Je profite de ce topic pour réagir à ce que je lis un peu partout en ce moment,
c'est en bloc, une petite réflexion...
Si c'est déplacé, modération, et poubelle
[La civilisation economique face à la loi:]
Le légilslateur se doit de légiférer dans l'interêt du plus grand nombre, enfin en théorie dans une société dite "civilisée" ce dont on peut douter parfois.
Aujourd'hui il legifere dans l'interet du la plus grande surface financière tout simplement parce que son interrêt est naturellement dans sa réélection et il faut beaucoup d'argent pour celà et de solides alliances.
Dans ce contexte le CPI ne peut que devenir à terme le Code de la Propriété Industrielle.
Je n'entends pas là faire le procès de l'industrie , il faut bien de l'industrie pour répondre à certains besoins, je rappelle au passage que sans elle,il me serait impossible d'ecrire ce texte , puisque tout ce que j'utilise pour m'exprimer vient ou est développé par l'industrie (internet, ordinateur, electricite ect).
Un des aspects importants est que l' on a remplacé les intellectuels et les philosophes par des "capitaines d'industre" et quand on demande à un gars comme ça d'organiser la société il l'organise comme une entreprise , il sait pas faire autre chose.
Si on demande à un intellectuel, un penseur donc, il fera un truc abstrait et complètement en dehors de la réalité, une vue de l'esprit, parce qu'il ne sait pas faire autre chose.
On a simplement oublié qu'un point millieu est toujours nécessaire à l'equilibre des relations humaines .
Mais pour y parvenir il est necessaire d'avoir un esprit suffisament ouvert pour intégrer les deux points de vue, et en sortir une synthèse juste, ce que la pluspart des acteurs "responsables" de notre civilisaiton n'ont pas ou plus.
[La propriété intellectuelle ]
Le CPI aurait du rester un fondement général de la propriété intellectuelle,
et non un catalogue déclinant des droits adaptés à chacuns des lobbies les plus entreprenants avec une dérivation pour l'un , un amendement pour l'autre, un droit voisin pour le troisemme, et pouquoi pas un droit self service sur ebay au plus offrant pendant qu'on y est ?
Les juristes quand à eux ne se prononceront jamais si il n'y a pas jurisprudence, ou comment faire de la loi une somme d'exceptions devenant règle d'usage
quelquefoirs en totale opposition au fondement général et initial des textes.
Pour ce qui concerne LAL et CC , la guéguerre des intégristes des deux bord doit beaucoup amuser les lobbies industriels regroupés en syndicats justement.
Elle ne me fait pas rire du tout!
Un peu de convergence voire d'union dans tout ça ne ferait de mal à personne, même si ce sont deux modes de licences différents, ok, oui, c'est entendu.
Il est urgent que l'ensemble des acteurs de ce mouvement commencent à faire front dans ce contexte, afin de demander comme tout lobby qui se respecte l'inscription au CPI de ces licences, c'est à dire la reconnaissance officielle, legale et définitive de la gestion individuelle des droits au même titre que la gestion collective et c'est fondamental.
D'autant plus que malgré les aménagement tordus du code, c'est bien la gestion individuelle le fondement du texte.
Il n'y a malheureusement pas d'alternative possible , parce que sans masse critique suffisament importante pour faire pression sur le législateur, point de salut.
Ce que je crains , c'est que le ministre de la culture et ses amis législateurs finissent bien par orienter le CPI de manière à rendre illégales les licences LAL et CC , et à ce moment là tout le monde aura perdu.
C'est quand même un tentinet plus important que de savoir si LAL = CC SA trucmuche ou l'inverse!
Ce n'est pas qu'il faille absolument tout simplifier pour mettre tout le monde dans un moule contrainiant avec une super licence mais au contraire laisser un peu vivre les artistes et leur offrir le choix de diffuser comme il l'entendent.
C'est la liberté de choisir son mode de licence qui importe, de vendre ou non ses oeuvres , de confier leur gestion à un organisme ou de l'assumer individuellement.
Il n'y a aucune raison valable de refuser une cohabitation pacifique entre les différents modes de gestion et de difffusion des oeuvres, d'un côté comme de l'autre.
On ne peut ramener la chose artistique à un contexte purement économique ou une guerre de pouvoir entre quelques uns, ce serait considérer l'art comme un produit
et non comme une des expressions essentielles de l'âme humaine.
Je respecte celui qui demande une contrepartie financière à la diffusion de ses oeuvres au même titre que celui qui a choisis de rien demander à personne et diffuser librementses oeuvres.
Pourquoi forcer d'un côté les gens à acheter une oeuvre ou à l'opposée les forcer à la recevoir gratuitement en les empêchant de donner à leur tour une contreparte à l'artiste ?
Où est la contradiction ?
La seule contradiction c'est ceux qui se prétendent défenseurs et représentants de tous les artistes et qui en fait ne font que vivre aux crochets d'un système établi, ceux
là je ne peux pas les respecter.
De même que ceux qui font du mouvement "libre" un dogme au sein duquel les artistes qui ne siuvent pas la ligne du parti sont considérés comme hérétiques et excomuniés sur le champ.
(Les vendus de la clause NC).
Je suis un artiste qui diffuse sous CC BY NC ND et je peux être amené à faire des reprises en concert de titres sacémisés de temps en temps parce qu'ils me plaisent,
et qu'ils entrent dans ma culture musicale, donc je suis un hérétique doublé d'un espion à la solde des lobbies industriels ??
Dois-je me suicider tout de suite ou serais je fusillé par les uns ou les autres ?
Tout ça est bien ridicule.
L'industrie est incapable de produire des oeuvres non formattées du fait de ses contraintes structurelles et les artistes autoproduits incapables de produire des oeuvres industrielles pour les mêmes raisons.
Chacun peut trouver sa place , du moment que tout le monde se respecte .
[L'idée:]
Après ,de savoir si une oeuvre d'art (ou une idée) n'est plus la propriété de l'auteur du moment qu'elle est portée à la connaissance de tous, c'est un fait d'usage établit et c'est bien pour ça que le domaine public existe quelque part.(même si il faut attendre 70 ans).
On pourrait à l'extrème avancer que "l'idée" est commune à l'humanité au travers de l'inconscient collectif, peut on dans ce cas réellement en qualifier la propriété?
Mais on ne peut reprocher à un auteur de vouloir de son vivant garder la paternité de l'idée qu'il a ecprimé et d'en gérer son mode de diffusion, c'est plutot sympa de la lui laisser,
En fait , il n'est pas à l'origine de l'idée mais il l'a exprimée avant les autres ou en même temps.
Après , les ayants droits, ect , c'est de l'aménagement , c'est de l'economie.
Ne rentrons pas dans le totalitarisme qui consite à dire que ce que l'on pense ne nous appartient pas, celà appartient au moins à notre réalité subjective.
Parce que je pourrais opposer furtivement que tant que l'on ne saura pas ce qui déclenche l'idée (incoscient, saut quantique, insight) on pourra toujours se faire
des idées sur les idées et leurs propriétaires respectifs.
Parce qu'avant d'avancer des certitudes sur le processus de formation et d'appartition d'une idée et sa conséquence légale dans l'appropriation de celle-ci ou non,
il faut aller au fond des choses, ce que personne ne fait à ce jour sérieusement de mon point de vue, le CPI en est un pietre reflet.
A qui appartien le saut quantique ? certainemant pas au domaine public, ni à l'auteur, ça nous dépasse completement.
Alors, il faut bien mettre une limite socialement raisonable et compréhensible par tous, un équilibre juste , faute de savoir absolut et autant que cette limite soit la plus "libre" possible, indépendament de toute considération économique, cela va de soi.
Bonne Zike à tous,
Christophe E.