Tout est dans le titre en fait

Vous êtes trés perspicaces. Je ne veux pas rouvrir le débât sur l'utilité ou pas des clauses NC et ND, c'est juste une digestion du fil où Manosolo est intervenu.
C'est une forme de provocation aussi.
C'est aussi une interrogation sur la raison qui nous anime de vouloir partager en déposant nos fichiers sur Internet. Et enfin, pourquoi, même dans la liberté, il y a des catégories.
Aprés tout, la Liberté, c'est tout ou rien. Un peu de liberté, c'est juste une manière de parler, ça n'existe pas.
Si nous vivions dans un monde où le niveau de vie est trés élevé, l'accés à la culture, même payant, ne serait pas un problème, la liberté serait respectée. Mais je vous l'accorde, uniquement pour ceux qui feraient partie de ce pays au niveau de vie élevé.
Alors, explorons quelques pistes. D'abord, sommes-nous, nous, gens du mouvement libre, des altruistes ?
On peut se poser la question.
Nous protégeons les autres, de nous-même et de notre pouvoir illimité d'auteur.
Bon, évidemment, nous les protégeons car c'est le seul moyen que nous avons de diffuser massivement nos oeuvres. Ceux qu'on appelle mélomanes le savent-ils ?
Je veux dire, le partage dans le système capitaliste ne va absolument pas de soi.
Sommes-nous subversifs rien que par le fait d'être ce que nous sommes ?
Il semblerait, que notre action, le simple fait de déposer une oeuvre sous une licence de partage, n'ait pas été anticipée par le Système qui régit nos vies.
Ca ne vous paraît pas énorme ?
Moi si.
Alors que le Capitalisme catégorise pour mettre en compétition, Internet, outil de partage abolitionniste des barrière physisques communément admises comme indépassables, débarque et de nouveau usages avec lui, qui en dix ans à peine remettent tout en question.
Notamment l'idéologie qui a gagner la guerre des idéologies au 20ème siècle.
Car ce que nous faisons ici, ce n'est rien moins que réinventer le monde et l'expérimentation de ce qu'il peut être. L'imagination est ce qu'il y a de plus dangereux.
Néanmoins, ne nous emballons pas. Toutes les bonnes idées accouchent de leur contraire ou finissent pas tellement se polir qu'elles rejoignent le troupeau des fausses bonnes idées. Le risque majeur de la technologie qui permet la propagation de nos idées et de nos usages, c'est qu'elle peut être utiliser indépendemment de ces idées et au contraire nous circonscrire. L'un des gros problèmes de l'Humanité est son incapacité à réagir d'un seul bloc. La brebis galeuse, bien qu'empruntant son image au mouton, n'existe que dans le troupeau humain.
Le temps est l'allié de ceux qui veulent que perdure le 19ème siècle.
Mais c'est aussi le nôtre.
En effet, grâce à ce medium par lequel je vous exprime mes idées pour les confronter aux vôtres, je ne suis plus limité par le temps et l'espace. Alors que le Capitalisme si.
A moins de vivre sous un régime totalitaire, les lois, même influencées doivent encore être débattues, votées, passées par une machinerie lourde et difficiel à manoeuvrer. nos adversaires peuvent ne pas gagner.
La mobilité de l'esprit, sa liberté d'expression sans respect d'une hiérarchie quelconque, c'est comme un guerillero face à une armée moderne. Rapide, mobile, bonne connaissance du terrain, hiérarchie inexistante ou légère, utilisation de l'imagination en lieu est place de stratégies décidées par un commandement central et devant être relayer par une multitude d'intermédiaire avant le passage à l'action. Il joue sur le temps et le fait qu'il a moins à perdre que son adversaire. Le Capitalisme contient ses propres limites. Le temps et les moyens.
Alors qu'il joue aux échecs, les librenautes, eux, jouent au jeu de go. Le seul jeu auquel un ordinateur ne peut pas gagner face à un humain.
Alors la guéguerre ND, NC, LAL, vous voyez bien que je m'en fous un peu
