Je ne vois pas bien où le thread est poubelle. Il est partis d'un endroit et a prit d'autres chemins comme dans toute conversation normale.
Lasp a écrit :
Autant écrire pour soi même, en égoiste, au moins il y aura une personne de satisfaite.
Jugement de valeur encore ou alors c'est mal exprimé, je ne sais pas.

Dans un autre thread parallèle à celui-ci, on a déterminé deux types d'être humains "faisant" de l'art :
1) L'artiste, celui qui émet, exprime, sans tenir compte de rien d'autre que ce qu'il exprime à un instant T, celui-là n'est assujettis à aucune contigence économique, il fait ce qu'il veut, et il n'a cure qu'un public X ou Y aime ou n'aime pas ce qu'il fait. C'est ce que tu dois qualifier d'égoïsme. Ensuite, rien n'empêche le marché de le rattraper plus tard de son vivant mais bien plus souvent une fois mort.
2)L'artisan/artiste, un être qui met son savoir-faire au service du commerce et qui est sous la directe influence du marché. Celui-là, cherche à plaire, c'est la condition sinequanon de la réussite économique. Celui-là, n'a pas trop intérêt à se risquer à trop surprendre car surprendre c'est changer les règles qui ont plu à son publique. Le commerce est basé non sur la "vraie" nouveauté mais sur une forme de régularité. L'objectif étant de rassurer le consommateur dans un monde où parallèlement on lui vend le sentiment d'insécurité. Donc naturellement, le consommateur va là où il est en terrain connu et dans l'art-business, c'est la même chose.
Régulièrement on nous vend de la fausse nouveauté, c'es-à-dire qu'on nous change l'emballage de quelque chose de déja ancien et éprouvé. Ainsi on rompt la monotonie qui nuis aussi au commerce.
Lasp a écrit aussi ;
Je rajouterais que le temps que l'auteur (musique ou autre, j'aime pas trop dire artiste) évolue, le publique évolue aussi. Si l'on considère qu'a un instant T l'auteur a réussi a séduire un certain publique, alors pour le garder, il a tout intérêt à arriver à le surprendre.
Oui certainement mais pas aussi vite que tu sembles le sous-entendre car le public est influencé par les massmedias qui sont eux-mêmes trés en retard sur beaucoup de choses. Notamment en matière nouveaux courants culturels. Dans les massemedias on est dans le consensus car dans le commerce de la publicité.
On cherche à fidéliser en quantité et pour ça on ne peut pas risquer de prises de positions radicales. Donc on reste dans le connu.
Je rajouterais que le public ne peut pas être plus informé que ses moyens d'information ne le lui permettent.
Lasp a écrit encore :
A T + 1, le publique aura assimilé la méthode, les règles d'écriture. Il sera famillier avec le language de l'auteur, puisqu'entre 2 oeuvre il aura eu le temps de prendre du recul.
Donc évoluer, jouer avec ses propres règles, c'est ce qui titille les neurones. Et si le business effectivement à toujours du retard par rapport à l'oeuvre, je ne suis pas sur que le publique rechigne à l'effort.
Je ne sais plus de quoi tu parles à ce moment-là.
Du fan, de l'esthète, de qui ?
Notre société est abreuvée en permanence de starlettes-étoiles filantes à durée de vie trés limité. Les auteurs qui durent sont de moins en moins nombreux.
Qui peut se familiarisé avec le langage d'un autre dans une société où on invite en permanence chacun à développer son individualité comme si c'était la seule chose importante à faire ?
Qui passe du temps à s'intéresser aux autres et surtout, qui a le temps ?
Ca rejoint l'idée du mythe porteur développée par Braindamage et l'acquisition par le public de l'artiste par le biais des objets-signes qui le concerne. Ca rejoint aussi l'idée de Pola K comme quoi il est plus facile d'acquérir Iggy que de devenir Iggy. Le sujet n'étant pas Iggy mais ce qu'il représente en tant qu'icone. Aujoud'hui, au temps de la rapidité et de l'acquisition que l'on nous vend comme étant sans limite, il est plus facile d'avoir que d'être.
J'entends bien ton discours mais en ce qui me concerne, je n'observe pas ce que tu écris dans ma vie de tous les jours.
J'observe l'uniformisation, la multiplication des apparences pour une même idée, le truc étant en gros de nous vendre plusieurs objets ou symboles exactement identiques mais cachés sous la cosmétique du marketing. L'effort dont je parle n'a rien à voir avec la vision pétainniste de notre gouvernement par rapport à ce qui semble être devenu la seule vertu de l'être humain en France : le travail.
Non je parle de capacité à la réflexion, à la critique, à pousser les idées dans les extrèmes, à discuter, à prendre du recul, à édifier des modes de raisonnement par la réflexion collective, entre autre, ce que nous faison en ce moment.
Ca non plus, je ne l'observe pas, ce que j'observe par contre, c'st une difficulté à parler d'autres choses que des lieux communs véhiculés par les medias de masse et repris à bon compte par une bonne partie de la population.