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''L'age de peer'': esclavage 2.0

Discussions sur ce qui se passe dans le monde de l'industrie du disque.
jackf
Messages : 54
Inscription : 28 déc. 2005, 13:51

Re: ''L'age de peer'': esclavage 2.0

Message par jackf »

Virgo a écrit :
Virgo a écrit : Pour moi la pub utilise notamment l'art et l'artiste peut lui-même se servir de la pub. Il suffit, par exemple, d'examiner le parcours d'un Andy Warhol pour s'en convaincre.
;-)
Au départ Warhol s'est servi de l'imagerie publicitaire et de celle des magazines people de son époque en temps que matériau pour mieux détourner le sens des images d’une société de consommation, les icônes du cinéma comme Marilyn deviennent de purs produits reproductibles destinés au consommateur etc.... (mais son attitude est plus qu’ambigue)
Dire que Wahrol a fait de la pub est totalement abusif. Il a bien sûr été récupéré par les publicitaires qui n’ont pas manqué d’amalgamer à leur avantage art et publicité.

La pub a toujours récupéré l’art en le singeant, (Magritte a été l’artiste le plus pillé par la pub) ça ne veut pas dire que la pub puisse être considéré comme de l’art. (je me répète)

Une artiste comme Barbara Kruger utilise aussi le langage graphique de la propagande publicitaire et des médias en détournant et rendant visible l'aspect souvent totalitaire de ceux ci (de manière dirrecte et avec moins de cynisme qu’andy Wahrol)
http://www.pbs.org/art21/slideshow/popup.php?slide=541
Vigo, ce n'est pas parce qu'un artiste se sert de la pub comme d'un "materiau" que la pub devient de l'art.

Donc............ la dérive et la confusion continue je vois, (au sujet de l’art et de la pub, ci dessus)
mais ce n’est pas étonnant car cette inversion des valeurs a un réel rapport avec le débat dans la mesure il se produit actuellement et de plus en plus souvent un glissement sémantique du terme usuel «d’Artiste » (comme le faisait remarquer Dana dans un de ses essais) :
Que des chanteurs de Karaoké à la télé soient aujourd’hui des artistes, ou bien encore dans le monde de l’art contemporain quand des fonctionnaires commissaires d' expos se prennent ouvertement pour de (super) artistes dans la mesure ou ils mettent en scène, commandent les œuvres d'artistes et ordonnent un tout, l’expo étant considérée ici comme une sur-œuvre.

Dans cette logique de glissement sémantique et de détournement du statut artistique,
et selon (entre autres) les idées de l’âge de peer pointées par Pola.k, les fans, le public, les auditeurs pourront eux aussi réclamer ce statut d’artistes dans la mesure ou (dans ce système) l’artiste n’existe pas sans eux, et que « l’artiste » est ce que le public veut qu’il soit.

Dans cette lignée star-accadémicienne implacable, L’auteur Alban Martin devrait donc modifier son ouvrage en fonction de nos remarques, afin que son produit culturel soit en parfaite adéquation avec les attentes des diverses sensibilités du public.

Comme Pola je pense qu’il est urgent de repérer et dénoncer ce type de dérives et d’usurpations.
altf4
Messages : 321
Inscription : 13 août 2005, 22:09

Re: ''L'age de peer'': esclavage 2.0

Message par altf4 »

Vous confondez "Art" et "Artisanat"...
Mankind_concept
Messages : 1367
Inscription : 01 janv. 2006, 19:58

Re: ''L'age de peer'': esclavage 2.0

Message par Mankind_concept »

Jackf,
Effectivement la discussion dérive...

Je trouve intéressant que l'on puisse avoir une définition de l'art et des artistes... Il en existerait donc des vrais et des faux, des sérieux (l'élite) et des clown, ceux qui sont sur Jamendo (ouvre un post sur Jamendo m'as tu conseillé plus haut) et ceux qui sont ailleurs, ceux qui sont libres et ceux qui sont dans les majors,...

Je suis d'accord avec beaucoup d'idées que vous (les 3 de MCP) avancez, mais je n'aime pas la manière... Vous avez raison, les autres ont tord et qui plus est, ce sont des clown.
On revient à un certain de post de Pola ailleurs (là ou il ne faut pas aller) sur les bons et les méchants (c'était un autre sujet situé anatomiquement plus bas...).

Votre vision manichéennes est par moment simpliste et votre attitude hautaine.

On peut discuter avec d'autres quand on est tolérant et respectueux des avis d'autrui.

Je le reconnais, ce post ne fait pas vraiment avancer le débat... Tant pis !
altf4
Messages : 321
Inscription : 13 août 2005, 22:09

Re: ''L'age de peer'': esclavage 2.0

Message par altf4 »

Une chose qui est sûr c'est que comme il le dit dans le titre, parler du gratuit va lui rapporter gros...ça me rappelle la bonne vieille arnaque du bouquin qui disait : "Comment devenir riche en 2 leçons", tu ouvres le livre et le gars te dit : "1 : ecrivez un bouquin qui dit comment devenir riche, 2 : vendez le"
En plus la polémique va lui faire de la pub et il va toucher 2 sortes de personnes : ceux qui sont pour le libre et qui vont l'acheter et/ou le lire pour mieux dire que "il abuse de dire des trucs comme ça" ou un autre truc plus tolerant ou moins et ceux qui n'y connaissent que dalle qui veulent en savoir plus.
Virgo
Messages : 146
Inscription : 03 sept. 2004, 12:09

Re: ''L'age de peer'': esclavage 2.0

Message par Virgo »

Par Ozoir ! On se calme ! :shock:

Merci d'éviter de me faire dire ce que je ne dis pas !
jackf a écrit :Alors si c'est ça ta définition de l'art, alors tout métier sans exception est de l'art...
Ce n'est pas ma définition de l'art, c'est une définition de l'art parmi d'autres possibles et qui ne me semble ni plus ni moins valable.

Personnellement je ne me sens pas apte à définir ce qu'est l'art et je me trouverais fort culoté d'oser prétendre y parvenir. J'ai bien une certaine idée de l'art mais elle évolue avec le temps.
jackf a écrit :Le problème est qu'actuellement tout le monde réclame son petit statut d'artiste, ce qui fait que dans le langage commun, ce mot ne veut plus rien dire.
Dans ma conception actuelle de l'art, la personne qui crée (ou plus excatement, qui reproduit quelque chose ou le met en valeur avec un caractère, un style qui lui est propre) est un artiste et donc je place par exemple un dessin d'enfant dans la catégorie "art" au même titre qu'un tableau de Picasso.
Après, l'évaluation de l'oeuvre produite étant une chose très subjective, je ne conçois pas comme aberrante une position qui consisterait à attribuer une valeur plus grande au dessin du petit enfant plutôt qu'au tableau du "maître".
Je ne fais pas mienne une conception de l'art que je considère comme élitiste, même s'il me semble comprendre en partie la démarche des personnes qui le conçoivent ainsi.
jackf a écrit :Dire que Wahrol a fait de la pub est totalement abusif.
Vraiment ?

J'ai pourtant cru lire qu'il avait démarré sa carrière dans la pub, pour ensuite s'en détacher quelque peu certes (ce que je n'ai nullement contesté).

Cette citation du principal intéressé vaut d'ailleurs le détour à ce sujet :

« J'ai commencé comme artiste commercial et je veux terminer comme artiste d'affaires. »

Sources :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Andy_Warhol

Ihttp://www.artcult.com/warhol.htm
jackf a écrit :Vigo, ce n'est pas parce qu'un artiste se sert de la pub comme d'un "materiau" que la pub devient de l'art.
Bon alors moi c'est Virgo d'abord hein ?! Avec un r comme dans art par exemple. ;-)

Là encore j'ai l'impression que mes propos sont mal interprétés.

Je n'ai pas dit que c'est le fait qu'un artiste utilise la pub comme "matériau" qui pourrait amener à considérer la pub comme un art. J'ai voulu simplement montrer qu'il ya de l'art dans la pub et de la pub dans l'art, puis j'ai enchaîné avec une définition de l'art qui peut amener à considérer que la pub est un art (sous-entendu donc : elle est un art d'un certain point de vue, celui retenu par une certaine définition de l'art).
Selon l'acception de l'art que j'ai retenue pour mon exemple, la pub serait en fait l'art de séduire un acheteur potentiel pour l'inciter à acheter.

Pour ce qui est de la suite de ton post, je ne me sens pas concerné par la confusion que tu as cru déceler chez moi, ni même atteint d'une quelconque inversion des valeurs. Grand bien leur fasse si certaines valeurs sont renversées, écorchées, virées de leur piédestal poussiéreux ou simplement remises à leur juste place : celle de concept défini et expérimenté par l'humain.

Toutefois, s'agissant du "statut artistique", je serais sincèrement intéressé de savoir ce que tu désignes par là.

Je crois que l'art est un terme très polysémique et aux contours assez imprécis ce qui fait que l'on peut retenir des définitions radicalement opposées ou, du moins, assez éloignées l'une de l'autre.

A cela peuvent se mêler les dimensions éthique et morale qui sont elles-mêmes le sujet de bien des débats.

C'est pourquoi je ne m'étonne pas d'avoir pu être mal compris bien que notre éthique personnelle par rapport à l'art, et plus précisément la musique, me semble proche.

Moi non plus je ne suis par exemple pas fan de la Star Ac' ni de la récupération de l'art par la pub.

J'avoue même avoir une certaine aversion pour l'art considéré en tant que marchandise. Ceci dit ce n'est pas pour autant que je m'efforcerais d'en dégoûter les autres (Attention ! je ne dis pas ni ne sous-entend que c'est ce que tu fais toi ! J'apporte simplement là une précision me concernant moi).

Ce que j'ai simplement voulu montrer, en fait, c'est qu'il existe d'autres conceptions de l'art que celles que j'ai cru déceler ici ou là et qu'elles ne sont pas moins valables si on prend en considération la très grande subjectivité de l'art.
altf4 a écrit :Vous confondez "Art" et "Artisanat"...
De fait, art et artisanat ont longtemps été confondus et considérer l'art comme séparé de l'artisanat est un phénomène récent dans l'histoire de l'humanité.

Cette relation entre art et artisanat est simplement pour moi l'une des nombreuses facettes de l'art. Là encore, aucune confusion de ma part il me semble.
altf4
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Inscription : 13 août 2005, 22:09

Re: ''L'age de peer'': esclavage 2.0

Message par altf4 »

Oui c'est une vieille bataille et je me suis retrouvé confronté à un artisan qui disait faire de l'art un jour et ça m'a vraiment enervé (il avait un discours absolument insupportable), j'en ai gardé cette virulence vis à vis de l'artisanat même si j'avoue que certaine chaises sont très belle (même certains buffets et autres commodes).
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aisyk
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Re: ''L'age de peer'': esclavage 2.0

Message par aisyk »

Je ne sais pas si cela vous en dit, mais on pourrait donner quelques grandes caractéristiques qui feraient qu'une oeuvre, un objet, une création appartiennent à cette définition qui nous semble bien vaste, floue et abstraite qu'est l'art.


A mon sens l'art :
-Se doit d'emettre un message, un avis, une vision pour signifier quelque chose.
-Se doit de provoquer des réactions.
-Se doit d'être le résultat d'une démarche.
-Doit se suffire à lui même pour se donner de la valeur.

...voilà, permiers jets, j'oublie certainement des trucs...


Sinon, pour revenir au sujet principal, c'est dommage qu'Alban ne réponde plus sur le forum...
Mankind_concept
Messages : 1367
Inscription : 01 janv. 2006, 19:58

Re: ''L'age de peer'': esclavage 2.0

Message par Mankind_concept »

Aisyk a écrit : Sinon, pour revenir au sujet principal, c'est dommage qu'Alban ne réponde plus sur le forum...
On peut lui demander de revenir ?
alban
Messages : 4
Inscription : 21 oct. 2006, 19:48

Re: ''L'age de peer'': esclavage 2.0

Message par alban »

Hum, je suis dans les parages les amis, vous vous doutez bien que votre réflexion m'enrichit également, et je trouve qu'on retombe sur des questions connexes au livre, et j'aimerais bien sûr avoir vraiment votre avis...

Alors, du coup, pour que tout le monde ait globalement le même niveau d'information, je vais copier coller la conclusion du livre, ci-dessous (chose assez horrible pour un auteur, mais bon, sachez que derrière ces "conclusions", il y a un raisonnement complet, et pas mal d'années de reflexion).

Une promesse par contre en échange de cette initiative singulière, lisez bien jusqu'au bout, et ne portez pas de jugement hatif sur le début...

A vous de lire, et de juger alors...


CONCLUSION



Le cinéma, tout comme la musique, commence à tirer les leçons des activités de Pair à Pair, pour sans doute entrer dans un nouvel équilibre avec le public, et surtout le marché. Le Président de Sony Pictures Digital, Yair Landau, le montre bien à travers sa réponse à la question : « Qu’est-ce qu’Hollywood a appris au travers des problèmes rencontrés par la filière musicale, qui a passé des années à lutter contre le téléchargement illégal, au lieu de permettre à ses clients de le faire facilement légalement ? »

En effet, il répond que « la leçon la plus importante à mes yeux est que nous devons accepter le fait que les nouvelles technologies donnent un nouveau pouvoir aux consommateurs ; nous devons nous y adapter, et répondre réellement aux besoins qu’ils émettent. » .

Cette déclaration nous éclaire ainsi sur le conflit qui s’est cristallisé autour du téléchargement, notamment aux Etat-Unis : Le peer to peer est en effet un signal fort émis par les consommateurs. L’entreprise qui l’ignore ne respecte pas les règles du marché, et ne doit pas s’attendre à voir le marché respecter les règles !

Les frontières du divertissement vont donc être soumises à cette réorganisation dont les contours seront définis par les clients eux-mêmes ; Sony, présent dans le domaine musical via BMG-Sony Music, dans le cinéma en outre via les studios Columbia Pictures, et dans les jeux vidéos via la Playstation, illustre les challenges de ce nouveau métier. Le discours tenu à Tokyo le 20 février 2005 par son président, Nobuyuki Idei est le suivant :

« Il ne faut pas interdire à quelqu’un de passer une musique à un ami, c’est tout naturel, mais il faut pouvoir récupérer de l’argent à chaque transfert (...) Il faut dans le même temps faire en sorte de rendre ces échanges légaux en trouvant un moyen de faire payer les internautes. Une fois ce système mis en œuvre, il faudra encourager les échanges.»

Les échanges de contenus évoqués par le PDG de Sony ne sont qu’une matérialisation des activités de Pair à Pair au sens large. Ces activités sont aussi riches que les recommandations, la formation de communautés, ou encore la création collaborative. L’industrie du divertissement pourrait en profiter en se considérant elle-même comme un « pair », plutôt que comme une donneuse de leçon. Elle s’intégrerait ainsi dans cet univers qu’aujourd’hui elle néglige ou marginalise en partie. La co-création est le moyen d’y arriver.

Est-ce le seul ? Les œuvres artistiques devront-elles être, à l’avenir, collaboratives ? Tout artiste devra-t-il accepter, pour gagner sa vie, d’interagir avec son public pour adapter ses idées et son inspiration au besoin du moment ? La réponse est clairement non. Cela irait à l’encontre même de ce qui donne sa valeur au travail artistique, à savoir l’instinct, et surtout une création d’abord pour soi-même . Certains pourraient même aller jusqu’à dire que l’art doit exister pour lui-même, sans avoir aucune autre fonction, ou inspiration de plaire à quiconque. N’oublions pas qu’il est d’abord et avant tout un exercice personnel et subjectif.

Comment alors concilier cette vision artistique de la musique, du cinéma, et des jeux-vidéos, avec la co-création d’expériences divertissantes ? En personnalisant tout ce qu’il y a autour de l’œuvre, l’environnement, ses extensions, sa manière d’être apréciée, consommée. Gardons bien en tête que la personnalisation peut consister simplement en une partie de la relation à l’œuvre : sa distribution, sa diffusion, son usage, et pas forcément sa conception.

On peut alors légitimement s’interroger sur ce qui sera, demain, considéré comme des initiatives personnelles, ou bien des initiatives incluses dans un système économique ? Le droit d’auteur, avec ses revenus dérivés, forme cette barrière symbolique entre les deux univers. Mais si, dans un futur proche, nous avions tous écrit un livre, remixé une musique, monté un film, ou participé au développement d’un jeu vidéo ? Qui serait alors vraiment auteur, inspirateur, ou simplement copieur ? Ne doit-on pas voir ici le signe d’un changement de paradigme économique ?

Pour Laurence Allard et Olivier Blondeau, enseignant à Lille-III et spécialistes des nouvelles technologies, « Les publics jouent un rôle de plus en plus important dans l'économie de la création (…) On assiste à la démocratisation de la fonction d'auteur. Les définitions de l'oeuvre et de la propriété intellectuelle, héritées du XIXe siècle, doivent être repensées. »

Au-delà de ces questions juridiques, c’est bien la reconnaissance de la création personnelle qui est en jeu. Le consommateur, le public, le fan, vous, moi, pouvons, à notre échelle, créer un contenu ou une expérience qui resistera peut-être au passage du temps. Ne pas reconnaître cette création, cette richesse, c’est priver la majeure partie des individus de l’accès à un épanouissement individuel, un accomplissement de soi. Pourquoi la société devrait-elle réserver l’accès à la vie éternelle, à la renommée qui défie le temps, à une mince partie d’élus ? Alors que nous avons des outils à notre disposition pour permettre à tout un chacun de dépasser sa condition de simple mortel ? Laissez-nous créer, marquer le monde de notre empreinte, et surtout nous inspirer des plus grands pour nous élever vers le haut !

Le philosophe Pascal considérait le divertissement comme la manifestation de la peur de la mort, et donc comme un signe de faiblesse humaine. Pour lui, les hommes se divertissent pour ne pas ressentir leur profonde solitude, et la vanité de leur condition. Pour moi, j’y vois plutôt l’opportunité de créer pour dépasser notre destinée de simple mortel, en laissant une trace de notre passage parmi les vivants.
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dj3c1t
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Inscription : 05 nov. 2005, 22:35

Re: ''L'age de peer'': esclavage 2.0

Message par dj3c1t »

Bonjour !

Un petit mot pour réagir à la dernière partie de cette conclusion (la première traite de sujets bien trop étranges pour mon cerveau un peu cramé...).

Et donc, l'art... c'est trop d'la balle !
( :wink: ça faisait longtemps)

bon, plus sérieusement. Entièrement d'accord sur le fait que nous ayons tous droit à notre "part d'imortalité". J'aime bien l'idée que chacun de nous puisse être un artiste, à sa façon, et contribue ainsi à cette immense synphonie collective... Mais il y a encore pas si longtemps, seuls quelques "élus" laissaient effectivement une "trace" de leur contribution.

Les choses ont cependant changé. J'en veux pour preuve... moi !
j'ai composé mes morceaux, je les ai enregistrés moi-même et je les publie maintenant sur le www. Je veux dire: les moyens de production, et maintenant de publication sont de plus en plus accéssibles, pour tout le monde. Il s'agit bien, à mon avis, et comme le disent Laurence Allard et Olivier Blondeau, d'une "démocratisation de la fonction d'auteur".

ça veut pas dire que j'ai un fan club, ni que ça me rapporte de l'argent.
juste pour dire que j'ai gravé quelques Mo, ici et là, sur le www, avec mes morceaux.
voilà. je sais pas si j'ai atteint l'immortalité, mais qui sais... Autant, en l'An 35448742154, si Internet existe encore, si les protocoles restent compatibles, si les humains ont toujours ce sens qui leur permet d'entendre (ça fait beaucoup de "si", mais bon...), et bien autant, en l'An 35448742154, y'a un type qui écoute un de mes morceaux.

C'est peut-être pour ça que je fais de la musique. A vrai dire, je sais pas pourquoi je fais de la musique. L'explication la plus honête que j'ai pu trouver jusqu'à aujourd'hui, c'est tout simplement parce que ça me plait. J'ai jamais vraiment essayé d'en vivre alors je passe sûrement à coté d'autres motivations (je m'empresse d'ajouter ici que je n'ai aucun apriori sur ces motivations que je connais pas et qui peuvent être tout à fait louables, pour ce que j'en sais...).

Bref, tout ça pour dire que si un jour l'un d'entre vous a en même temps l'opportunité et l'envie de gagner sa vie en faisant de la musique, alors je lui souhaite de réussir, que ce soit grâce à Internet, grâce à un économiste ingénieux, à une équipe marketing compétente, à son talent ou peut-être juste grâce à la chance...
...
Quoi qu'il en soit, je vous souhaite bonne zic à tous !
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