Pensez vous que cette démarche pourrait être courante?
courante je ne sais pas, mais réservée à un certain nombre d'artiste, et certainement pas au plus grand nombre
Je renvoie encore au livre de Menger, Portrait de l'artiste en travailleur, qui perçoit ce changement de paradigme (c'était il y a quelques années) dans les nouvellles pratiques artistiques professionnelles. L'artiste comme micro entreprise etc. Il faudrait que je le relise, j'avais été assez critique dans la dissémination au sujet de ce livre.
Ce que tu dis Eisse , c'est comme si on poussait l'indépendance d'un cran supplémentaire. À la limite, ce que sont plus ou moins en train de faire (mais c'est très relatif) certaines stars du show bizz (radiohead, madonna, Barbara Hendricks etc.), c'est-à-dire se fonder en société indépendante. C'est en quelque sorte l'autoproduction envisagé comme bisness modèle

marrant non ?
Dans la pratique je voudrais quand même rappeler un truc : il est fréquent dans les relations entre les petits labels et les artistes disons à notre niveau, que l'artiste finance tout ou partie de la production de ses disques. Le label n'étant plus alors dans certains cas qu'un "carnet d'adresses". Parce que par exemple l'artiste est plus riche que le label ..
L'apport d'un label ou d'un collectif, ça se mesure au cas par cas.
Je pense aussi à l'exemple tout à fait opposé, dont les gens d'antisociale je crois on parlé ici il y a quelques jours, où c'est le label qui récupère tous les revenus de concerts et els redistribue aux artistes (avec le problème de sortir des sous du compte d'une asso, ce qui ne va pas de soi juridiquement)
Bon.Je prends l'exemple de mon futur prochain scud. J'espère avoir les sous pour financer la totalité de la prod moi-même. J'y tiens parce que j'ai envie d'être le seul maître à bord (ce qui ne pose aucun problème avec les labels susceptibles d'accueillir cette musique.) Alors pourquoi pas monter un entreprise individuelle à partir de là ? (J'en ai déjà une, je vais pas en rajouter rien que pour la paperasse, mais un autre pourrait l'envisager
Maintenant, si les labels existent c'est aussi pour les gens qui n'ont pas une thunes (et on ne parle pas assez du rôle sociel de certains labels hein .. qui se retrouvent avec une floppée d'artistes au RMI

. Ces derniers sont de fait dépendants financièrement. Je ne vois que l'intérêt qu'ils auraient à créer une micro, sinon à se donner l'illusion d'un supplément d'indépendance.
Que manquerait il pour que cela marche?
Si les lois relatives aux mirco entreprises dont ont parlé taro et ysa dans l'autre post sont effectivement appliquées, je pense que ça devrait marcher.
La culture y gagnerait elle?
Je ne réponds pas quand je lis le mot "culture' dans une phrase
