Ce que je trouve un tentinet gênant dans cette belle initiative, c'est que si des artistes ayant apposé une clause NC sur certains de leurs titres sont diffusés, ils doivent normalement signer un contrat directement avec le diffuseur, j'espere que c'est le cas, puis qu'il y a bien négoce commercial entre le diffuseur et les annonceurs basé sur la mise à disposition des oeuvres pour le public.
Je ne parle même pas des droits sur la diffusion de leurs titres qui seront abusivement perçus par la société d'auteur comme tu l'expliques, alors qu'ils n'en sont pas sociétaires.
Toutefois, pour un peu plus de visibilité on peut aussi renoncer à faire respecter les LLD....
Mais le vrai problème , c'est comme d'habitude la fâcheuse tendance à mélager les contenus, sans aucune différence pour l'internaute entre du copyright, de la gestion collective (sacem,gemma) et de la libre diffusion.
Déja que pas grand monde connait le libre, on finira par noyer le truc dans la masse et hop, le tour est joué.
Mais c'est de bonne guerre puisque de grands illustres prédécesseurs comme monespace ou tontube ou la vidéojournalière (j'ai pas écrit de gros mot là),on ouvert la voie sans être trop inquiétés, voire même avec force réclame de la part de certains.
Par contre faudrait tout de même que les journalistes (sérieux) se posent la question plutôt que de relayer ça:
"Par cet accord, on jette les fondations du développement légal de la musique à la demande"
c'est vrai qu'avant eux, aucun autre site ne proposait du téléchargement légal...
Et tout contenu musical qui ne fait pas partie du catalogue d'une société de gestion collective n'existe pas...
Et nous on est des fantômes érrants au milieu du vide numérique, coincés en boucle dans un commutateur réseau déconnecté depuis 1000 ans.
Bonne zike à tous
