La valeur marchande de la musique
Publié : 14 févr. 2012, 21:13
Salut par là 
j'ai fait une tentative pour exprimer mon point de vue sur ce sujet, dans un autre thread, ce qui m'a valu une étiquette de méchant capitaliste qui s'ignore (enfin c'est ce que j'ai cru comprendre). Quoi qu'il soit, et plutôt que de répondre dans le thread en question (au sujet d'une charte), je préfère ouvrir un nouveau sujet car je pense qu'il y a beaucoup à dire là-dessus.
Je commence donc par préciser un peu ce que j'ai voulu exprimer, avec cette tournure certes un peu débile d' "économie artificielle". Comme quoi les mots qu'on utilise c'est important, puisque je serais en vrai bien incapable de donner une définition formelle de ce qui est artificiel et ce qui ne l'est pas. Mais là n'est pas le débat, donc.
Commençons par un petit retour en arrière... de quelques décennies. fut un temps où pour produire et rendre disponible une copie d'un enregistrement audio, il fallait quasiment être un homme en provenance directe du future. Il fallait être un ingénieur capable de manier des machineries complexes et coûteuses. Il fallait non seulement disposer d'un matériel très cher mais aussi être capable de l'utiliser, sans compter ensuite le réseau de relations commerciales nécessaires à la diffusion. Car chaque étape de la diffusion reposant aussi sur des machines complexes et hors de coût, tous ce matos n'intéressait à l'époque que des organisations qui ne pouvaient envisager de les utiliser qu'à condition d'en tirer un bénéfice. ne serait-ce que pour en amortir le coût initial et celui, ensuite, de la production (les ingés chargés de faire fonctionner le bordel).
Et du coté des "consommateurs" les choses étaient alors simples : cette industrie étant seule capable de produire et de diffuser, soit ils passaient par elle, soit ils se passaient simplement de leur copie audio. Y'avait bien sûr aussi le marché noir, mais qu'il soit noir ou pas, c'était la même machinerie, les même besoins en expertise et en relations d'experts (...). Et j'allais donc dire "naturellement" ^^ cette industrie avait une valeur : celle d'avoir la capacité de produire et de diffuser des copies.
Et donc à l'époque ça avait un sens de payer pour une copie. Parce que cette copie avait, "naturellement", une valeur marchande forte.
Back to the future, c'est à dire de nos jours, la copie, c'est peanuts à produire. ça coûte que dalle et un gamin de 10 ans peut en faire une en 2 secondes. La valeur "naturelle" marchande de la copie... on va dire elle a beaucoup changé.
En gros pour résumer ce que j'ai en tête, là : avant, il fallait fournir un effort pour créer des copies. De nos jours, c'est pour empêcher la prolifération des copies qu'il faut en fournir, des efforts.
On parle plus de production mais de répression
Et c'est ça, aujourd'hui, la valeur marchande de la zic. enfin... la valeur des copies audio (parce que la zic n'existe bien heureusement pas que dans les copies audio). Les copies audio de nos jour sont chères et on une valeur marchande parce que des gens fournissent des efforts pour créer une rareté qui sans eux n’existerait pas.
Alors quand on me parle de pauvre artiste arnaqué parce qu'on lui propose une presta de répression qui lui permettra d'être payé au lance pierre, ben bof... ça m'ennuie pas plus que ça.
edit : je veux dire pour l'artiste, ça m'ennuie pas plus que ça, hein. par contre la presta de répression, elle, m'ennuie pas mal.
j'ai fait une tentative pour exprimer mon point de vue sur ce sujet, dans un autre thread, ce qui m'a valu une étiquette de méchant capitaliste qui s'ignore (enfin c'est ce que j'ai cru comprendre). Quoi qu'il soit, et plutôt que de répondre dans le thread en question (au sujet d'une charte), je préfère ouvrir un nouveau sujet car je pense qu'il y a beaucoup à dire là-dessus.
Je commence donc par préciser un peu ce que j'ai voulu exprimer, avec cette tournure certes un peu débile d' "économie artificielle". Comme quoi les mots qu'on utilise c'est important, puisque je serais en vrai bien incapable de donner une définition formelle de ce qui est artificiel et ce qui ne l'est pas. Mais là n'est pas le débat, donc.
Commençons par un petit retour en arrière... de quelques décennies. fut un temps où pour produire et rendre disponible une copie d'un enregistrement audio, il fallait quasiment être un homme en provenance directe du future. Il fallait être un ingénieur capable de manier des machineries complexes et coûteuses. Il fallait non seulement disposer d'un matériel très cher mais aussi être capable de l'utiliser, sans compter ensuite le réseau de relations commerciales nécessaires à la diffusion. Car chaque étape de la diffusion reposant aussi sur des machines complexes et hors de coût, tous ce matos n'intéressait à l'époque que des organisations qui ne pouvaient envisager de les utiliser qu'à condition d'en tirer un bénéfice. ne serait-ce que pour en amortir le coût initial et celui, ensuite, de la production (les ingés chargés de faire fonctionner le bordel).
Et du coté des "consommateurs" les choses étaient alors simples : cette industrie étant seule capable de produire et de diffuser, soit ils passaient par elle, soit ils se passaient simplement de leur copie audio. Y'avait bien sûr aussi le marché noir, mais qu'il soit noir ou pas, c'était la même machinerie, les même besoins en expertise et en relations d'experts (...). Et j'allais donc dire "naturellement" ^^ cette industrie avait une valeur : celle d'avoir la capacité de produire et de diffuser des copies.
Et donc à l'époque ça avait un sens de payer pour une copie. Parce que cette copie avait, "naturellement", une valeur marchande forte.
Back to the future, c'est à dire de nos jours, la copie, c'est peanuts à produire. ça coûte que dalle et un gamin de 10 ans peut en faire une en 2 secondes. La valeur "naturelle" marchande de la copie... on va dire elle a beaucoup changé.
En gros pour résumer ce que j'ai en tête, là : avant, il fallait fournir un effort pour créer des copies. De nos jours, c'est pour empêcher la prolifération des copies qu'il faut en fournir, des efforts.
On parle plus de production mais de répression
Et c'est ça, aujourd'hui, la valeur marchande de la zic. enfin... la valeur des copies audio (parce que la zic n'existe bien heureusement pas que dans les copies audio). Les copies audio de nos jour sont chères et on une valeur marchande parce que des gens fournissent des efforts pour créer une rareté qui sans eux n’existerait pas.
Alors quand on me parle de pauvre artiste arnaqué parce qu'on lui propose une presta de répression qui lui permettra d'être payé au lance pierre, ben bof... ça m'ennuie pas plus que ça.
edit : je veux dire pour l'artiste, ça m'ennuie pas plus que ça, hein. par contre la presta de répression, elle, m'ennuie pas mal.