes sont devenus économiquement importants avec la réputation qui va avec.
Je pense que le modèle économique adapté aux artistes à petite voir trés petite notoriété, est un modèle micro-économique local dont le Web n'est qu'un amplificateur.
Je ne pense pas que le mot argent soit tabou, sale et empreint du sceau du Malin. Quand comme Aldente records on a choisi un modèle de développement "classique", l'argent est essentiel. Editer des disques de manière industrielle coûte de l'argent, ça implique des notions de rentabilité et de retour sur investissement. Ca implique de trouver un biais pour se vendre auprés des fans mais aussi des internenants comme les radios et les salles. Je comprends aussi qu'un sou est un sou et les raisons qui motivent Tsunami pour récupérer des droits d'auteurs pour le passage à la radio de ses morceaux. Je respecte ce choix. Je le dis ici pour dissiper tous les malentendus qu'auraient put susciter mes posts sur le projet SOLO, par exemple, concernant ses démarches auprés de la RTBF.
Je rappelle juste que ce n'est pas la seule possibilité, c'est tout.