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Comment se faire un nom dans le milieu musical ?
Re: Comment se faire un nom dans le milieu musical ?
j'adore cette chanson
(la zique est excellente aussi)
(la zique est excellente aussi)
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francois35420
- Messages : 21
- Inscription : 16 sept. 2006, 13:16
Re: Comment se faire un nom dans le milieu musical ?
Merci à tous pour vos messages très constructifs. Si certains d'entre vous sont libres pour ce débat, c'est avec plaisir que je vous recevrai.
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headphoner
- Messages : 9
- Inscription : 04 juin 2006, 16:14
Re: Comment se faire un nom dans le milieu musical ?
je me fais un "non"!
- incaudavenenum
- Messages : 843
- Inscription : 18 mai 2006, 21:07
Re: Comment se faire un nom dans le milieu musical ?
"Se faire un nom", c'est gagne-petit : pourquoi un seul ?
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psychoslave
- Messages : 106
- Inscription : 05 déc. 2006, 16:02
Re: Comment se faire un nom dans le milieu musical ?
Constructif, effectivement c'est le mot qui me viens également. Décidément, je trouve très intéressantes et enrichissantes les quelques conversations (peu nombreuses pour l'instant) que j'ai pu avoir sur ce forum. 
Peut être, mais je pense que derrière se semblant de vague, il y a quelque chose de précis.
L'art je crois que c'est une image, qui à la base est la projection d'un sentiment, là où dans d'autres domaines de l'intellect on projette la pensée d'un concept plus précis et moins encré à des expériences personnelles.
Étant donné cette définition, en laquelle je crois, je pense que la qualité d'une oeuvre d'art est dépendante de sa capacité à exprimer le sentiment qui l'a inspiré.
Bien sûr, comme on l'aura si bien dit, une oeuvre d'art peut être créer juste dans le but d'émouvoir le public, sans qu'elle fut inspiré par aucun sentiment qu'elle semble retranscrire. Cela s'explique bien si on garde cette définition de l'art comme image (projection d'un objet, la pensé, plus précisément un sentiment). Une image peut en effet sembler refléter un objet, sans que l'objet qu'on pense qu'il reflète existe.
Finalement en travaillant uniquement une image, on peut arriver à faire croire que ce qu'il y a derrière cette image est bien le reflet de l'objet de nos fantasmes, alors que rien même d'approchant de cet objet n'existe en fait.
Ça rejoint peut être un peu également cette histoire d'illusionniste, mais le public amha est dans sa grande majorité, dupe de l'illusion. Pour se rendre compte du truchement, il faut avoir un certain point de vue, exactement comme pour un tour de magie qui selon l'angle où l'on voie le prestidigitateur exécuter son tour, celui-ci peut sembler convaincant où totalement ridicule car on voie l'astuce utilisée.
Finalement tout cela m'amène à me demander, la musique, si elle peut ne pas être la projection de sentiments, est-elle toujours nécessairement une oeuvre d'art?
C'est une question avec un parti pris sans doute, en fait il faudrait déjà que chacun commence par se demander ce qu'est une oeuvre d'art pour lui. Étant donné ma définition d'une oeuvre d'art, une musique n'est pas nécessairement une oeuvre d'art en fait.
Je sais je m'éloigne un peut du sujet, mais après tout, avant de vouloir «se faire un nom dans la musique», il pourrait être intéressant sur le pourquoi d'une telle volonté.
Parce que la juste valeur justement, elle n'existe que dans le regard de l'autre.
Peut être, mais je pense que derrière se semblant de vague, il y a quelque chose de précis.
L'art je crois que c'est une image, qui à la base est la projection d'un sentiment, là où dans d'autres domaines de l'intellect on projette la pensée d'un concept plus précis et moins encré à des expériences personnelles.
Étant donné cette définition, en laquelle je crois, je pense que la qualité d'une oeuvre d'art est dépendante de sa capacité à exprimer le sentiment qui l'a inspiré.
Bien sûr, comme on l'aura si bien dit, une oeuvre d'art peut être créer juste dans le but d'émouvoir le public, sans qu'elle fut inspiré par aucun sentiment qu'elle semble retranscrire. Cela s'explique bien si on garde cette définition de l'art comme image (projection d'un objet, la pensé, plus précisément un sentiment). Une image peut en effet sembler refléter un objet, sans que l'objet qu'on pense qu'il reflète existe.
Finalement en travaillant uniquement une image, on peut arriver à faire croire que ce qu'il y a derrière cette image est bien le reflet de l'objet de nos fantasmes, alors que rien même d'approchant de cet objet n'existe en fait.
Ça rejoint peut être un peu également cette histoire d'illusionniste, mais le public amha est dans sa grande majorité, dupe de l'illusion. Pour se rendre compte du truchement, il faut avoir un certain point de vue, exactement comme pour un tour de magie qui selon l'angle où l'on voie le prestidigitateur exécuter son tour, celui-ci peut sembler convaincant où totalement ridicule car on voie l'astuce utilisée.
Finalement tout cela m'amène à me demander, la musique, si elle peut ne pas être la projection de sentiments, est-elle toujours nécessairement une oeuvre d'art?
C'est une question avec un parti pris sans doute, en fait il faudrait déjà que chacun commence par se demander ce qu'est une oeuvre d'art pour lui. Étant donné ma définition d'une oeuvre d'art, une musique n'est pas nécessairement une oeuvre d'art en fait.
Je sais je m'éloigne un peut du sujet, mais après tout, avant de vouloir «se faire un nom dans la musique», il pourrait être intéressant sur le pourquoi d'une telle volonté.
Re: Comment se faire un nom dans le milieu musical ?
oui certes psycho
cela renvoie au fond à la manièe dont on appréhende ce qu'on appele "l'art" ce qu'on met là dessous, quels objets le concept d'art est censé "subsumer" (rendre compte).
Les discussions là dessus sont en général compliquées et rendues parfois incompréhensibles par le fait que nous avons tendance à confondre deux manières au moins de parler d'oeuvre d'art.
1° je dirais la manière anthropologique : on peut considérer avec une certaine neutralité, en suspendant tout jugement, que tous les objets produits par l'homme et dont la finalité ne s'épuise pas dans l'usage, la consommation, c'est-à-dire qu'il reste quelque chose qu'on pourrait appeler un effet symbolique, peuvent être considérées comme de l'art. Ainsi, des objets rituels, des masques, des totems, des tableaux, des sculptures, des morceaux de musique, etc.. tous ces objets se caractérisent en ce qu'ils ne sont pas réductibles à des objets de consommation : dès lors ils sont porteurs d'une charge symbolique, et créateur de valeurs (morales, politques, ésthétiques, héroiques, etc..). La question alors est de savoir dans quelle mesure un objet qui aurait été créé par un auteur complètement ignorant des mondes de l'art, par exemple un artiste brut ou outsider, un homme qui n'aurait pas connaissance des us et coutumes de la civilisation occidentale, pourrait être considéré toutefois comme une oeuvre d'art ? Ou pour le dire plus radicalement, est-ce que l'art constitue une propriété essentielle d'un objet ? ou bien : est-ce que ce qu'un objet quelconque devient une oeuvre d'art à partir du moment où sont repérées des intentions des motivations artistiques (aussi bien dans la création que dans la réception etc..) ? Et autre problème : l'art contemporain notamment, mais aussi des tas d'anthroplogues et de penseurs, style par exemple barthes, ont proposé que des objets du quotidien puissent être apréhendés dans leur fonction symbolique (et pas seulement utilitaire si je puis dire) et ça culmine avec les mouvements artistiques qui font de la vie même une oeuvre d'art.. Du coup..
2° on confond l'objet avec la supposée valeur artistique. Dire : voilà ça c'est de l'art, il y a des musiques qui sont de l'art d'autres qui n'en sont pas, c'est faire appel à un raisonnement tautologique : c'est de l'art, parce que c'est de l'art, parce que je lui accorde cette valeur. Nous croyons parler de l'oeuvre ou de l'objet quand en réalité nous ne faisons qu'exposer un système de valeurs qui nous est propre. C'est le cas par exemple de l'histoire de l'art ou des mondes de l'art qui ne se pose pas la question de savoir ce que c'est que l'art, mais décrit au fond un système de valeur. C'est vrai aussi des jurys institutionnels ou autres quand ils décident d'accorder telle ou telle aide à tel ou tel artiste au prétexte que son travail corresponde à ce qu'ils attendent de l'art. C'est la pensée du style Finkielkraut ça, dans son machin La Défaite de la pensée (1987) (un truc assez ringard à mon avis)
Bref, tout cela est bien compliqué. Moi je veux bien continuer la causerie, mais va falloir faire de la phisosophie là
cela renvoie au fond à la manièe dont on appréhende ce qu'on appele "l'art" ce qu'on met là dessous, quels objets le concept d'art est censé "subsumer" (rendre compte).
Les discussions là dessus sont en général compliquées et rendues parfois incompréhensibles par le fait que nous avons tendance à confondre deux manières au moins de parler d'oeuvre d'art.
1° je dirais la manière anthropologique : on peut considérer avec une certaine neutralité, en suspendant tout jugement, que tous les objets produits par l'homme et dont la finalité ne s'épuise pas dans l'usage, la consommation, c'est-à-dire qu'il reste quelque chose qu'on pourrait appeler un effet symbolique, peuvent être considérées comme de l'art. Ainsi, des objets rituels, des masques, des totems, des tableaux, des sculptures, des morceaux de musique, etc.. tous ces objets se caractérisent en ce qu'ils ne sont pas réductibles à des objets de consommation : dès lors ils sont porteurs d'une charge symbolique, et créateur de valeurs (morales, politques, ésthétiques, héroiques, etc..). La question alors est de savoir dans quelle mesure un objet qui aurait été créé par un auteur complètement ignorant des mondes de l'art, par exemple un artiste brut ou outsider, un homme qui n'aurait pas connaissance des us et coutumes de la civilisation occidentale, pourrait être considéré toutefois comme une oeuvre d'art ? Ou pour le dire plus radicalement, est-ce que l'art constitue une propriété essentielle d'un objet ? ou bien : est-ce que ce qu'un objet quelconque devient une oeuvre d'art à partir du moment où sont repérées des intentions des motivations artistiques (aussi bien dans la création que dans la réception etc..) ? Et autre problème : l'art contemporain notamment, mais aussi des tas d'anthroplogues et de penseurs, style par exemple barthes, ont proposé que des objets du quotidien puissent être apréhendés dans leur fonction symbolique (et pas seulement utilitaire si je puis dire) et ça culmine avec les mouvements artistiques qui font de la vie même une oeuvre d'art.. Du coup..
2° on confond l'objet avec la supposée valeur artistique. Dire : voilà ça c'est de l'art, il y a des musiques qui sont de l'art d'autres qui n'en sont pas, c'est faire appel à un raisonnement tautologique : c'est de l'art, parce que c'est de l'art, parce que je lui accorde cette valeur. Nous croyons parler de l'oeuvre ou de l'objet quand en réalité nous ne faisons qu'exposer un système de valeurs qui nous est propre. C'est le cas par exemple de l'histoire de l'art ou des mondes de l'art qui ne se pose pas la question de savoir ce que c'est que l'art, mais décrit au fond un système de valeur. C'est vrai aussi des jurys institutionnels ou autres quand ils décident d'accorder telle ou telle aide à tel ou tel artiste au prétexte que son travail corresponde à ce qu'ils attendent de l'art. C'est la pensée du style Finkielkraut ça, dans son machin La Défaite de la pensée (1987) (un truc assez ringard à mon avis)
Bref, tout cela est bien compliqué. Moi je veux bien continuer la causerie, mais va falloir faire de la phisosophie là
Re: Comment se faire un nom dans le milieu musical ?
il suffit de savoir utiliser mspaint...


Re: Comment se faire un nom dans le milieu musical ?
ben oui tbls, on peut aussi faire des dessins plutôt que de la philo c'est sûr
et ton dessin a le mérite de situer les choses : le nom est toujours un habit que l'on endosse pour un certain milieu (et j'ajouterai que l'on endosse pour ou contre son gré, par exemple, le nom que la mère ou le père donne à l'enfant etc..). La question qui préoccupe certains ici c'est alors, mais où est la "personne", l'auteur, le noyau de l'identité là dedans. etc.. Question naîve mais vitale.
si j'osais j'inscrirai un signe du style "sujet barré" à la place de "nom" dans ton dessin : le nom (d'artiste) tient lieu du sujet (ce que michel serres appelait la lieutenance, mot assez génial), de représentation (forcément partielle). etc.
et ton dessin a le mérite de situer les choses : le nom est toujours un habit que l'on endosse pour un certain milieu (et j'ajouterai que l'on endosse pour ou contre son gré, par exemple, le nom que la mère ou le père donne à l'enfant etc..). La question qui préoccupe certains ici c'est alors, mais où est la "personne", l'auteur, le noyau de l'identité là dedans. etc.. Question naîve mais vitale.
si j'osais j'inscrirai un signe du style "sujet barré" à la place de "nom" dans ton dessin : le nom (d'artiste) tient lieu du sujet (ce que michel serres appelait la lieutenance, mot assez génial), de représentation (forcément partielle). etc.
Re: Comment se faire un nom dans le milieu musical ?
ou ça :

En fait pour bien faire, il faudrait que chaque "un nom" soit différent. Mais si tout ces "un nom" ont la même démarche on en revient au dessin.

En fait pour bien faire, il faudrait que chaque "un nom" soit différent. Mais si tout ces "un nom" ont la même démarche on en revient au dessin.
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psychoslave
- Messages : 106
- Inscription : 05 déc. 2006, 16:02
Re: Comment se faire un nom dans le milieu musical ?
Oui dana ça peut peut être partir dans la réflexion philosophique, mais comme une civilisation suit des mouvements philosophiques, finalement cela à une incidence sur notre société.
Ce que tu dis dans ton 1° est fort intéressant. Bon je me décide finalement à regarder ce que le TLF a à dire sur l'art
Dans l'art, moi je recherche plutôt la transmission de sentiments, c'est quand même bien moins vaste.
Bon sinon merci thierry de toujours être là pour rehausser le niveau. Ça me fait penser à un tes morceaux tiens...
Ce que tu dis dans ton 1° est fort intéressant. Bon je me décide finalement à regarder ce que le TLF a à dire sur l'art
C'est très vaste, énorme je dirais même. Vu comme ça c'est sûr que même le fait de vivre en exécutant consciemment un procédé quelconque fait de ce procédé un art. Par extension, avoir conscience de vivre, c'est un art, l'art de vivre. \o/TLF a écrit : Ensemble de moyens, de procédés conscients par lesquels l'homme tend à une certaine fin, cherche à atteindre un certain résultat
Dans l'art, moi je recherche plutôt la transmission de sentiments, c'est quand même bien moins vaste.
Je campe ma position que je ne pense pas être une tautologie : c'est de l'art, parce que cela transcrit un sentiment, une émotion de l'auteur (qu'il y ai un public ou non). De la musique, on peut programmer un ordinateur pour en produire (de manière pseudo-aléatoire par exemple), de l'art, non.voilà ça c'est de l'art, il y a des musiques qui sont de l'art d'autres qui n'en sont pas, c'est faire appel à un raisonnement tautologique : c'est de l'art, parce que c'est de l'art, parce que je lui accorde cette valeur.
Bon sinon merci thierry de toujours être là pour rehausser le niveau. Ça me fait penser à un tes morceaux tiens...