en fait je me demande si c'est ça que le rédacteur de l'avis avait en tête en causant de marché perturbé.
ou autre chose
c'est bizarre
d'ailleurs la structure grammaticale de ce passage me parait assez douteuse
Considérant que, quand bien même la SACEM et la SPRE ne rendraient pas compte aux auteurs et artistes-interprètes de la réalité des perceptions qu’elles opèrent, cette situation relèverait d’une éventuelle méconnaissance des engagements contractuels existant entre ces personnes et lesdites sociétés ; que, sauf à ce que soit rapportée la preuve de la perturbation d’un marché, ce qui n’est pas le cas, le problème ainsi soulevé n’entre pas dans le champ de compétence du Conseil ;
je l'ai relu plusieurs fois en souligant en jaune et vert les connecteurs logiques, les conjonctions de subordination, les sèmes restricteurs, etc.
je comprends vraiment pas
rien que ça :
sauf à ce que soit rapportée la preuve de la perturbation d’un marché, ce qui n’est pas le cas
on peut remplacer par une phrase de ce genre
"sauf à ce que preuve soit faite que le chat a mangé la souris, ce qui n'est pas le cas"
heu ?
à quoi bon un appel à la preuve alors pusique de toutes façons on peut être assuré à les en croire que : "ce n'est pas le cas"
car de deux choses l'une :
ou bien le chat a mangé la souris (et si c 'est le cas alors on doit bien en avoir la preuve)
ou bien il ne l'a pas mangé (et comment le saurais-je si je ne suis pas capable d'en fournir une preuve ?)
il reste la possibilité que la seconde partie de la proposition "ce qui n'est pas le cas" relève de l'intime conviction des auteurs
mais que vient faire alors cet appel à la preuve s'il s'agit d'une conviction ?
car si un quidam arrivait alors en apportant la preuve que le chat a en fait mangé la souris (en montrant par exemple les selles du félin et la queue de la souris mal digérée qui subsisterait en icelle - hum) quel serait l'avis des auteurs qui prétendaient autrefois que "ce n'est pas le cas"
c'est là un problème philosophique fondamental :
la certitude peut-elle se passer de preuve (qu'on l'exhibe ou non)
est-ce que "être certain de " ne suppose pas "structurellement et logiquement" qu'on prétende être capable de fournir une preuve (que ce soit le cas ou non d'ailleurs peu importe, l'essentiel étant qu'on le prétende implicitement)
je ne sais pas si je me fais ben comprendre
mais en fait
on s'en fout
c'était juste question de jouer un poil (de chat ou de souris)