oui, je me suis mal exprimé (mais le mec de PP s'est mal exprimé aussi à mon avis

l'argument ou la réponse qu'il fait à son interlocuteur est assez typique de ce à quoi nous sommes conduits parfois.
Je vais essayer de préciser ma remarque (mais c'est pas clair pour moi non plus)
le locuteur 1 adopte une conception qui n'est pas tout à fait égoïste, puiqu'il évoque ses descendants. sa conception de la communauté (ou de la "société" si l'on veut, ou du "groupe") s'étend jusqu'à sa famille future (autrement dit : les ayants droits, enfin, ceux qui parmi les ayants droits le sont du fait de leur lien familial avec lui) mais pas du tout à l'humanité toute entière
le locuteur 2 parle d'un autre point de vue, où la conception de la communauté s'étend (assez vaguement d'ailleurs) jusqu'à la "société", ce par quoi on a envie de lui demander de préciser ce qu'il entend par là

(les concitoyens ? dit -il .. mais alors que faire des gens qui ne sont pas ses concitoyens ? ou veut-il parler des citoyens du monde ?)
bref, on a là deux conceptions très différentes de la communauté. dans la première l'accent est mis sur la propriété et ses conséquences (et sa conservation), dans l'autre sur le déploiement de principes humanistes.
là où la réponse du gars de PP me paraît faiblarde (mais c'est pas une condamnation, j'ai pu faire moi-même ce genre de réponse, et il est difficile de s'empêcher de la donner), c'est qu'elle prétend substituer tout simplement la préoccupation liée à la propriété à la préoccupation humaniste (ou altruiste).
Or, c'est là où nous avons bien du mal à articuler les deux.
je parle de forçage parce qu'il me semble que si on parvenait à promulguer une loi qui "libère" par défaut, sans le consentement des auteurs pris un par un, les usages de leurs oeuvres (ou une partie de ces usages), on risque bien d'en entendre certains se plaindre que cest là une attaque portée contre la propriété (et pour certains c'est un principe sacré - réfléchissez pour vous-mêmes dans quelle mesure vous tenez tout de même à vous assurer d'une certaine propriété, pas seulement par rapport à vos créations, mais concernant d'autres objets).
bref : il y a là le risque d'un dialogue de sourd, parce que les deux dialogants ne parlent pas de la même chose
comment articuler les deux positions ?
On s'efforce de montrer qu'on ne perd "rien" ou "si peu" (économiquement parlant), voire qu'on y gagne (éthiquement parlant), en libérant les usages de l'oeuvre.. Est-ce convaincant ?
je n'en ai pas l'impression (cf les discussions avec des gens comme Mano Solo par exemple)
Comment articuler l'intérêt particulier au bien général (si tant est que cette idée d'un bien général soit si valable que ça, ce dont je doute parfois ?)
je n'ai pas de solution

c'est quand même grosso modo LE problème de toute proposition politique
(donc si la réponse n'est pas convaincante, ce n'est pas la faute deu mec de PP, mais parce qu'il est très difficile d'en donner une autre et que nous sommes là au coeur d'un problème fondamental)