Démissionner de la SACEM (facile ?) -Acte I-
Publié : 19 sept. 2005, 17:14
Salut vous tous !
Je suis en phase de contacts avec la SACEM pour mon éventuelle démission.
Je dis "éventuelle", parce que si jamais la SACEM me verse les droit qu'elle me doit peut-être, j'y réfléchirai à deux fois. Explications :
historique :
-j'ai commencé à mettre ma musique en ligne sur FranceMP3.com et sur Vitaminic.fr en 99-2000, et j'ai été téléchargé/écouté environ 80 000 fois (quatre vingt mille) sur ces sites.
-2 de mes chansons sont sur deux compil étudiantes tirées à 1000 exemplaires environ et vendues à la FNAC de Toulouse.
Bien entendu, je n'ai jamais reçu un seul centime de la SACEM.
La suite :
-j'ai dans la tête de nouvelles chansons que je compte bien enregistrer et diffuser via le ouaibe, par mon site ou d'autres, libres également. Chose impossible en étant à la SACEM.
L'action : j'ai donc passé 2 coups de fils à la SACEM :
-Le premier pour demander des comptes et savoir si oui ou non, la SACEM et les sites franceMP3 et Vitaminic ont un accord permettant de rémunérer leurs artistes téléchargés, comme ils l'affirmaient. Réponse positive. Ce n'est à priori pas normal que je n'aie rien reçu. Je viens donc d'envoyer un courrier pour une demande de régularisation, et je compte bien appeler son destinataire dès la semaine prochaine pour lui coller un peu la pression (voir acte II)
-Le deuxième pour demander la procédure de démission au service juridique. Et là, surprise. Je suis tombé sur une charmante jeune fille en mission à la SACEM (donc pas bridée par son employeur) qui m'a dit les choses suivantes :
-je ne suis absolument pas le seul à faire cette demande de démission pour pouvoirêtre diffusé librement sur le net.
-il y a un écart de quelques générations entre le conseil d'administration de la SACEM et l'ensemble du personnel, et les vieux du conseil sont complètement largués côté nouvelles technologies. Ce qui explique assez la grosse inertie pour prendre des décisions vis à vis du P2P ou des musiques libres.
-techniquement, ils sont incapables pour l'instant de répartir les droits des artistes pour le ouaibe.
-enfin, pour démissionner la procédure est simple : faire un courrier (pas nécessaire qu'il soit en recommandé) précisant les raisons de la démission, et demander texto de "démissionner au titre du droit d'exécution publique et du droit de reproduction mécanique, et à titre exceptionnel et dérogatoire, sans préavis". Il semble également préférable de préciser que cette démission n'est pas pour aller voir ailleurs (dans une autre société de droits, étrangère), mais uniquement pour pouvoir diffuser librement sa musique.
D'ou une première question : le système Creative Commons est-il considéré comme une autre société de gestion des droits ???
Ci-dessous mon courrier de démission. Je vous donnerai les résultats la semaine prochaine, dans l'acte II.
------------------------------
Madame, Monsieur,
Je ne suis pas un véritable artiste. Je fais de la musique par passion, et je n'ai pas besoin de la musique pour vivre. Toutefois, certaines de mes compositions ont été remarquées par des professionnels, et ont été éditées sur des compilations étudiantes, et c'est pour cette principale raison que je me suis inscrit à la SACEM.
J'ai eu entre 1998 et 2002 une très belle « carrière » sur Internet via les sites FranceMP3.com et Vitaminic.fr, sur lesquels j'ai été téléchargé quelques 80 000 fois (quatre vingt mille !).
Je souhaiterai maintenant reprendre mes activités musicales et diffuser mes oeuvres via mon site personnel et d'autres sites de diffusion de musique libre.
J'ai découvert qu'il me fallait payer la SACEM pour diffuser ma propre musique sur Internet, alors que vous ne m'avez jamais rien versé suite à ces mêmes diffusions. Cela m'est tout simplement impossible et inacceptable. Je me suis également rendu compte que je ne pouvais pas être diffusé sur les sites dit « libres » en raison de mon affiliation à la SACEM.
Je réalise donc que le fait d'être membre de la SACEM ne m'apporte que des inconvénients, et me bride dans ma création et dans la diffusion de ma musique.
C'est pourquoi je vous présente par ce courrier ma démission au titre du droit d'exécution publique et du droit de reproduction mécanique, et à titre exceptionnel et dérogatoire, sans préavis.
Dans l'attente de votre réponse, je vous prie de croire en mes sincères salutations.
Je suis en phase de contacts avec la SACEM pour mon éventuelle démission.
Je dis "éventuelle", parce que si jamais la SACEM me verse les droit qu'elle me doit peut-être, j'y réfléchirai à deux fois. Explications :
historique :
-j'ai commencé à mettre ma musique en ligne sur FranceMP3.com et sur Vitaminic.fr en 99-2000, et j'ai été téléchargé/écouté environ 80 000 fois (quatre vingt mille) sur ces sites.
-2 de mes chansons sont sur deux compil étudiantes tirées à 1000 exemplaires environ et vendues à la FNAC de Toulouse.
Bien entendu, je n'ai jamais reçu un seul centime de la SACEM.
La suite :
-j'ai dans la tête de nouvelles chansons que je compte bien enregistrer et diffuser via le ouaibe, par mon site ou d'autres, libres également. Chose impossible en étant à la SACEM.
L'action : j'ai donc passé 2 coups de fils à la SACEM :
-Le premier pour demander des comptes et savoir si oui ou non, la SACEM et les sites franceMP3 et Vitaminic ont un accord permettant de rémunérer leurs artistes téléchargés, comme ils l'affirmaient. Réponse positive. Ce n'est à priori pas normal que je n'aie rien reçu. Je viens donc d'envoyer un courrier pour une demande de régularisation, et je compte bien appeler son destinataire dès la semaine prochaine pour lui coller un peu la pression (voir acte II)
-Le deuxième pour demander la procédure de démission au service juridique. Et là, surprise. Je suis tombé sur une charmante jeune fille en mission à la SACEM (donc pas bridée par son employeur) qui m'a dit les choses suivantes :
-je ne suis absolument pas le seul à faire cette demande de démission pour pouvoirêtre diffusé librement sur le net.
-il y a un écart de quelques générations entre le conseil d'administration de la SACEM et l'ensemble du personnel, et les vieux du conseil sont complètement largués côté nouvelles technologies. Ce qui explique assez la grosse inertie pour prendre des décisions vis à vis du P2P ou des musiques libres.
-techniquement, ils sont incapables pour l'instant de répartir les droits des artistes pour le ouaibe.
-enfin, pour démissionner la procédure est simple : faire un courrier (pas nécessaire qu'il soit en recommandé) précisant les raisons de la démission, et demander texto de "démissionner au titre du droit d'exécution publique et du droit de reproduction mécanique, et à titre exceptionnel et dérogatoire, sans préavis". Il semble également préférable de préciser que cette démission n'est pas pour aller voir ailleurs (dans une autre société de droits, étrangère), mais uniquement pour pouvoir diffuser librement sa musique.
D'ou une première question : le système Creative Commons est-il considéré comme une autre société de gestion des droits ???
Ci-dessous mon courrier de démission. Je vous donnerai les résultats la semaine prochaine, dans l'acte II.
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Madame, Monsieur,
Je ne suis pas un véritable artiste. Je fais de la musique par passion, et je n'ai pas besoin de la musique pour vivre. Toutefois, certaines de mes compositions ont été remarquées par des professionnels, et ont été éditées sur des compilations étudiantes, et c'est pour cette principale raison que je me suis inscrit à la SACEM.
J'ai eu entre 1998 et 2002 une très belle « carrière » sur Internet via les sites FranceMP3.com et Vitaminic.fr, sur lesquels j'ai été téléchargé quelques 80 000 fois (quatre vingt mille !).
Je souhaiterai maintenant reprendre mes activités musicales et diffuser mes oeuvres via mon site personnel et d'autres sites de diffusion de musique libre.
J'ai découvert qu'il me fallait payer la SACEM pour diffuser ma propre musique sur Internet, alors que vous ne m'avez jamais rien versé suite à ces mêmes diffusions. Cela m'est tout simplement impossible et inacceptable. Je me suis également rendu compte que je ne pouvais pas être diffusé sur les sites dit « libres » en raison de mon affiliation à la SACEM.
Je réalise donc que le fait d'être membre de la SACEM ne m'apporte que des inconvénients, et me bride dans ma création et dans la diffusion de ma musique.
C'est pourquoi je vous présente par ce courrier ma démission au titre du droit d'exécution publique et du droit de reproduction mécanique, et à titre exceptionnel et dérogatoire, sans préavis.
Dans l'attente de votre réponse, je vous prie de croire en mes sincères salutations.