Okay. Alors, d'abord, peut-être le savez-vous, complètement par surprise, pas du tout au planning, un "First Since Jura" a déboulé, car Le morse des mers m'a fait l'honneur de faire la basse (& les kilomètres), donc Fairy Tales (Songs for Johnny) arrive plus lentement que prévu. Crem Road aura des sorties pour le Netlabel Day 2023 (chuuuuuuut, faut pas le dire) ; cependant, concernant Fairy Tales, ça dépendra, s'il grandi assez pour faire un maxi ou un EP au minimum, on le bouclera à cette occasion. S'il reste à l'état de single, il continuera paisiblement à grandir post-Day !
Mais donc, les choses avancent, et les notables incluent
-le titre d'ouverture est pour ainsi dire entièrement composé, et ça commence à faire pas mal de mois
-une session home studio guitares/basse/chant va se faire vite. Ce soir premières prises probables
-un batteur m'a dégoté (où l'inverse), le By-Nc-Sa lui va, le "faut du vite fait" tout autant, j'espère bien qu'il acceptera d'être crédité assez haut dans la hiérarchie des crédits divers, je pense au titre de la piste, mais ça ce sera selon ses choix !
Ceci n'est pas le thème de ce message, qui est d'expliciter le "Songs for Johnny" en sous titre.
Déjà il faut que j'indique que les Johnny existent dans ma vraie vie. Pour être exact, j'en ai connu trois. Pour être exact, tous ont été de bons potes. Ce point est accessoire mais nécessaire à préciser.
Mais ce qui compte ici c'est la notion de "Johnny" dans la mythologie Me In The Bath !
Ça a commencé très tôt dans le projet ! Dès Liquid Soap (2011) donc, avec Right Plot. Dans Right Plot, en début de chanson, Johnny est l'interlocuteur, le référent... Mais au fil du texte et comme les choses se dégradent, Johnny devient le soutien du narrateur, physiquement même sur la dernière phrase, puisque Johnny le maintient pour ne pas qu'il s'effondre sur le sol.
Par la suite, et dans Still Living Creature, qui est un projet "solo/solo", qui est électro, Hey Johnny permet au Johnny archétypique de revenir faire un bonjour. C'est un morceau instrumental, donc le seul sens à trouver se trouve dans les deux mots du titre, mais qui présagent déjà de l'avenir du concept "Johnny" pour la suite, car, Johnny commence à muter, à devenir "l'autre" de manière générale, et dans ce cas précis, juste, on lui fait un "coucou" ("hey").
Pour digresser un peu, comme un bon ami m'a dit, "tu fais ta musique d'abord pour toi-même, ensuite, s'il y en a pour écouter, tant mieux"... Et ça correspondait assez à ce que je fais ! Même, je fais exactement la musique que j'ai envie d'écouter, et ensuite, je l'écoute, et énormément, au point que je finis par m'auto-influencer. Mon but évidemment est de finir par m'auto-influencer à un point tel que je devienne la seule personne capable d'écouter ma musique. J'en suis encore loin (heureusement pour vous).
Mais avec Johnny dans les parages, je veux faire autre chose, vaguement. Johnny, de l'interlocuteur au soutien, de "l'autre" en général, a fait un petit détour par la case, non pas "soutien", mais, "en besoin de soutien" ! Et donc mentalement dans ma représentation, est devenu un peu un raccourci pour dire "l'auditeur" ; celui pour qui je fais la musique ; c'est mon idée pour cet album, je veux le faire pour m'adresser, à les "Johnny", à l'auditoire ; en continuant à faire la musique que je veux écouter, pour moi même ! Mais en gardant dans un coin de mon esprit la personne qui écoutera.
D'où ce Fairy Tales (Songs for Johnny) ; en espérant que les Johnny divers, dans ma définition "auditeurs, à l'écoute", ben... Écouteront (pour pas mal de gens je me fais pas de soucis

ils/elles écouteront).
Fin de l'explication, bientôt du son !