Aisyk a écrit :Ce ne sont pas des contrats de cession de droits, ce sont des contractualisations temporaires entre un auteur et un usager. L'auteur ne cède pas ses droits de représentation, de copie... il accorde une autorisation pour la représentation, la copie dans des cadres précis (commercial ou pas, modification ou pas...). De ce fait, le contrat, non inhérent à l'œuvre mais à une autorisation, peut être appliqué à différents contextes.
CC-FR a écrit :On peut qualifier ces offres de contrats à exécution successive et de concession de droit d’usage. Elles sont fournies à titre d’information gratuitement par Creative Commons et n’impliquent aucun transfert des droits de propriété intellectuelle (2). Elles ne peuvent donc pas être qualifiées de vente ou de cession.
Source :
http://fr.creativecommons.org/FAQjuridiques.htm
Oui, bon, on v pas discuter des heures, mais :
-d'une part le fait que la licence ne soit pas un contrat de cession de droits sur une œuvre mais une contractualisation des utilisations possibles d'une œuvre (ou concession de droit d'usage) n'implique en rien, mais alors rien, le fait que le dit-contrat ne soit plus inhérent à l'œuvre.
Je crois que c'est le mot inhérent qui est confusant dans le cas : parce qu'on dit ordinairement que les droits moraux sont inhérents à l'œuvre, on entend à travers cette inhérence l'aspect inaliénable. C'est aller au delà du sens réel du mot, qui ne dit pas autre chose que "nécessairement relatif à" ou mieux "nécessairement lié à".
La licence est un contrat d'exécution nécessairement lié à l'œuvre, qui n'existe pas en dehors de l'œuvre dont il est l'objet, et donc inhérent à l'œuvre. Mais pas inaliénable, là dessus on est d'accord. (cf droit de retrait).
- d'autre part et en outre, ben si, les cc sont juridiquement des contrats de cession de droit : Le simple fait de dire "je donne à l'utilisateur le droit de… ( copier mon skud, le jouer en public ou se torcher avec la pochette…)" est de facto une cession de droit, et sa simple mention un contrat de cession de droit.*
Et là, la confusion vient du fait que tu dois savoir que dans le droit d'auteur, d'une part les droits moraux sont incessibles et ne peuvent faire l'objet d'un contrat de cession, d'autre part les droits patrimoniaux ne peuvent être cédés de façon totale et définitive, la cession doit être obligatoirement limitée soit dans le temps, soit dans son objet, soit dans son cadre.
Cela n'empêche pas la conclusion de contrats de cession (appelés au choix contrats de cession de droits ou contrats de concessions de droits, c'est kif kif) qui définissent justement le cadre, l'objet et la durée de la cession.
Dans le cas des cc, il y a d'une part une limitation de temps (matérialisée par le droit de retrait), d'autre part une ou des limitations de cadre, en fonction du choix de la licence (utilsiation comemrciale ou pas, etc…)
Dans le dit le texte que tu cites : "contrat de concession de droit d'usage" est un intitulé qui a pour mérite le fait de clarifier d'emblée les limites dans lequel s'incrit le "contrat de cession".
Un peu comme quand un "contrat de vente d'usufruit" précise les limites du "contrat de vente" qu'il définit, ça n'en reste pas moins un contrat de vente.
Et enfin, quand CC termine en disant "Elles (les
offres de contrat)ne peuvent donc pas être qualifiées de vente ou de cession.", le sujet est
les offres de contrat fournies gratuitement par Créative Commons" : cela veut dire que quand tu prends un contrat
offert gratuitement par Créative Commons, tu ne vends ni ne cède tes droits à Créative Commons, l'association.
C'est encore précisé juste avant par : "Elles sont fournies à titre d’information gratuitement par Creative Commons et n’impliquent aucun transfert des droits de propriété intellectuelle"
(transfert à Créative Commons, l'asso)
Par contre, quand tu utilises une licence (un des contrat offert gratuitement), tu conclus bel et bien un contrat de cession de droit précis et limité avec l'utilisateur.
wala. Je pinaille, mais faut être précis.
* et dans ce cas, la seule obligation pour que ce contrat soit valide, c'est une limitation quelconque de temps, d'objet ou de cadre, comme dit précédemment.